Résumé de la séance
- L'opposition a interrogé le premier ministre lors de six échanges sur la taille du déficit actuel et l'absence de garde-fous fiscaux, citant les déclarations du directeur parlementaire du budget selon lesquelles 'le déficit sera absolument plus élevé' et 'le marché du travail est mauvais'; le gouvernement a refusé de divulguer un chiffre et a renvoyé au budget du 4 novembre.
- Le Bloc québécois a contesté la démarche apparente du gouvernement de soumettre l'utilisation de la disposition de dérogation à la Cour suprême du Canada, Blanchet soutenant que cela menaçait le consensus québécois sur la laïcité et la protection de la langue française; Carney a répondu que la question relevait de la Cour.
- Les échanges sur la sécurité publique ont porté sur la réforme de la mise en liberté sous caution et de la détermination des peines; le ministre de la Justice a indiqué que la législation à venir renforcerait les conditions de cautionnement pour les récidivistes violents, imposerait des peines plus sévères et limiterait les ordonnances de sursis pour les crimes sexuels contre des enfants.
- Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles a annoncé que la Colombie-Britannique et le gouvernement fédéral ont conjointement approuvé le terminal d'exportation de GNL Ksi Lisims, dirigé par la Nation Nisg̱a'a, le décrivant comme le deuxième plus grand projet de l'histoire du pays.
- La Chambre a rendu de longs hommages à l'ancien gardien de but des Canadiens de Montréal et député l'honorable Ken Dryden, décédé le 5 septembre, et à l'ancienne ministre des Pêches l'honorable Gail Shea, décédée le 21 août, avec des interventions de tous les partis reconnus et du Président.
- Un différend de procédure a éclaté après que la ministre de l'Immigration a dit qu'elle répéterait sa réponse 'en anglais pour qu'elle et les autres membres de son parti comprennent'; des députés du Bloc et du PCC ont exigé qu'elle retire ses propos comme étant irrespectueux envers le français en tant que langue officielle, tandis qu'un leader parlementaire du gouvernement l'a défendue.
Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles a fait une annonce précise et concrète — l'approbation conjointe fédérale-C.-B. du terminal d'exportation de GNL Ksi Lisims, dirigé par la Nation Nisg̱a'a, décrit comme le deuxième plus grand projet de l'histoire du pays — fournissant au public de nouvelles informations factuelles plutôt qu'une promesse ou un point de langage.
Fortin quotes the exact text of section 3 of the Judges Act, names the appointee Robert Leckey, states a specific factual discrepancy (seven years vs. the required ten years of bar membership), and asks a direct yes-or-no question of the minister.
Interrogé directement sur l'ampleur du déficit et sur les garde-fous fiscaux du gouvernement, Champagne a répondu uniquement avec enthousiasme pour le budget du 4 novembre et une rhétorique de bâtisseur de nation, sans aborder aucune des deux questions précises posées.
Questions sans réponse
- Quelle est la taille réelle du déficit actuel? — posée à plusieurs reprises par Pierre Poilievre, Kelly Block, Luc Berthold et Raquel Dancho; aucun chiffre n'a été fourni.
- Quels sont les garde-fous ou balises fiscaux précis du gouvernement au-delà des engagements généraux d'équilibrer le budget de fonctionnement en trois ans et de réduire le niveau de la dette? — posée par Kelly Block et Raquel Dancho; aucune cible chiffrée n'a été fournie.
- Le premier ministre rendra-t-il le poste de directeur parlementaire du budget permanent? — posée par Pierre Poilievre; Carney a dit qu'il souhaitait consulter les chefs de parti pour parvenir à un consensus, mais n'a pris aucun engagement.
- Le premier ministre s'engage-t-il à respecter le droit du Québec de recourir à la disposition de dérogation, y compris de façon préventive? — posée par Yves-François Blanchet; Carney a seulement dit que la question relevait de la Cour suprême.
- Le gouvernement destitue-t-il le juge Robert Leckey de la Cour supérieure du Québec étant donné le recours judiciaire alléguant que sa nomination enfreint la Loi sur les juges? — posée par Rhéal Éloi Fortin; Fraser a seulement dit que le processus de nomination des juges est solide et indépendant et a refusé de répondre à la question précise d'admissibilité.
Poilievre demande quelle est l'ampleur du déficit libéral.
A short, direct question about the size of the deficit, but phrased with no data or context to ground it.
Texte source
Monsieur le Président, quelle est l'ampleur du déficit libéral?
Carney annonce un budget le 4 novembre qu'il décrit comme un investissement générationnel, sans mentionner le déficit.
The Prime Minister welcomes parliamentary pages and announces a November 4 budget without addressing the deficit figure at all.
Texte source
Monsieur le Président, tout d'abord, je voudrais accueillir les nouveaux pages ici, au parlement, au nom de tous les députés. Il y aura un nouveau budget du gouvernement le 4 novembre. Ce sera un budget d'investissement, le plus grand investissement d'une génération pour le Canada.
Poilievre demande à nouveau quelle est la taille du déficit que le premier ministre accumule.
Same direct question repeated in English about the size of the deficit, but still lacks documentary grounding.
Texte source
Mr. Speaker, how big is the deficit that the Prime Minister is running?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, à combien s'élève le déficit que gère le premier ministre?
Carney énumère des objectifs d'infrastructure et économiques liés au budget du 4 novembre sans aborder le chiffre du déficit.
Carney pivots entirely to the November 4 budget and its investment agenda without giving any figure for the deficit.
Texte source
Mr. Speaker, I am looking forward, with the Minister of Finance, to releasing the budget on November 4. That budget will contain the biggest investment in this country's future in a generation: building homes, building new port infrastructure, new trade corridors and new energy infrastructure, and building the strongest economy in the G7.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je suis impatient, tout comme le ministre des Finances, de présenter le budget, le 4 novembre prochain. Ce budget prévoira le plus gros investissement dans l'avenir du pays depuis une génération. L'objectif: construire des logements, construire de nouvelles infrastructures portuaires, créer de nouveaux corridors commerciaux et de nouvelles infrastructures énergétiques, et bâtir la plus forte économie du G7.
Poilievre souligne que l'année financière est à mi-chemin, cite 50 milliards de dollars d'investissement perdu et 86 000 emplois détruits, et demande si le premier ministre connaît la taille de son déficit, oui ou non.
Grounds the question with historical context (six months into the fiscal year), cites $50 billion in lost investment and 86,000 jobs lost, and demands a yes-or-no answer on whether the PM knows the deficit size.
Texte source
Monsieur le Président, normalement, le gouvernement présente le déficit au début de l'année financière. Maintenant, ça fait six mois et on ne connaît pas encore la taille du déficit. L'incertitude a expulsé 50 milliards de dollars d'investissement et tué 86 000 emplois. C'est la première fois dans l'histoire du pays qu'un premier ministre ne peut pas dire quel est le déficit six mois après le début de l'année financière. Il dit être un grand expert fiscal. Connaît-il donc la taille de son déficit, oui ou non?
Carney affirme être un grand expert fiscal et impute l'incertitude économique à la guerre tarifaire, sans donner de chiffre sur le déficit.
Carney deflects by thanking Poilievre for the 'compliment,' asserting his fiscal expertise, and pivoting to the tariff war as the cause of uncertainty without ever stating the deficit figure.
Texte source
Monsieur le Président, je remercie le chef de l'opposition de son compliment. Oui, je suis un grand expert fiscal et budgétaire. Oui, je suis un grand expert, merci. Je sais que la situation actuelle économique ici, au Canada, l'ampleur de l'incertitude, c'est la guerre tarifaire. Il faut contrôler ce que nous pouvons contrôler. Ça, c'est l'investissement pour l'avenir du Canada.
Poilievre mentionne 40 milliards de dollars de dépenses supplémentaires, soutient que les déficits font grimper l'inflation et les taux d'intérêt, et demande si le PM connaît la taille de son propre déficit.
Cites $40 billion in additional spending announced and links deficits to inflation, grocery prices, housing and interest rates, then asks a clear yes-or-no question on whether the PM knows the deficit size.
Texte source
Mr. Speaker, surely, if he is such an expert, he would know the size of his own deficit. It is now halfway through the fiscal year. Six months have gone by, and he has announced $40 billion of additional spending. Deficits drive up inflation, grocery prices, housing costs and interest rates. They drive investment out of our country and create uncertainty that destabilizes our economy. That is why every other prime minister in Canadian history has announced the deficit at the beginning of the fiscal year. We are six months in. Does the Prime Minister even know the size of his own deficit?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, étant donné sa grande expertise, il sait sûrement à combien s'élève son propre déficit. Les six premiers mois de l'exercice financier sont maintenant écoulés, et il a annoncé 40 milliards de dollars de dépenses supplémentaires. Les déficits font grimper l'inflation, le prix des aliments, le coût du logement et les taux d'intérêt. Ils font fuir les investissements du pays, et l'incertitude qu'ils créent déstabilise notre économie. C'est pourquoi tous les autres premiers ministres de l'histoire du Canada ont annoncé, dès le début de l'exercice financier, quel était le déficit. Six mois se sont écoulés. Le premier ministre connaît-il au moins l'ampleur de son propre déficit?
Carney note que les taux d'intérêt canadiens sont inférieurs aux américains et affirme que la situation fiscale est solide, sans fournir de chiffre sur le déficit.
Carney pivots to comparing Canadian and American interest rates and asserts the fiscal situation is strong, without stating the deficit figure or directly answering the question.
Texte source
Mr. Speaker, I know many things. The member opposite, the Leader of the Opposition, just mentioned interest rates. One thing I know is that Canadian interest rates are much lower than American interest rates. They are lower because this country's fiscal situation is strong and because this government has a plan to grow this economy. We will keep doing it.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je sais beaucoup de choses. Le député d'en face et chef de l'opposition a parlé des taux d'intérêt. S'il y a une chose que je sais, c'est que les taux d'intérêt sont beaucoup plus bas au Canada qu'aux États‑Unis. Ils sont plus bas au Canada parce que la situation financière du pays est solide et parce que le gouvernement a un plan pour faire croître l'économie. Nous allons continuer de le concrétiser.
Poilievre cite les déclarations du DPB selon lesquelles le déficit sera plus élevé, les garde-fous fiscaux n'existent pas et le marché du travail est mauvais, et demande si des députés libéraux ont menacé de faire renvoyer le DPB après 166 jours.
Directly quotes the Parliamentary Budget Officer's statements — 'the deficit will absolutely be higher,' absence of fiscal anchors, 'the labour market sucks' — and raises the specific allegation that Liberal committee members threatened to have the PBO fired after 166 days.
Texte source
Mr. Speaker, the collapsing economy is bringing down interest rates, but the financial expert does not even know what his own deficit is. Another financial expert spoke yesterday. The Parliamentary Budget Officer said, “the deficit will absolutely be higher” because of “additional spending”. He said that he does not know what the government's fiscal anchors are because they do not exist. He says, “the labour market sucks” and “wages are not going up”. Is this why Liberal members on the committee who heard those truth bombs threatened that the Prime Minister would fire the Parliamentary Budget Officer after 166 days?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, l'effondrement de l'économie fait baisser les taux d'intérêt, mais l'expert en finances ne sait même pas quel est son déficit. Un autre expert en finances s'est exprimé hier. Le directeur parlementaire du budget a dit que le déficit sera forcément plus élevé en raison des dépenses supplémentaires. Il a déclaré qu'il ne connaît pas les cibles budgétaires du gouvernement, parce qu'elles n'existent pas. Il a ajouté que le marché du travail est dans un état lamentable et que les salaires n'augmentent pas. Est-ce pour cette raison que, selon les libéraux du comité qui ont entendu ces révélations fracassantes, le premier ministre pourrait congédier le directeur parlementaire du budget après 166 jours?
Carney nie la caractérisation concernant le renvoi du DPB et énonce des garde-fous fiscaux, notamment l'équilibre du budget opérationnel en trois ans et la réduction de la dette.
Carney denies recognizing the characterization about firing the PBO and lists fiscal anchors (operational budget balance in three years, declining debt), partially engaging the fiscal anchor question but not addressing the alleged firing threat or the rising deficit.
Texte source
Mr. Speaker, I do not recognize that characterization. I just appointed the Parliamentary Budget Officer, and this government does have fiscal anchors. We are going to spend less so the country can invest more. We are going to balance the operational budget in three years. We are going to have a declining level of debt. We are going to do all of that because we are building the strongest economy in the G7 for Canadian families.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je rejette cette interprétation. Je viens tout juste de nommer le directeur parlementaire du budget, et le gouvernement a bel et bien établi des cibles budgétaires. Nous allons réduire les dépenses pour que le pays puisse investir davantage. Nous allons équilibrer le budget de fonctionnement en trois ans. Le niveau de la dette va diminuer. Nous ferons tout cela parce que nous bâtissons l'économie la plus forte du G7 pour les familles canadiennes.
Poilievre allègue que le PM a rendu la nomination du DPB temporaire pour le faire taire, et lui demande de rendre le poste permanent et de révéler la taille du déficit.
Makes a specific allegation that the PM made the PBO appointment temporary to hold a sword over the PBO's head, and asks three linked things: legalizing math, making the position permanent, and revealing the deficit size.
Texte source
Mr. Speaker, the Prime Minister made the appointment of the Parliamentary Budget Officer temporary so that he could hold a sword over his head and threaten him if he speaks the truth about the financial mess the Prime Minister has made. To a government that does not know how to count, there is nothing more terrifying than a man armed with a calculator. The Prime Minister wants to silence the Parliamentary Budget Officer from telling the truth about the fiscal mess that he has created under his watch. Will he legalize math, make the Parliamentary Budget Officer's position permanent and tell us how big the deficit is?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, le premier ministre a nommé le directeur parlementaire du budget à titre temporaire afin de pouvoir le menacer s'il dit la vérité sur le gâchis financier qu'il a causé. Pour un gouvernement qui ne sait pas compter, il n'y a rien de plus terrifiant qu'un homme armé d'une calculatrice. Le premier ministre veut empêcher le directeur parlementaire du budget de dire la vérité sur le gâchis financier qu'il a causé depuis son arrivée au pouvoir. Le premier ministre légalisera-t-il les mathématiques, rendra-t-il le poste de directeur parlementaire du budget permanent, et nous dira-t-il à combien se chiffre le déficit?
Oh, a consensus. Is that what you were looking for?
Traduction du Hansard: Oh, un consensus. C'est ce que vous recherchiez?
Carney s'engage à consulter le chef de l'opposition, le chef du Bloc et d'autres partis pour parvenir à un consensus sur la permanence du poste du DPB.
Carney directly commits to consulting with party leaders including Poilievre on making the PBO position permanent, which substantively addresses one of the three asks, though he ignores the deficit question.
Texte source
Mr. Speaker, with respect to consultations on making the Parliamentary Budget Officer's position permanent, I look forward to speaking to the Leader of the Opposition, the leader of the Bloc Québécois and the leaders of other parties in Parliament so we have a consensus on that appointment. I welcome that opportunity.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, en ce qui concerne les consultations visant à rendre permanent le poste de directeur parlementaire du budget, j'ai hâte de m'entretenir avec le chef de l'opposition, le chef du Bloc québécois et les chefs des autres partis représentés au Parlement afin que nous parvenions à un consensus sur cette nomination. Je me réjouis de cette occasion.
Yes, because this is the new spirit of collaboration that has been put forward by the member opposite.
Traduction du Hansard: Oui, car c'est là le nouvel esprit de collaboration qui a été mis de l'avant par le député d'en face.
Blanchet demande si le premier ministre s'engage à respecter le droit du Québec et des provinces à recourir à la disposition de dérogation, même de façon préventive, vu le large consensus québécois sur la laïcité.
Blanchet grounds the question in a polling consensus on Quebec's value of state secularism and the anticipated government legislation, asking specifically whether the PM commits to respecting Quebec's and provinces' right to use the notwithstanding clause even pre-emptively.
Texte source
Monsieur le Président, voici une occasion de collaboration. On a entendu beaucoup de spéculations au cours des dernières heures concernant la possibilité que le gouvernement dépose cet après-midi ce qui prendra la forme d'un assaut contre la disposition de dérogation de la Constitution, mais on ne sait pas encore vraiment ce que ça contiendra. Il y a par contre un sondage qui établit qu'il y a un très large consensus au Québec autour de la valeur de laïcité de l'État. Est-ce que le premier ministre s'engage à respecter le droit du Québec et des provinces à recourir à la disposition de dérogation, même de façon préventive?
Carney affirme que le rôle du gouvernement est de défendre la Charte et que la Cour suprême décidera de la légalité de l'utilisation répétée de la disposition de dérogation.
Carney says defending the Charter is a key responsibility and that the Supreme Court will decide on the legality of repeated use of the notwithstanding clause, partially engaging the question but not directly committing to respecting pre-emptive use.
Texte source
Monsieur le Président, une des responsabilités les plus importantes du gouvernement du Canada est de défendre la Charte canadienne des droits et libertés. C'est le job de la Cour suprême du Canada de décider s'il est légal d'utiliser la disposition de dérogation à répétition. On verra quelle sera la décision de la Cour.
Blanchet rappelle que le Québec n'a jamais adhéré à la Constitution de 1982, évoque la pratique de René Lévesque et demande si le PM demande aux juges d'être encore plus sévères et nuisibles pour le Québec que Pierre Elliott Trudeau.
Blanchet invokes the historical fact that Quebec never adhered to the 1982 Constitution and René Lévesque's practice of invoking the notwithstanding clause, but the question is framed as a pointed rhetorical comparison to Pierre Elliott Trudeau rather than a precise ask.
Texte source
Monsieur le Président, la disposition de dérogation est dans la Constitution canadienne de 1982, à laquelle le Québec n'a jamais adhéré. René Lévesque inscrivait la disposition de dérogation dans chacun de ses projets de loi suivant l'adoption de la Constitution, sauf par le Québec. Le premier ministre s'en prend à l'héritage de Pierre Elliott Trudeau. Est-ce qu'il demande aux juges d'être plus sévères encore et plus nuisibles encore au Québec que Pierre Elliott Trudeau?
Carney rejette la prémisse et affirme simplement que la Cour suprême se prononcera sur l'utilisation appropriée de la disposition de dérogation.
Carney simply says it is a Supreme Court judgment on appropriate use of the notwithstanding clause and nothing more, without engaging the Trudeau comparison or the constitutional history raised.
Texte source
Monsieur le Président, ce n'est pas du tout le cas. C'est un jugement de la Cour suprême du Canada en ce qui concerne l'utilisation appropriée de la disposition de dérogation. C'est simple.
Blanchet accuse le gouvernement d'utiliser les tribunaux pour modifier la Constitution à sa place, demande si le PM respectera le consensus québécois et offre d'ouvrir la Constitution.
Blanchet notes 43 years of Quebec's non-adherence to the Constitution, accuses the government of hiding behind the courts to change the Constitution by proxy, and asks whether the PM will respect the Quebec consensus, adding an offer to discuss opening the Constitution.
Texte source
Monsieur le Président, en 43 ans, le Québec, tous gouvernements confondus, n'a jamais adhéré à la Constitution canadienne. Parce qu'elle ne permet pas, à ce stade-ci, de s'en prendre comme il le voudrait à la langue française et à la valeur québécoise de laïcité de l'État, le gouvernement semble tenter de se cacher derrière la Cour et derrière le gouvernement des juges. Il demande aux juges de changer la Constitution canadienne à sa place. Le premier ministre va-t-il respecter le consensus québécois? S'il veut ouvrir la Constitution, je suis très ouvert.
Carney distingue les pouvoirs législatif et judiciaire et affirme que la décision sur la disposition de dérogation appartient à la Cour suprême, pas aux députés.
Carney draws a separation between legislative and judicial power and defers entirely to the Supreme Court, without addressing the Quebec consensus or Blanchet's constitutional offer.
Texte source
Monsieur le Président, il y a le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Ce sera la décision de la Cour suprême, pas celle des députés du Québec ou du reste du Canada.
Block cite trois déclarations précises du DPB sur la hausse du déficit, l'absence de garde-fous fiscaux et la faiblesse du marché du travail, et demande jusqu'où ira le déficit et quel est le garde-fou fiscal du gouvernement.
Block directly quotes three PBO statements — 'the deficit will absolutely be higher,' 'I don't know that the government currently has fiscal anchors,' and 'the labour market sucks, wages are not going up' — and asks specifically how high the deficit will go and what the fiscal guardrail is.
Texte source
Mr. Speaker, the Prime Minister promised to cap spending but is now set to double the deficit. This is another broken promise, another Liberal bait and switch. Here is what the PBO, Canada's financial watchdog, said about the PM's economic record: “the deficit will absolutely be higher”, “I don’t know that the government currently has fiscal anchors” and “the labour market sucks, wages are not going up”. My question is this: How high will the deficit go and what is the government's fiscal guardrail?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, le premier ministre a promis de plafonner les dépenses, mais il s'apprête maintenant à doubler le déficit. C'est une autre promesse non tenue, une autre tactique de diversion des libéraux. Voici ce que le directeur parlementaire du budget, le chien de garde des finances du Canada, a dit au sujet du bilan économique du premier ministre, que le déficit sera assurément plus élevé, qu'il ne sait pas si le gouvernement s'est fixé des cibles budgétaires et que le marché du travail est dans un état lamentable et les salaires n'augmentent pas. Ma question est la suivante: jusqu'où le déficit ira-t-il et quel est le garde-fou budgétaire du gouvernement?
Champagne exprime son enthousiasme pour le budget du 4 novembre en tant qu'investissement générationnel et dit que le gouvernement bâtira l'économie la plus performante du G7, sans mentionner le déficit ni les garde-fous fiscaux.
Champagne redirects entirely to praise for the upcoming November 4 budget and nation-building rhetoric without addressing the deficit figure or the fiscal guardrail question.
Texte source
Mr. Speaker, I am so happy to see that our Conservative colleagues are so eager to see the great budget we are going to present on November 4. This is good news for Canadians indeed. It is going to be a generational investment in the future of this nation. We are going to build our country. We are going to protect our communities. We are going to empower Canadians. We are going to build the strongest economy in the G7. We are going to build like never before. We are going to build a Canada of the 21st century because we are the true north strong and free.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je suis bien content de voir que nos collègues conservateurs ont très hâte de voir l'excellent budget que nous allons présenter le 4 novembre. C'est une excellente nouvelle pour les Canadiens. Le budget proposera un investissement générationnel dans l'avenir de notre pays. Nous allons bâtir notre pays. Nous allons protéger nos collectivités. Nous allons donner aux Canadiens les ressources dont ils ont besoin. Nous allons bâtir l'économie la plus forte du G7. Nous allons construire comme jamais auparavant. Nous allons bâtir un Canada du XXIe siècle parce que notre pays peut accomplir les plus brillants exploits.
Block cite la confirmation du DPB d'un déficit croissant, des rapports suggérant qu'il pourrait atteindre 100 milliards de dollars, une inflation alimentaire à 70 % au-dessus de la cible et 25 % des ménages incapables de se nourrir, demandant si l'absence de garde-fou et le doublement du déficit feront grimper l'inflation.
Block cites PBO confirmation that the deficit will be higher, reports suggesting it could push $100 billion, and food inflation at 70% above target with 25% of households unable to afford food, linking these to the absence of a fiscal anchor.
Texte source
Mr. Speaker, the PBO confirmed the deficit will be higher. Reports indicate it could even push $100 billion. Canadians know that massive Liberal deficits drive inflation. They pay for it at the grocery store, as food inflation is 70% above target. As a result, 25% of households cannot afford to put food on the table. Will the Prime Minister admit that having no fiscal anchor and doubling the deficit will only drive inflation higher?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, le directeur parlementaire du budget a confirmé que le déficit augmentera. Selon certains, il pourrait même approcher les 100 milliards de dollars. Or, les Canadiens savent que les déficits gigantesques des libéraux stimulent l'inflation. Ils en paient le prix à l'épicerie, car l'inflation alimentaire est 70 % plus élevée que la cible établie. Par conséquent, 25 % des ménages n'ont pas les moyens de se nourrir. Le premier ministre admettra-t-il que l'absence de cible budgétaire et le doublement du déficit ne feront qu'augmenter l'inflation?
Champagne annonce que la Banque du Canada a réduit le taux d'intérêt à 2,5 % et affirme que cela montre que le plan du gouvernement fonctionne.
Champagne pivots to announcing the Bank of Canada's interest rate cut to 2.5% as evidence the plan is working, which is tangentially related but does not address the deficit figure, the $100 billion estimate, or the fiscal anchor question.
Texte source
Mr. Speaker, I would like to thank my colleague for giving me the opportunity to share good news with the House. The rate has gone down to 2.5% today. The Bank of Canada just announced it. The Conservatives should celebrate. Consumers are celebrating. Businesses are celebrating. Canada is celebrating. One thing it tells all Canadians is that our plan is working. We are going to build the strongest economy in the G7.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je remercie la députée de me donner l'occasion d'annoncer une bonne nouvelle à la Chambre. Le taux directeur a été abaissé à 2,5 % aujourd'hui. La Banque du Canada vient de l'annoncer. Les conservateurs devraient se réjouir. Quant à eux, les consommateurs, les entreprises et l'ensemble du Canada se réjouissent. Cette baisse montre bien à tous les Canadiens que notre plan fonctionne. Nous allons bâtir l'économie la plus forte des pays du G7.
Dancho cite les déclarations du DPB selon lesquelles la division du budget en dépenses opérationnelles et en capital ne change pas le bilan du gouvernement ni les mesures internationales de la dette, et demande combien de dette libérale est ajoutée au bilan du Canada.
Dancho quotes the PBO on the labour market and specifically on the budget-splitting plan — 'The bottom line of the government will not change. The international public sector standards that everyone uses to measure the deficit and levels of debt will not change' — and asks how much Liberal debt is being added to Canada's bottom line.
Texte source
Mr. Speaker, the PBO, Canada's top budget watchdog, has painted a dismal picture of the Prime Minister's economic record, saying, “the labour market sucks, wages are not going up”. It gets worse for the Prime Minister, with his big plan to split the budget into operating and capital. The PBO is not fooled by the smoke and mirrors. He said, “The bottom line of the government will not change. The international public sector standards that everyone uses to measure the deficit and levels of debt will not change.” As it turns out, debt is debt, so can the Prime Minister tell us just how much Liberal debt he is adding to Canada's bottom line?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, le directeur parlementaire du budget, principal responsable de la surveillance budgétaire au Canada, a brossé un portrait bien sombre du bilan économique du premier ministre. Il a dit que le marché du travail est dans un état lamentable et que les salaires n'augmentent pas. Les mauvaises nouvelles ne s'arrêtent pas là pour le premier ministre qui a eu la grande idée de scinder le budget en dépenses de fonctionnement et en dépenses d'immobilisations. Le directeur parlementaire du budget ne se laisse pas berner par ces stratagèmes. Il a déclaré que les résultats financiers du gouvernement ne changeront pas et que les normes internationales du secteur public que tout le monde utilise pour mesurer le déficit et les niveaux d'endettement ne changeront pas. En fait, une dette est une dette. Le premier ministre peut-il nous dire exactement de combien les libéraux feront gonfler la dette du Canada?
Hajdu affirme que les Canadiens ont choisi un gouvernement libéral il y a six mois parce qu'ils veulent des investissements dans de grands projets, la formation professionnelle, l'alimentation des enfants et les soins dentaires.
Hajdu pivots entirely to the last election result and a list of investment priorities without addressing the debt figure, the budget-splitting plan, or the PBO quotes.
Texte source
Mr. Speaker, in the last election, only six months ago, Canadians chose a Liberal government. They chose a Liberal government because they know they need investment. They need investment in the big projects that are going to drive great jobs all across the country. They need investment in the skills training that helps evolve the next generation of workers. They need investment in food for kids, in dental care for adults and in the many ways that our government can support Canadians.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, lors des dernières élections, il y a seulement six mois, les Canadiens ont choisi un gouvernement libéral. Ils ont choisi un gouvernement libéral parce qu'ils savent que des investissements s'imposent. Il faut des investissements dans les grands projets qui créeront des emplois intéressants partout au pays. Il faut des investissements dans la formation professionnelle pour former la prochaine génération de travailleurs. Il faut des investissements dans les programmes alimentaires pour les enfants, dans les soins dentaires pour les adultes et dans les nombreux moyens dont dispose le gouvernement pour aider les Canadiens.
Dancho soutient que la division du budget revient à falsifier les comptes parce qu'il n'y a qu'un seul contribuable et un seul compte, et demande si le PM va l'admettre.
Dancho argues that budget-splitting is effectively cooking the books since there is only one taxpayer and one bank account, and references the PBO's bottom-line comment, but the ask — 'will the Prime Minister admit he is really just cooking the books' — is largely rhetorical.
Texte source
Mr. Speaker, however the Liberals want to try to spin their massive deficits, the top financial watchdog in the country says there is only one bottom line, and we will trust the PBO's word over 10 years of Liberal deficits any day. With the plan to split the budget, it is as if the Prime Minister has forgotten that it is all linked to the same bank account, and there is really only one taxpayer. With the deficit set to double, let us just call a spade a spade. Will the Prime Minister admit he is really just cooking the books and hoping Canadians do not notice?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, les libéraux ont beau essayer de présenter leurs énormes déficits sous un jour favorable, le principal responsable de la surveillance des finances au pays dit qu'il n'y a qu'un seul résultat net, et ce que dit le directeur parlementaire du budget nous inspirera toujours davantage confiance que 10 années de déficits libéraux. Avec le plan de scission du budget, c'est comme si le premier ministre avait oublié que tout est lié au même compte bancaire et que tout est payé par le contribuable. Appelons un chat un chat: le déficit va doubler. Le premier ministre admettra-t-il qu'il manipule simplement les chiffres en espérant que les Canadiens ne s'en rendent pas compte?
Joly annonce la réduction du taux de la Banque du Canada à 2,5 % et mentionne 5 milliards de dollars pour aider les entreprises à s'adapter et les efforts pour attirer les investissements directs étrangers.
Joly announces the Bank of Canada rate cut to 2.5% and mentions $5 billion to help businesses pivot, which is tangentially related to fiscal policy but does not address the budget-splitting allegation or the deficit figure.
Texte source
Mr. Speaker, there is good news today. The Bank of Canada has reduced the interest rate to 2.5%. This is something that all entrepreneurs and all businesses are taking note of, and obviously consumers as well. We are focused on jobs, and we heard across the country this summer that we need to be there for businesses that are trying to pivot and adapt. That is why we put $5 billion on the table to help them. Meanwhile, we are going around the world attracting foreign direct investments because we need to build Canada strong.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, il y a de bonnes nouvelles aujourd'hui. La Banque du Canada a réduit le taux d'intérêt à 2,5 %. Tous les entrepreneurs et toutes les entreprises en prennent note, de même que les consommateurs, évidemment. Nous nous concentrons sur les emplois et, cet été, nous avons entendu partout au pays que nous devons être là pour les entreprises qui cherchent à se réorienter et à s'adapter. C'est pourquoi nous avons prévu 5 milliards de dollars pour les aider. Pendant ce temps, nous parcourons le monde pour attirer des investissements directs étrangers parce que nous devons bâtir un Canada fort.
Rood cite la déclaration du DPB que le marché du travail est mauvais, 86 000 pertes d'emplois, un chômage des jeunes de plus de 14 % et le deuxième taux de chômage le plus élevé du G7, demandant si le PM admettra que son plan emploi a échoué.
Cites the PBO quote 'the labour market sucks, wages are not going up,' 86,000 job losses, youth unemployment over 14%, and Canada's second-highest G7 unemployment, but the ask — 'does the Prime Minister have the guts to admit his so-called jobs plan has completely failed' — is primarily rhetorical.
Texte source
Mr. Speaker, the Parliamentary Budget Officer, Canada's top financial watchdog, just ripped the Liberal job record, saying, “the labour market sucks, wages are not going up”. Eighty-six thousand Canadians have lost their jobs since the Liberals took office. Youth unemployment is over 14%, and Canada now has the second-highest unemployment in the G7. This is another classic Liberal bait and switch. I have one simple question: Does the Prime Minister have the guts to admit that his so-called jobs plan has completely failed Canadians?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, le directeur parlementaire du budget, principal responsable de la surveillance des finances au Canada, vient de réduire en lambeaux le bilan des libéraux en matière d'emploi. En effet, il a déclaré que le marché du travail est dans un état lamentable et déplore le fait que les salaires n'augmentent pas. Depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux, 86 000 Canadiens ont perdu leur emploi. Le taux de chômage chez les jeunes dépasse les 14 %, et le Canada affiche maintenant le deuxième taux de chômage en importance dans le G7. Voilà un autre leurre des libéraux. Ma question est simple : le premier ministre a-t-il le courage d'admettre que son prétendu plan de création d'emplois laisse complètement tomber les Canadiens?
Gainey reconnaît les pressions sur les jeunes Canadiens et cite 18 000 emplois liés au projet nucléaire de Darlington et des emplois dans les minéraux critiques comme exemples de création d'emplois par la construction nationale.
Gainey acknowledges pressures on young Canadians, then pivots to future nation-building projects citing 18,000 jobs from the Darlington nuclear project and jobs in critical minerals, without addressing the PBO quote or the 86,000 job losses cited.
Texte source
Mr. Speaker, with everything going on in the world, we understand the pressures that Canadians, particularly young Canadians, are facing. This new government is getting busy with nation-building projects, which will create quality jobs, quality careers and opportunities, in particular for youth, across this country, including 18,000 jobs during the construction of a new Darlington nuclear project in Ontario, for example, and hundreds of jobs in critical minerals and mining in Saskatchewan and British Columbia. Building the strongest economy in the G7 means more opportunities for youth and for all Canadians across the country.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, vu tout ce qui se passe dans le monde, nous comprenons les pressions auxquelles les Canadiens, en particulier les jeunes Canadiens, doivent faire face. Le nouveau gouvernement s'active à concrétiser des projets d'édification du pays, ce qui créera des emplois de qualité, des carrières de qualité et des possibilités, en particulier pour les jeunes partout au pays. Par exemple, la nouvelle centrale nucléaire à Darlington, en Ontario, créera 18 000 emplois au cours de la phase de construction, tandis que des centaines d'emplois seront créés dans le domaine des minerais critiques et de l'exploitation minière en Saskatchewan et en Colombie‑Britannique. Bâtir l'économie la plus forte du G7 signifie plus de possibilités pour les jeunes et tous les Canadiens, partout au pays.
Berthold cite trois déclarations du DPB sur la hausse du déficit, l'absence de garde-fous fiscaux et le manque de clarté, et demande jusqu'où dans le rouge s'enfoncera le déficit de cet autre premier ministre libéral.
Berthold directly quotes three PBO statements — 'le déficit sera absolument plus élevé,' 'je ne sais pas si le gouvernement a actuellement des garde-fous fiscaux,' and 'il n'y a aucune clarté, aucune structure' — and asks how deep into the red the deficit will go.
Texte source
Monsieur le Président, ce premier ministre libéral avait promis de plafonner les dépenses gouvernementales, mais il est en train de doubler le déficit. C'est une autre promesse non tenue, une autre tromperie libérale. Hier, le directeur parlementaire du budget a été cinglant sur le bilan des six premiers mois de cet autre premier ministre libéral. Le déficit sera absolument plus élevé, a-t-il dit. Je ne sais pas si le gouvernement a actuellement des garde-fous fiscaux, a-t-il dit. Il n'y a aucune clarté, aucune structure, a-t-il dit. Même le directeur parlementaire indépendant ne sait pas cela. Est-ce que quelqu'un dans ce gouvernement peut nous dire jusqu'où, dans le rouge libéral, va s'enfoncer le déficit de cet autre premier ministre?
Champagne exprime son enthousiasme pour le 4 novembre et décrit le budget comme un plan d'investissement générationnel pour bâtir l'économie la plus performante du G7, sans mentionner le déficit ni les garde-fous fiscaux.
Champagne redirects entirely to the November 4 budget as a generational investment plan and invites Conservatives to vote with the government, without addressing the deficit figure or the PBO quotes.
Texte source
Monsieur le Président, ça fait plaisir de voir que les conservateurs ont hâte au 4 novembre. Nous aussi, nous avons hâte, parce que, le 4 novembre, nous allons présenter un plan d'investissement générationnel pour l'avenir du Canada. Nous allons construire notre pays. Nous allons protéger nos communautés. Nous allons bâtir l'économie canadienne. Ensemble, avec les Canadiens et les Canadiennes, nous allons bâtir l'économie la plus performante du G7. J'ai hâte de voir les conservateurs voter avec le gouvernement pour bâtir le pays de demain. Vive le Canada!
Berthold demande si le premier ministre admettra que doubler le déficit sans garde-fou fiscal aggravera l'inflation et pénalisera les familles, en citant l'avertissement du directeur parlementaire du budget sur un déficit pouvant atteindre 100 milliards de dollars.
Cites the Parliamentary Budget Officer's finding and a specific $100-billion deficit figure, and asks whether doubling the deficit without fiscal guardrails will worsen inflation — a reasonably grounded ask, though wrapped in partisan framing.
Texte source
Monsieur le Président, est-ce que mes collègues savent ce que dit le directeur parlementaire du budget au sujet du 4 novembre? Le directeur parlementaire du budget a confirmé que le déficit sera beaucoup plus élevé. Des rapports indiquent qu'il pourrait même atteindre 100 milliards de dollars. Les Canadiens savent que des déficits massifs libéraux alimentent l'inflation. Ils en paient le prix à l'épicerie. L'inflation alimentaire est 70 % au-dessus de l'objectif. Au lieu d'intimider le directeur parlementaire du budget en lui répétant sans cesse qu'il est là par intérim et en soulignant le nombre de jours qu'il reste à son mandat, est-ce que le premier ministre va admettre que doubler le déficit sans garde-fou fiscal va aggraver l'inflation et punir les familles?
Lightbound énumère les mesures du gouvernement — réductions d'impôts pour 22 millions de Canadiens, élimination de la TPS pour les premiers acheteurs et 215 milliards de dollars de retombées pour le PIB — sans aborder la question du déficit ou de l'inflation.
The minister ignores the deficit and inflation question entirely, pivoting to a list of government spending announcements and GDP figures from the Institut économique de Montréal.
Texte source
Monsieur le Président, les Canadiens nous ont envoyé un mandat clair pour augmenter leur pouvoir d'achat et libérer le pouvoir de l'économie canadienne. Augmenter le pouvoir d'achat des Canadiens, c'est une baisse d'impôt pour 22 millions de Canadiens. Augmenter le pouvoir d'achat des jeunes Canadiens, c'est éliminer la TPS sur les nouvelles maisons pour les premiers acheteurs. Libérer le pouvoir de l'économie canadienne, c'est unifier l'économie canadienne avec 215 milliards de dollars de retombées pour le PIB, selon l'Institut économique de Montréal. C'est bâtir de grands projets d'un bout à l'autre du pays. C'est des bonnes jobs pour les Canadiens et pour les jeunes Canadiens à Contrecœur, en Saskatchewan, en Ontario et partout au pays.
Fortin demande au ministre de la Justice, en citant l'article 3 de la Loi sur les juges exigeant dix ans d'inscription au barreau, si Robert Leckey — qui ne compte que sept ans au Barreau du Québec — satisfait légalement aux critères pour être juge à la Cour supérieure.
Fortin quotes the exact text of section 3 of the Judges Act, names the appointee Robert Leckey, states a specific factual discrepancy (seven years vs. the required ten years of bar membership), and asks a direct yes-or-no question of the minister.
Texte source
Monsieur le Président, la Loi sur les juges est claire. Je cite l'article 3: 3 Peuvent seules être nommées juges d’une juridiction supérieure d’une province [...] les personnes qui [...] a) sont des avocats inscrits au barreau d’une province depuis au moins dix ans [...] Pourtant, Robert Leckey a été nommé juge à la Cour supérieure du Québec même s'il n'est membre du Barreau du Québec que depuis sept ans. Ma question pour le ministre est simple. Est-ce qu'à son avis Robert Leckey répond aux critères légaux pour être juge à la Cour supérieure du Québec, oui ou non?
Fraser note qu'il y a une contestation judiciaire de la nomination et défend l'indépendance et la solidité du processus canadien de nomination des juges, sans répondre à la question d'éligibilité.
Fraser acknowledges a legal challenge exists but does not answer yes or no on the eligibility question, instead pivoting to general praise of the nomination process and judicial independence.
Texte source
Monsieur le Président, nous savons qu'il y a une contestation en justice de la nomination de ce juge à la Cour supérieure du Québec. Le processus canadien de nomination des juges est très solide et indépendant, et nous voulons le garder ainsi. L'indépendance des juges est une base importante de notre démocratie. Elle protège l'État de droit. Dire le contraire va à l'encontre de ces principes. Nous allons toujours défendre l'indépendance de nos tribunaux.
Fortin demande au ministre de démettre le juge Leckey de ses fonctions, soutenant que la nomination enfreint la Loi sur les juges et a été motivée par des considérations partisanes libérales sur la laïcité et la langue française.
Fortin makes a direct, specific demand — that the minister dismiss Judge Leckey — backed by the legal argument from the previous exchange, though the partisan accusation about Liberal partisanship dilutes the sharpness slightly.
Texte source
Monsieur le Président, parlons-en, de leur système de nomination des juges solide et indépendant. Avec Robert Leckey, le processus vient de faire une nomination qui enfreint la Loi sur les juges du Canada. À notre avis, s'il a été nommé, c'est précisément parce que c'est un libéral. Les libéraux s'attendent à ce qu'il défende des positions libérales sur la laïcité et la langue française à l'intérieur même des tribunaux du Québec. C'est le Québec qui devrait sélectionner les juges du Québec. Dans l'immédiat, le ministre va-t-il enfin démettre le juge Leckey de ses fonctions?
Fraser affirme que les juges doivent rendre des décisions indépendantes fondées sur le droit et que les nominations se font selon la qualité et le mérite, sans répondre à la demande de révocation.
Fraser offers only a general defence of judicial independence and merit-based appointments, completely ignoring the demand to dismiss Leckey and the underlying legal eligibility question.
Texte source
Mr. Speaker, the member will appreciate that we have a different perspective. We expect the justice to make decisions independently based on the law. The rule of law in this country is a fundamental pillar of our democracy, with which we may not show compromise. We must insist that we have an independent process based on recommendations by people who can assess the validity of the nominations that come before us. We appoint judges based on their quality and on their merit, not on their partisan affiliation. I hope all members will support the independence of this essential process in a democracy.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, le député comprendra que nous avons un point de vue différent. Nous nous attendons à ce que les juges prennent des décisions de façon indépendante, en se fondant sur la loi. La primauté du droit au Canada est un pilier fondamental de notre démocratie, sur lequel nous ne pouvons faire aucun compromis. Nous devons insister pour que le processus soit indépendant et fondé sur les recommandations de personnes capables d'évaluer la validité des candidatures qui nous sont présentées. Nous nommons les juges en fonction de leur qualité et de leur mérite, et non en fonction de leur affiliation partisane. J'espère que tous les députés appuieront l'indépendance de ce processus essentiel dans un pays démocratique.
Davidson demande combien d'autres Canadiens seront forcés de recourir aux banques alimentaires lorsque le gouvernement doublera le déficit, citant la hausse à quatre millions de visites annuelles à la plus grande banque alimentaire de Toronto.
Davidson cites specific food bank visit milestones (one million, two million, three million, four million) and invokes the Prime Minister's own stated standard of judgment, but the final ask — how many more will be forced to go when he doubles the deficit — is somewhat rhetorical.
Texte source
Mr. Speaker, the Liberals' talk is as empty as Canadians' cupboards. It took 40 years before Toronto's largest food bank saw one million annual visits. However, under the Liberal government, demand has exploded. It had two million, then three million and now four million visits from hungry Canadians. The Prime Minister says to judge him on food prices, and Canadians are judging him as they stand in the longest food bank lines this country has ever seen. How many more people will be forced to go there when he doubles the deficit?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, les discours des libéraux sont aussi vides que le garde-manger des Canadiens. Il a fallu 40 ans avant que la plus grande banque alimentaire de Toronto enregistre un million de visites par an. Cependant, sous le gouvernement libéral, la demande a explosé. La banque alimentaire a enregistré deux millions, puis trois millions et maintenant quatre millions de visites de Canadiens affamés. Le premier ministre dit qu'il faut le juger en fonction des prix à l'épicerie, et les Canadiens formulent leur jugement alors qu'ils font la queue, plus nombreux que jamais, devant les banques alimentaires. Combien de personnes de plus seront contraintes de fréquenter les banques alimentaires une fois que le premier ministre aura doublé le déficit?
Zerucelli affirme que le gouvernement bâtit une économie forte grâce à de grands projets, des maisons construites avec de l'acier et du bois canadiens, et la création d'emplois, sans aborder la demande aux banques alimentaires ni le déficit.
Zerucelli does not address food bank demand or the deficit question at all, instead pivoting to major infrastructure projects and job creation announcements.
Texte source
Mr. Speaker, one of the best ways to deal with food inflation is to give Canadians real opportunities. That is what we are doing by building a strong economy, a building economy. We are building big, building bold and building right now. We are building with major projects. I was pleased to stand with the Prime Minister last week in Edmonton, where we announced the first tranche of projects through the Major Projects Office. We announced our plan to build homes using Canadian steel, Canadian lumber and Canadian unionized workers. This will create hundreds of thousands of new jobs, apprenticeship opportunities, training opportunities and real careers. We are optimistic about the future of this country, and I hope the opposition gets on board.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, un des meilleurs moyens de lutter contre l'inflation alimentaire consiste à offrir de réelles opportunités aux Canadiens. C'est ce que nous faisons en bâtissant une économie forte, une économie en pleine croissance. Nous bâtissons en grand, nous bâtissons avec audace et nous bâtissons dès maintenant. Nous bâtissons grâce à des projets d'envergure. La semaine dernière, j'ai eu le plaisir d'accompagner le premier ministre à Edmonton, où nous avons annoncé la première série de projets du Bureau des grands projets. Nous avons annoncé notre intention de construire des maisons en utilisant de l'acier canadien, du bois canadien et des travailleurs syndiqués canadiens. Cela permettra de créer des centaines de milliers d'emplois, des possibilités d'apprentissage, des possibilités de formation et de véritables carrières. Nous entrevoyons l'avenir du pays avec optimisme, et j'espère que l'opposition nous appuiera.
Davidson demande si le gouvernement libéral continuera de dépenser jusqu'à ce que chaque table au pays soit vide, soutenant que les déficits libéraux font monter les prix des épiceries tandis qu'un ménage sur quatre peine à se nourrir.
Davidson cites front-line food bank workers calling the situation 'horrific,' the one-in-four households statistic, and the causal link between Liberal spending and higher grocery prices, but closes with a hyperbolic rhetorical question rather than a precise ask.
Texte source
Mr. Speaker, the minister should go to a food bank and tell Canadians lining up there just how good they have it. While he pats himself on the back, food bank workers on the front lines are calling the situation horrific. One in four households is struggling to afford food. Parents are skipping meals so their kids can eat. While families go hungry, Liberal spending keeps driving grocery prices even higher. Will the Liberal government keep spending until every single table in this country is empty?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, le ministre devrait se rendre dans une banque alimentaire et dire aux Canadiens qui y font la queue quelle chance ils ont. Pendant qu'il se félicite de son annonce, les travailleurs des banques alimentaires qui sont en première ligne qualifient la situation d'horrible. Un ménage sur quatre a du mal à se nourrir. Des parents sautent des repas pour que leurs enfants puissent manger. Alors que les familles ne mangent pas à leur faim, les dépenses des libéraux continuent de faire grimper le prix des aliments. Le gouvernement libéral continuera-t-il à dépenser jusqu'à ce que toutes les tables du pays soient vides?
Long affirme que le gouvernement a consulté les Canadiens pendant l'été et a reçu un message clair de dépenser moins en opérations gouvernementales et d'investir davantage dans l'économie et la construction nationale, et qu'ils bâtiront l'économie la plus forte du G7.
Long pivots entirely to describing the Conservative leader's summer activities and claiming the government will build the strongest economy in the G7, with no engagement on food prices, food banks, or deficit spending.
Texte source
Mr. Speaker, while the Conservative leader was spending the summer trying to get his job back, we criss-crossed the country getting feedback from Canadians with respect to what they want to see in this budget. Their message was resoundingly clear. They want us to spend less on government operations and invest more in our economy, in national projects and in nation building. That is exactly what we are doing. We are going to build the strongest economy in the G7.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, alors que le chef conservateur passait l'été à essayer de retrouver son emploi, nous avons sillonné le pays pour recueillir les commentaires des Canadiens sur ce qu'ils veulent voir dans le budget. Leur message a été on ne peut plus clair. Ils veulent que nous dépensions moins d'argent pour faire tourner la machine gouvernementale et que nous en injections davantage dans notre économie, dans des projets nationaux et dans l'édification du pays. C'est exactement ce que nous faisons. Nous allons bâtir l'économie la plus forte du G7.
Goodridge demande au premier ministre d'admettre que doubler le déficit aggravera l'inflation alimentaire, citant des hausses de prix spécifiques pour le bœuf, la soupe en conserve et les pommes de terre, et notant que l'inflation alimentaire est 70 % au-dessus de la cible.
Goodridge cites specific price increases — beef up 33%, canned soup up 26%, potatoes up 16% — food inflation 70% above target and 40% since the Liberals took office, and asks a clear question about whether doubling the deficit will make food inflation worse.
Texte source
Mr. Speaker, the Prime Minister said Canadians would judge him on the cost at the grocery store. He is failing. Grocery prices are 70% above their own targets. Since the Liberals took office, food inflation has skyrocketed by 40%. It is another broken Liberal promise. Families are struggling to keep up. I do not know if the ministers shop for groceries themselves, so I will put this simply: Beef is up 33%, canned soup is up 26% and potatoes are up 16%. Will the Prime Minister admit that doubling the deficit will make food inflation worse?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, le premier ministre a dit que les Canadiens le jugeraient en fonction du coût du panier d'épicerie. Eh bien, c'est raté. Les prix des aliments dépassent de 70 % les objectifs fixés par les libéraux. D'ailleurs, depuis l'arrivée de ces derniers au pouvoir, l'inflation alimentaire a bondi de 40 %. C'est une autre promesse brisée. Les familles ont du mal à joindre les deux bouts. Je ne sais pas si les ministres font leurs courses eux-mêmes, alors disons les choses simplement: le prix du bœuf a augmenté de 33 %, celui de la soupe en conserve de 26 % et celui des pommes de terre de 16 %. Le premier ministre admettra‑t‑il que doubler le déficit ne fera qu'accentuer l'inflation alimentaire?
Hajdu affirme que les conservateurs ne proposent que des coupes tandis que le gouvernement investit dans les services de garde, les programmes alimentaires, les métiers spécialisés, les syndicats et le travail canadien, sans aborder les statistiques sur les prix des aliments ni le déficit.
Hajdu does not address any of the cited statistics or the deficit-inflation link, instead pivoting to an attack on Conservative cuts and a list of government program votes.
Texte source
Mr. Speaker, the Conservatives propose cuts, but we are building over on this side and they should get on board with that. Every time they have a chance to stand with Canadians, whether it is to vote for child care, whether it is to support food programs or whether it is to make sure that families get what they need to thrive and survive, including the investment in skilled trades, the investment in unions and the investment in actual Canadian work, they fail because they have no vision. Their vision is to cut, cut, cut.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, les conservateurs parlent de compressions, mais de notre côté, nous bâtissons. Ils devraient en faire autant. Chaque fois qu'ils ont l'occasion de défendre les intérêts des Canadiens, que ce soit en appuyant les services de garde, les programmes alimentaires ou les mesures qui permettent aux familles de subsister et de prospérer, comme les investissements dans les métiers spécialisés, les syndicats et les emplois au Canada, ils passent à côté, faute de vision. Ils n'ont qu'une chose en tête: couper, couper, couper.
Goodridge soutient que les déficits libéraux alimentent l'inflation alimentaire et demande si le gouvernement réduira le déficit pour faire baisser les prix alimentaires, notant qu'un ménage sur quatre peine à mettre de la nourriture sur la table.
Goodridge references one in four families struggling to put food on the table and frames the deficit-inflation link, but is cut off before completing the question, and the framing is more rhetorical than sharply targeted.
Texte source
Mr. Speaker, families cannot eat the word salad served up by the minister, unfortunately. Food inflation is rising and one in four families is currently struggling to put food on the table. Meanwhile, Liberal deficits are fuelling inflation, driving prices even higher. Liberals are more interested in feeding bureaucracies in Ottawa than in tackling the serious problems facing Canadian families that are struggling to put nutritious food on the table and in their kids' lunch boxes. Food banks and school lunch programs are band-aids. We need real solutions to the real root cause of the problem: rising food costs. Will the minister cut the deficit so food—
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, malheureusement, les familles ne peuvent pas se nourrir des salades de la ministre. L'inflation alimentaire est à la hausse, et une famille sur quatre a actuellement du mal à se nourrir. Entretemps, les déficits des libéraux alimentent l'inflation et font grimper encore plus les prix. Les libéraux préfèrent alourdir la bureaucratie à Ottawa que s'attaquer aux graves problèmes qui touchent les familles canadiennes qui ont du mal à mettre des aliments nutritifs sur la table et dans la boîte à lunch de leurs enfants. Les banques alimentaires et les programmes de repas dans les écoles sont des solutions de fortune. Il faut de vraies solutions au problème, dont la cause profonde est la hausse du coût des aliments. La ministre réduira-t-elle le déficit pour que les aliments...
McLean parle de la protection des aînés par le soutien au logement, la sécurité à la retraite, la sécurité de la vieillesse et les logements construits à cet effet, sans aucune référence aux coûts alimentaires ni au déficit.
McLean answers a completely different topic — seniors' housing, retirement security, and old age security — having no connection to food costs, deficit reduction, or the question asked.
Texte source
Mr. Speaker, this government is protecting Canadians, and that includes seniors: their safety, their right to housing, their retirement security. Seniors are living longer. They are living healthier lives than ever. This government will always support and empower Canadian seniors. They are an important part of this economy. We are showing action, such as cutting red tape and constructing purpose-built housing so seniors can age with dignity in their own communities. We are ensuring that seniors have the funds they need to retire and to be able to afford groceries through such programs as old age security.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, le gouvernement protège les Canadiens, y compris les aînés: leur sécurité, leur droit au logement et leur sécurité de la retraite. Les aînés vivent plus longtemps et en meilleure santé que jamais. Le gouvernement soutiendra toujours les aînés canadiens et il leur donnera les moyens d'agir. Ils jouent un rôle important dans l'économie. Nous agissons, notamment en réduisant les formalités administratives et en faisant construire des logements à vocation locative afin que les aînés puissent vieillir dans la dignité au sein de leur collectivité. Grâce à des programmes comme la Sécurité de la vieillesse, nous veillons à ce que les aînés disposent des fonds dont ils ont besoin pour prendre leur retraite et payer leur épicerie.
Godin demande au premier ministre ce qu'il a à dire aux familles, aux aînés et aux jeunes dans Portneuf—Jacques-Cartier et partout au Canada pour alléger le fardeau de la hausse du coût de la vie et leur donner de l'espoir.
This is a government-backbench softball question broadly asking what the Prime Minister has to say to families, seniors, and young people about the cost of living, with no specific policy ask or factual challenge.
Texte source
Monsieur le Président, ma question s'adresse au premier ministre. Depuis 10 ans, sous ce gouvernement libéral, les Canadiens subissent une hausse constante du coût de la vie. Le logement, l'alimentation et l'énergie, entre autres, pèsent énormément sur le portefeuille des familles, des aînés et des jeunes. Dans Portneuf—Jacques‑Cartier, comme partout ailleurs au Canada, les citoyens sont découragés et ressentent une profonde inquiétude quant à l'avenir. Qu'est-ce que le premier ministre a à répondre aux familles, aux aînés et à nos jeunes pour alléger ce fardeau et leur donner un peu d'espoir?
Lightbound cite les réductions d'impôts pour 22 millions de Canadiens, l'élimination de la TPS pour les premiers acheteurs, l'Allocation canadienne pour enfants, les investissements dans le logement et la création d'emplois dans le cadre de la construction nationale comme mesures pour réduire le coût de la vie et bâtir l'économie la plus forte du G7.
Lightbound provides a reasonably substantive list of government commitments — tax cuts for 22 million Canadians, GST elimination for first-time buyers, Canada Child Benefit, housing investments, and job creation — directly responsive to the open-ended prompt.
Texte source
Monsieur le Président, diminuer le coût de la vie et augmenter le pouvoir d'achat des Canadiens, c'est le sens de notre engagement. C'est le mandat qui nous a été donné par les Canadiens. C'est pourquoi l'une des premières choses que nous avons faites, ça a été de baisser les impôts pour 22 millions de Canadiens. Ça a été d'éliminer la TPS pour les premiers acheteurs, pour que les jeunes Canadiens aient plus de facilité à accéder à la propriété. Toutefois, nous ne nous arrêtons pas là. Avec les investissements que nous faisons pour bâtir le Canada, pour créer de bons emplois bien rémunérés, nous allons pouvoir nous permettre d'avoir non seulement l'économie la plus forte du G7, mais aussi de financer des programmes sociaux importants, comme l'Allocation canadienne pour enfants, comme des investissements dans le logement, qui aident les Canadiens d'un bout à l'autre du pays, y compris dans Portneuf—Jacques‑Cartier.
Fancy demande à la ministre des Emplois et des Familles de faire le point sur la façon dont le gouvernement travaille à soutenir et améliorer la mobilité de la main-d'œuvre entre les provinces et territoires pour appuyer les projets de construction nationale.
This is a government-backbench question asking a minister to update the House on labour mobility efforts, with no specific factual challenge or accountability dimension.
Texte source
Mr. Speaker, as this government focuses on nation-building projects that will connect our country, trade workers will be in high demand. They need to be able to move freely and have their skills recognized across provinces and territories if we are going to deliver on building a stronger, more inclusive economy. Can the Minister of Jobs and Families update the House on how our government is working to support and improve labour mobility across the country?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, le gouvernement se concentre sur des projets d'édification nationale qui créeront des liens d'interdépendance à travers notre pays, et les gens de métier seront en forte demande. Ils devront pouvoir se déplacer librement et faire reconnaître leurs compétences dans l'ensemble des provinces et des territoires si nous voulons bâtir une économie plus forte et plus inclusive. La ministre de l'Emploi et des Familles peut-elle informer la Chambre de ce que fait notre gouvernement pour favoriser et améliorer la mobilité de la main-d'œuvre partout au pays?
Hajdu affirme que le gouvernement a travaillé avec diligence avec les provinces et territoires pour que les travailleurs puissent se déplacer partout au pays pour accéder à de bons emplois, sans préciser d'accords ou de mesures particulières.
Hajdu briefly states that the government has worked with provinces and territories to ensure workers can cross the country to access jobs, but provides no specific measures, timelines, or outcomes, making the answer vague despite some relevant content.
Texte source
Mr. Speaker, that is a great question. As the Conservatives laugh over there, it is clear that many of them have never met a labourer who actually has barriers to crossing the country to get to good jobs. In fact, we have worked diligently with the provinces and territories to make sure that, no matter where the work is, if there is a worker who wants to do it, they can get there and take that job. The Conservatives can laugh all they want, but we are doing the hard work over here.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, c'est une excellente question. Les conservateurs rient là-bas, mais il est clair que bon nombre d'entre eux n'ont jamais rencontré un ouvrier qui se heurte à des obstacles l'empêchant de trouver un bon emploi à l'autre bout du pays. En fait, nous avons travaillé rigoureusement avec les provinces et les territoires pour nous assurer que, peu importe l'endroit où il y a du travail à faire, il soit possible pour un travailleur de s'y rendre et d'obtenir l'emploi. Les conservateurs peuvent rire tant qu'ils veulent, mais c'est nous qui faisons le travail difficile de ce côté-ci de la Chambre.
Brock demande pourquoi les libéraux s'accrochent à des lois laxistes en matière de criminalité au lieu de protéger les Canadiens, citant un meurtrier ayant 59 condamnations antérieures, un réseau de carjacking avec des suspects en liberté sous caution à Peel, et 40 récidivistes arrêtés 6 000 fois à Vancouver.
Brock cites three specific examples — 59 prior convictions before a mass murder in Saskatchewan, a carjacking ring in Peel Region with bailed suspects, and 40 repeat offenders arrested 6,000 times in Vancouver — though the closing ask is broad and somewhat rhetorical.
Texte source
Mr. Speaker, crime, chaos and fear are ravaging communities right across Canada after 10 years of the Liberals' prioritizing soft-on-crime laws. In Saskatchewan, a man out on release after 59 prior convictions murdered 11 people. In Peel Region, half the suspects in a violent carjacking ring were out on bail. In Vancouver, just 40 repeat offenders were arrested 6,000 times, yet the government takes no action. Why are the Liberals clinging to laws that let dangerous criminals back on the streets instead of keeping Canadians safe?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, après dix ans de politiques libérales favorisant l'indulgence envers les criminels, la criminalité, le chaos et la peur font des ravages dans l'ensemble des collectivités du pays. En Saskatchewan, un homme libéré après 59 condamnations antérieures a assassiné 11 personnes. Dans la région de Peel, la moitié des suspects d'un violent réseau de voleurs de voitures ont été libérés sous caution. À Vancouver, 40 récidivistes ont été arrêtés 6 000 fois, mais le gouvernement est resté les bras croisés. Pourquoi les libéraux s'accrochent-ils à des lois qui, au lieu de préserver la sécurité des Canadiens, permettent à des criminels dangereux de retourner dans les rues?
Sahota mentionne le projet de loi C-2 sur le renforcement des frontières et annonce une législation à venir pour durcir la caution, renforcer les peines et collaborer avec les services de police contre le crime organisé, sans aborder les cas spécifiques cités.
Sahota references Bill C-2 and announces upcoming bail and sentencing reforms, which is partially responsive, but provides no specifics on timelines, what laws will change, or how the cited cases would have been handled differently.
Texte source
Mr. Speaker, the second bill we introduced in the House was Bill C-2, our stronger borders measure, which gives police the tools to deal with many issues, including organized crime. The next thing we are going to do is stiffen bail and make sentencing a lot stricter. We are going to partner with police services across the country to fight organized crime, make it tougher for violent offenders to get bail and impose stricter sentences. We are taking action on this front to make sure that Canadians are safe.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, le deuxième projet de loi que nous avons présenté à la Chambre était le projet de loi C‑2, qui traduit notre intention de renforcer nos frontières et de doter la police des outils qu'il lui faut pour traiter de nombreux problèmes, dont ceux qui sont liés au crime organisé. La prochaine étape consistera à durcir les conditions de mise en liberté sous caution et à rendre les peines beaucoup plus sévères. Nous allons nous associer aux services de police de tout le pays pour lutter contre le crime organisé, rendre plus difficile la mise en liberté sous caution des délinquants violents et imposer des peines plus sévères. Les mesures que nous prenons dans ce sens visent à assurer la sécurité des Canadiens.
Brock demande si le premier ministre appuiera la loi conservatrice des 'trois coups' pour maintenir les récidivistes violents en prison, citant 256 personnes accusées d'homicide alors qu'elles étaient en liberté l'an dernier.
Brock cites the specific statistic of 256 people charged with homicide while on release, references the Conservative 'three strikes and you're out' law by name, and asks a direct yes-or-no question about whether the Prime Minister will back it.
Texte source
Mr. Speaker, we have been listening to that for five months: empty promises, empty words. Last year, 256 people were charged with homicide while on release. That is, 256 Canadians would be alive today if these violent criminals had been behind bars. If Conservatives' “three strikes and you're out” law were in place, these repeat offenders would have been in jail and not destroying families. Nearly five months after taking office, the Prime Minister has failed to act. If he truly wants to crack down on violent crime, he will back our common-sense Conservative law to keep criminals in jail and to restore safe streets. Will he do that?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, cela fait cinq mois que nous entendons la même chose, c'est-à-dire des promesses vides et des paroles creuses. L'année dernière, 256 personnes ont été accusées d'avoir commis un homicide après avoir été remises en liberté. Autrement dit, 256 Canadiens seraient encore en vie aujourd'hui si ces criminels violents étaient restés derrière les barreaux. Si la loi conservatrice des trois infractions avait été en vigueur, ces récidivistes auraient été en prison et n'auraient pas détruit des familles. Près de cinq mois après son entrée en fonction, le premier ministre n'est toujours pas intervenu à cet égard. S'il veut vraiment lutter contre les crimes violents, il appuiera notre loi conservatrice pleine de bon sens qui vise à maintenir les criminels en prison et à rétablir la sécurité dans les rues. Le fera-t-il?
Oh, oh!
Traduction du Hansard: Oh, oh!
Fraser annonce une législation à venir cet automne qui comprendra des conditions de cautionnement plus strictes pour les récidivistes violents et des peines plus sévères, et demande aux conservateurs de l'appuyer lors du vote.
Fraser commits to upcoming legislation including stricter bail conditions for repeat violent offenders and harsher sentences, which directly addresses the substance of the ask, though he does not say yes to backing the Conservative law specifically and conditions his answer on opposition support.
Texte source
Mr. Speaker, dangerous people who commit serious crimes should not be walking freely in our streets if they pose a public safety threat to Canadians. I have good news—
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, les individus dangereux qui commettent des crimes graves ne devraient pas pouvoir circuler librement dans nos rues s'ils constituent une menace pour la sécurité publique au Canada. J'ai une bonne nouvelle...
Mr. Speaker, I thank my Conservative colleagues for the applause. I hope they will meet that with their votes when it comes time to support the legislation we will be advancing this fall. I have good news for my friend opposite. This legislation would include serious reforms to make stricter bail conditions for people who are repeat violent offenders. It would have harsher sentences for those people who would pose risks to the public's safety. We will do what we can to strengthen Canada's laws. We will do what we can to bring the provinces along with us. My hope is only that all members of this House will do the right thing and vote for the legislation when it comes forward.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je remercie mes collègues conservateurs de leurs applaudissements. J'espère qu'ils auront autant d'enthousiasme quand viendra le temps d'appuyer le projet de loi que nous présenterons cet automne. J'ai de bonnes nouvelles pour mon collègue d'en face. Ce projet de loi comprendrait des réformes importantes visant à resserrer les conditions de mise en liberté sous caution pour les récidivistes violents. Il prévoit des peines plus sévères pour les contrevenants qui représentent un risque pour la sécurité publique. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour renforcer les lois du Canada. Nous ne ménagerons aucun effort pour rallier les provinces à notre cause. J'espère seulement que les députés de tous les partis feront la bonne chose en votant en faveur du projet de loi le moment venu.
Davies demande si les libéraux présenteront des modifications au Code criminel pour empêcher la libération anticipée de délinquants sexuels récidivistes envers les enfants, citant la libération anticipée de Daniel Senecal et son agression sexuelle subséquente contre une fillette de trois ans identifiée comme la petite E.
Davies names a specific individual (Daniel Senecal), his sentence and early release, and describes the harm to a named victim (little E, a three-year-old), making a concrete case for policy change, though the ask — 'introduce changes to the Criminal Code today' — is somewhat broad.
Texte source
Mr. Speaker, Daniel Senecal raped and choked a 12-year-old boy in my riding. He was sentenced to 18 months but was released six months early. While on parole, this monster attacked and sexually abused his next victim, little E, a three-year-old little girl, almost killing her and leaving her fighting for her life before the firefighters arrived on the scene. Failed Liberal justice policies have allowed repeat child sex offenders to be let out early. Will the Liberals introduce changes to the Criminal Code today and bring home justice for victims like little E?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, Daniel Senecal a violé et étranglé un garçon de 12 ans de ma circonscription. Il a ensuite été condamné à 18 mois de prison, mais il a été libéré six mois avant la fin de sa peine. Pendant qu'il était en liberté conditionnelle, ce monstre a attaqué, agressé sexuellement et presque tué une nouvelle victime, la petite E, une fillette de 3 ans, qui a dû lutter pour sa vie jusqu'à l'arrivée des pompiers. Les politiques judiciaires ratées des libéraux ont permis à des agresseurs sexuels d'enfants qui récidivent d'obtenir une libération anticipée. Les libéraux vont-ils présenter des modifications au Code criminel dès aujourd'hui et rendre justice aux victimes comme la petite E?
Fraser condamne les actes, annonce que le gouvernement restreindra les ordonnances de condamnation avec sursis pour les crimes sexuels et les crimes contre les enfants, et s'engage à travailler avec les provinces, tout en demandant que la question ne soit pas utilisée à des fins partisanes.
Fraser condemns the acts, commits to restricting conditional sentence orders for sexual crimes including crimes against children, and pledges to work with provinces, engaging the substance of the ask, though he does not commit to acting 'today' as demanded.
Texte source
Mr. Speaker, I sincerely thank my hon. colleague for raising this question on the floor of the House of Commons. Such horrific acts can be met only with condemnation from members of Parliament on both sides of the aisle. As we seek to move forward with legislation, we will be restricting conditional sentence orders when it comes to sexual crimes and sexual crimes against children. We will do what we can to make sure that we work with provinces so that they can fund their systems properly, as well as to ensure that we work together to keep Canadians safe. My hope is that crime and horrific circumstances such as these will not be used as partisan fodder. I will work sincerely with my colleague opposite to advance the kinds of changes that will keep children safe in this country.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je remercie sincèrement mon collègue d'avoir soulevé cette question à la Chambre. Les députés des deux côtés de la Chambre ne peuvent que dénoncer des gestes aussi horribles. Comme nous cherchons à faire avancer le projet de loi, nous limiterons les ordonnances de sursis pour les crimes sexuels, dont ceux qui sont commis contre des enfants. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour collaborer avec les provinces afin qu'elles puissent financer adéquatement leurs systèmes et assurer la sécurité des Canadiens. J'espère que les crimes et les circonstances horribles comme celles-ci ne seront pas repris à des fins partisanes. Je vais travailler de bonne foi avec mon collègue d'en face pour apporter le genre de changements qui assureront la sécurité des enfants du pays.
Paul-Hus décrit la 'loi des trois coups' proposée par le chef conservateur — interdisant aux récidivistes d'infractions graves d'obtenir une caution, une probation, une libération conditionnelle ou une détention à domicile — et demande si le premier ministre l'adoptera.
Paul-Hus describes the Conservative leader's proposed 'loi des trois coups' in some detail and asks whether the Prime Minister will adopt it, but the framing is partly a recitation of party policy and the final ask is somewhat rhetorical.
Texte source
Monsieur le Président, le chef conservateur a annoncé qu'il mettrait fin à la vague de criminalité violente créée par les libéraux en adoptant la « loi des trois coups ». Cette loi empêchera les criminels reconnus coupables de trois infractions graves de bénéficier d'une libération sous caution, d'une probation, d'une libération conditionnelle ou d'une détention à domicile. De plus, elle maintiendra les criminels violents derrière les barreaux plus longtemps afin de les éloigner de leurs victimes et de les éloigner de nos rues. Est-ce que le premier ministre a besoin de bonnes idées pour combattre le crime? Si oui, est-ce qu'il va adopter la loi du chef de l'opposition?
Fraser annonce une législation à venir qui renforcerait la caution pour les récidivistes violents et ceux impliqués dans le vol d'automobiles et les invasions de domicile avec des organisations criminelles, à déposer dans les prochaines semaines.
Fraser says he has consulted law enforcement, provinces, and stakeholders, announces specific upcoming reforms to bail for repeat violent offenders and those involved in auto theft and home invasion with organized crime, and gives a timeline of weeks — substantively responsive though not committing to the specific Conservative law.
Texte source
Mr. Speaker, when it comes to good ideas, I can assure my colleague opposite that I have been taking them from law enforcement, from provincial governments and from stakeholders in the public safety space since the day of my appointment to this position. We will be introducing legislation that would strengthen Canada's bail system, making it harder for repeat violent offenders and for those who commit serious crimes with organized criminal organizations, including auto theft and home invasion. The Conservatives will have to wait a matter of weeks before this legislation comes forward. My hope is that they will support the common-sense measures that would help keep communities safe in every part of this country.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, puisqu'il est question de bonnes idées, je peux assurer au député d'en face que j'écoute celles venant des forces de l'ordre, des gouvernements provinciaux et des intervenants du domaine de la sécurité publique depuis ma nomination à ce poste. Nous allons présenter un projet de loi qui vise à renforcer le système canadien de mise en liberté sous caution et à le resserrer pour les récidivistes violents et ceux qui commettent des crimes graves avec des organisations criminelles, dont les vols de voitures et les invasions de domicile. Les conservateurs devront attendre quelques semaines avant que ce projet de loi soit présenté. J'espère qu'ils appuieront ces mesures sensées qui contribueront à la sécurité des collectivités dans toutes les régions du pays.
Paul-Hus demande si le premier ministre suivra les conseils de David Lametti — artisan des projets de loi C-5 et C-75, qui ont permis des peines à domicile et des libérations sous caution faciles — qui conseille maintenant le bureau du premier ministre, ou s'il écoutera plutôt les conservateurs.
Paul-Hus specifically names Bill C-5 and Bill C-75, their effects on conditional sentences and bail, and names David Lametti as currently advising the Prime Minister's Office, creating a concrete tension the minister must address.
Texte source
Monsieur le Président, on a vécu dans les dernières années la mise en œuvre du projet de loi C‑5, celui qui touche au Code criminel et qui permet d'avoir des peines à la maison, et du projet de loi C‑75, qui permet d'avoir des libérations sous caution très facilement. Ces lois-là ont été mises en place par l'ancien ministre de la Justice, David Lametti, qui est actuellement le conseiller du bureau du premier ministre. Est-ce que le premier ministre va écouter David Lametti ou va-t-il écouter la bonne raison et écouter les conservateurs?
Fraser conteste la description que fait Paul-Hus du projet de loi C-5, notant qu'il restreint les ordonnances de condamnation avec sursis pour des crimes graves comme la tentative de meurtre, et réitère le plan du gouvernement pour des peines plus sévères et des réformes de la caution plus strictes.
Fraser directly contests Paul-Hus's characterization of Bill C-5, noting it restricts conditional sentencing for serious crimes, which is a factual rebuttal, though he does not address Bill C-75 or the David Lametti question at all.
Texte source
Mr. Speaker, this is the second time this week I have received a question about a piece of legislation that the questioner has seemingly not read. Bill C-5, among other things, actually restricts the use of conditional sentencing orders for serious crimes, such as attempted murder and advocating genocide. We want to continue to put measures in place that will have harsher sentences for repeat violent offenders. We will also advance reforms that would make it harder to get bail for people who pose a public safety threat. I would ask that all members of the House pull the partisan rhetoric out of such a serious issue as public safety and get together to advance reforms that will protect—
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, c'est la deuxième fois cette semaine que la personne qui me pose une question ne semble pas avoir lu le projet de loi dont elle parle. Le projet de loi C‑5 limite, entre autres choses, le recours aux ordonnances de sursis pour les crimes graves, comme la tentative de meurtre et l'encouragement au génocide. Nous voulons continuer à mettre en place des mesures qui prévoiront des peines plus sévères pour les récidivistes violents. Nous proposerons également des réformes qui feront en sorte qu'il sera plus difficile d'obtenir une mise en liberté sous caution pour les personnes qui représentent une menace pour la sécurité publique. J'invite tous les députés à mettre de côté la rhétorique partisane quand il s'agit d'un dossier aussi sérieux que la sécurité publique, et d'unir leurs forces pour faire avancer des réformes qui protégeront...
Lantsman demande si la stratégie de logement du gouvernement consiste à espérer que les Canadiens ne connaissent pas les mathématiques de base, citant une baisse de 16 % des mises en chantier, 13 milliards de dollars pour une nouvelle bureaucratie et une production projetée de seulement 4 000 logements par rapport à la promesse de 500 000 par an.
Lantsman cites specific numbers — the 500,000 homes per year promise, a 16% drop in housing starts, $13 billion for a new bureaucracy, and 4,000 homes as 1.6% of current builds — making a pointed, numerically grounded challenge to the government's housing strategy.
Texte source
Mr. Speaker, the Prime Minister promised Canadians that he would build 500,000 homes a year, doubling housing starts. Instead, housing starts are down 16%, and his $13-billion brand new bureaucracy might someday, maybe, build a grand total of 4,000 homes. That is 1.6% of what we already build. It is a rounding error. Is this really the government's housing strategy: to hope that Canadians do not know basic math?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, le premier ministre a promis aux Canadiens qu'il ferait construire 500 000 logements par an, ce qui doublerait le nombre de mises en chantier. Au lieu de cela, les mises en chantier ont diminué de 16 %. Sa toute nouvelle structure bureaucratique de 13 milliards de dollars pourrait un jour, peut-être, construire un total de 4 000 logements. Cela représente 1,6 % de ce que nous construisons déjà. Cela correspond à une erreur d'arrondissement. Est-ce vraiment la stratégie du gouvernement en matière de logement: espérer que les notions élémentaires de mathématiques échappent aux Canadiens?
Robertson affirme que les projets annoncés ne sont qu'un début et peuvent soutenir jusqu'à 45 000 nouveaux logements abordables, avec beaucoup d'autres à venir, et accuse les conservateurs d'avoir mal calculé les chiffres.
Robertson disputes Lantsman's figures by saying the announced projects are just the start and can support up to 45,000 new affordable homes with more on the way, which partially addresses the math challenge, but does not explain the housing starts decline or the $13-billion bureaucracy claim.
Texte source
Mr. Speaker, the Conservatives seem a little confused, so let me help here. First, the projects that we announced were just the start. Second, they can support up to 45,000 new affordable homes. Third, we have many more projects on the way. This is not the first time the Conservatives have gotten the numbers wrong, so I would like to invite them to take a moment and rework their talking points. We have no intention of slowing down. It is time to build.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, les conservateurs semblent avoir du mal à suivre. Je vais donc les aider. Premièrement, les projets que nous avons annoncés ne sont qu'un début. Deuxièmement, l'organisme soutiendra la construction de jusqu'à 45 000 nouveaux logements abordables. Troisièmement, nous avons beaucoup d'autres projets en cours. Ce n'est pas la première fois que les conservateurs se trompent dans leurs calculs. Je les invite donc à prendre un moment pour revoir leurs arguments. Nous n'avons pas l'intention de ralentir. C'est le temps de bâtir.
Lantsman demande si nommer des responsables associés à une hausse de 150 % des prix des maisons à Vancouver et à une augmentation de 700 % des taxes de développement à Toronto pour diriger un nouvel organisme de logement de 13 milliards de dollars constitue un succès.
Cites specific figures (150% home price increase, 700% development charge hike, $13 billion) and names individuals, but the ask is rhetorical ('Is this really the definition of success?') rather than a precise accountable question.
Texte source
Mr. Speaker, only in Liberal land do we solve the housing crisis by blowing $13 billion on a fourth bureaucracy after the first three already failed. Those numbers are right. Who is leading the master plan? It is the former mayor of Vancouver. He doubled rents and jacked up home prices by 150%. Just to make the circus more complete, he handed a key role to his buddy from Toronto, the same person who slapped a 700% hike on development charges and oversaw home prices double when she was there. Is this really the definition of success for the minister?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, il n'y a que dans le monde des libéraux que l'on entend régler la crise du logement en dépensant 13 milliards de dollars pour créer une quatrième structure bureaucratique après l'échec des trois premières. Ces chiffres sont véridiques. Qui est responsable de ce grand plan? Il s'agit de l'ancien maire de Vancouver. Il a fait doubler les loyers et il a fait bondir le prix de l'immobilier de 150 %. Pour couronner le tout, il a confié un rôle clé à son amie de Toronto, celle-là même qui avait imposé une hausse de 700 % des droits d'aménagement et qui a laissé le prix de l'immobilier doubler lorsqu'elle était en fonction. Est-ce vraiment là ce que le ministre qualifierait de succès?
Robertson accuse les conservateurs de critiquer les élus locaux et affirme que le gouvernement agit avec ses partenaires locaux, sans aborder les nominations ou les chiffres précis.
The minister deflects entirely by accusing Conservatives of 'trashing local officials' and pivoting to opposition record, without addressing any of the specific figures or personnel decisions cited.
Texte source
Mr. Speaker, once again we hear the Conservatives trashing local officials and government. It is unbelievable. They are talking about mayors, they are talking about councillors and they are talking about public servants, rather than looking at themselves. Many of us who have served at the local level have dealt with Conservative governments that did nothing for affordable housing and did nothing to improve affordability for Canadians. We are taking action and working with our partners at the local level.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, voilà encore une fois les conservateurs qui dénigrent les élus municipaux et les administrations locales. C'est incroyable. Au lieu de se regarder dans le miroir, ils parlent des maires, des conseillers municipaux et des fonctionnaires. Bon nombre d'entre nous qui avons occupé des fonctions municipales avons eu affaire à des gouvernements conservateurs qui n'ont rien fait relativement au logement abordable et qui n'ont rien fait pour faire baisser le coût de la vie pour les Canadiens. Nous prenons des mesures et nous collaborons avec nos partenaires de la sphère locale.
Kronis note que les mises en chantier ont chuté de 16 % malgré la promesse de les doubler, et demande quand le premier ministre admettra qu'il double les gardiens et les déficits plutôt que les logements.
Cites a specific data point (housing starts down 16% against a promise to double them), the $13-billion housing czar, and a 700% tax hike, making it reasonably grounded, though the closing line is rhetorical.
Texte source
Mr. Speaker, the Prime Minister promised to double housing starts, but they are down 16%. It is no surprise when we see who is in charge. The housing minister oversaw a 150% surge in home prices and doubled rents in Vancouver, while the new $13-billion housing czar helped hike Toronto homebuilding taxes by 700%. When will the Prime Minister admit that all he is doubling are gatekeepers and deficits?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, alors que le premier ministre avait promis de doubler les mises en chantier, elles ont plutôt diminué de 16 %, mais quand on voit qui est aux commandes, ce n'est pas surprenant. Sous la gouverne du ministre du Logement, le prix de l'immobilier a bondi de 150 %, et les loyers ont doublé à Vancouver. Le nouveau tsar du logement, qui dispose d'un budget de 13 milliards de dollars, a pour sa part contribué à faire augmenter de 700 % les taxes sur la construction de logements à Toronto. Quand le premier ministre va-t-il admettre que tout ce qu'il double, ce sont les obstacles et les déficits?
Robertson promet de construire des logements abordables à une échelle sans précédent et accuse les gouvernements conservateurs d'avoir abandonné le dossier du logement abordable pendant une décennie.
Robertson does not address the 16% decline in housing starts or the specific personnel concerns, instead pivoting entirely to Conservative record on affordable housing.
Texte source
Mr. Speaker, I will just remind the members opposite that we are focused on building affordable housing at a scale never seen before, certainly not by Conservative governments, which vacated the field on affordable housing for their decade in power. That set us back enormously. We are now building back. We are looking forward. We are going to employ Canadians in building affordable housing at a scale that is unprecedented. We expect the members opposite to support our work.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je rappellerai simplement aux députés d'en face que nous nous employons à faire construire des logements abordables à une échelle sans précédent, ce qui ne s'est assurément pas vu sous les gouvernements conservateurs, qui, pendant leur décennie au pouvoir, ont abandonné le dossier du logement abordable, ce qui nous a fait énormément reculer. Maintenant, nous voulons construire de nouveau. Nous sommes tournés vers l'avenir. On va employer des Canadiens pour construire des logements abordables à une échelle sans précédent. Nous nous attendons à ce que les députés d'en face appuient nos efforts.
Hardy cite une étude montrant que les familles québécoises consacrent plus de 30 % (jusqu'à 70 % pour les faibles revenus) de leurs revenus au logement, une perte de 4,2 milliards de dollars pour l'économie et une baisse de 16 % des mises en chantier, demandant quand le premier ministre mettra fin à la bureaucratie.
Cites a study showing families spending over 30% (low-income up to 70%) of income on housing, a $4.2-billion economic loss for Quebec, and the 16% drop in housing starts, providing solid factual grounding, though the final ask ('stop bureaucracy') is somewhat vague.
Texte source
Monsieur le Président, dans Montmorency—Charlevoix, la crise du logement est bien réelle. Nous ne sommes pas les seuls. Partout au Québec, les familles étouffent. Une récente étude a démontré que les familles dépensent maintenant plus de 30 % de leurs revenus pour se loger. Pour des familles à faible revenu, on atteint même 70 %. L'impact direct, c'est une perte de 4,2 milliards de dollars pour l'économie québécoise. Le premier ministre avait promis de doubler les chantiers. Ils ont chuté de 16 %. Ce n'est pas étonnant avec toute la bureaucratie et les limites administratives auxquelles les entrepreneurs font face. Le premier ministre va-t-il stopper la bureaucratie et commencer à bâtir des logements?
Lightbound cite l'élimination de la TPS sur les premières maisons et l'investissement de 13 milliards de dollars dans Maisons Canada, et note que le chef de l'opposition n'a supervisé la construction que de six logements abordables lorsqu'il était ministre.
Lightbound mentions the GST elimination and the $13-billion Maisons Canada investment but does not address the specific Quebec figures or the bureaucratic barriers cited; he pivots to attacking the opposition leader's record.
Texte source
Monsieur le Président, il est vrai que la crise du logement frappe particulièrement les jeunes Canadiens. C'est pourquoi non seulement nous avons éliminé la TPS pour les premières maisons, mais nous avons aussi annoncé, avec mon collègue le ministre du Logement et de l'Infrastructure, Maisons Canada. Un investissement initial de 13 milliards de dollars va avoir un effet de levier immense pour bâtir des milliers de logements abordables partout au pays. Je noterais au passage que, quand le chef de mon collègue était ministre, il a présidé à la construction de seulement six logements. On parle d'une magnitude significativement plus importante. Je dirais que mon collègue le ministre du Logement et de l'Infrastructure a pris un bon départ.
Lapointe demande au ministre des Finances et du Revenu national quelles mesures le gouvernement prend pour améliorer la prestation des services de l'ARC face à la hausse de la demande.
This is a government-backbench softball setup asking the minister to share what the government is doing to improve CRA service delivery, with no accountability challenge.
Texte source
Monsieur le Président, les résidants de ma circonscription ont communiqué avec moi et mon équipe pour exprimer leur frustration face au retard qu'ils subissent lorsqu'ils tentent de contacter l'Agence du revenu du Canada. Nous savons que les employés dévoués de l'ARC fournissent des services inestimables aux Canadiens, mais la réalité est claire: la demande a considérablement augmenté ces dernières années et le système doit être amélioré. Le ministre des Finances et du Revenu national pourrait-il informer la Chambre des mesures prises par le gouvernement pour améliorer la prestation des services à l'ARC?
Champagne reconnaît que les niveaux de service de l'ARC sont inacceptables et annonce qu'il a demandé à l'ARC de présenter un plan de 100 jours pour améliorer les services, s'engageant à fournir la technologie, les processus et l'encadrement nécessaires.
Champagne acknowledges the service level is unacceptable, announces a specific 100-day improvement plan for the CRA, and commits to providing technology and processes — a reasonably substantive response to the setup question.
Texte source
Monsieur le Président, je veux d'abord remercier ma collègue de son excellente question. Le niveau de service offert par l'Agence du revenu du Canada est inacceptable. C'est pour cela que j'ai demandé à l'Agence du revenu du Canada de présenter un plan de 100 jours pour améliorer les services auxquels les Canadiens sont en droit de s'attendre. J'en profite pour remercier tous les agents de l'Agence de leur travail. Nous allons leur fournir la technologie, les processus et l'encadrement pour offrir le meilleur niveau de service auquel les citoyens canadiens sont en droit de s'attendre.
Rempel Garner demande pourquoi la ministre de l'Immigration admet des personnes plus vite que les logements ne sont construits, et signale que potentiellement des millions de personnes ont des visas expirant sans que leur départ soit vérifié.
Raises a real tension between record-low housing completions and high immigration intake and flags the specific problem of expiring visas without knowing whether holders will leave, but the ask is somewhat vague ('why is the immigration minister letting in people faster').
Texte source
Mr. Speaker, the question is for the immigration minister. New housing completions are at record lows, but the Liberals are welcoming unprecedented numbers of people under every immigration stream. On top of this, there are potentially millions of people who have expiring visas, and the Liberals do not even know if they will leave. Why is the immigration minister letting in people faster than the Liberals are building homes to house people who are already here in Canada?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, ma question s'adresse à la ministre de l'Immigration. Le nombre de logements achevés n'a jamais été aussi bas. Pourtant, les libéraux accueillent un nombre sans précédent de personnes par tous les volets d'immigration. Qui plus est, il y a potentiellement des millions de personnes dont le visa arrive à échéance, et les libéraux ne savent même pas si elles vont quitter le pays. Pourquoi la ministre de l'Immigration laisse-t-elle entrer les gens plus rapidement que les libéraux arrivent à faire construire des logements pour ceux qui vivent déjà ici, au Canada?
Diab affirme que les mesures fonctionnent, citant la plus faible croissance démographique hors pandémie depuis la Seconde Guerre mondiale au premier trimestre 2025 et des réductions des résidents temporaires et des cibles de résidents permanents de plus de 20 %.
Diab provides specific figures on population growth and reductions in temporary and permanent resident targets, which are partially responsive, but does not address the expiring-visa compliance question specifically raised.
Texte source
Monsieur le Président, nos mesures fonctionnent. Oui, elles fonctionnent. Au premier trimestre de 2025, le Canada a connu la plus faible croissance démographique hors pandémie depuis la Seconde Guerre mondiale. Nous poursuivons la mise en œuvre de notre plan sur les niveaux d'immigration, un plan qui réduit notre population de résidents temporaires de centaines de milliers et qui réduit notre cible de résidents permanents de plus de 20 %. Notre objectif est clair: rendre notre système viable et attirer les meilleurs talents.
Rempel Garner invoque le rapport du directeur parlementaire du budget pour contester l'affirmation de la ministre selon laquelle le plan d'immigration fonctionne, soutenant qu'il laisse toujours un énorme déficit de logements, et demande pourquoi la ministre répand de la désinformation.
Specifically cites the Parliamentary Budget Officer's report to challenge the minister's claim that the plan is working, and directly asks why the minister is 'spreading misinformation' while setting levels too high — factually grounded but rhetorically charged.
Texte source
Mr. Speaker, the minister just claimed that there is no problem, that everything is okay. She is spreading misinformation, because the Parliamentary Budget Officer's report says that the Liberal's current immigration plan, the one that she just said is working, leaves a massive housing gap, because the minister is still setting levels way too high. If Canada is to be a place where everyone can succeed, we need to ensure that everybody has a place to live and to call home, so why is the minister spreading misinformation while still welcoming unsustainable numbers of people to Canada when Canada is in the middle of a housing crisis?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, la ministre vient de prétendre qu'il n'y a pas de problème, que tout va bien. Elle répand de la mésinformation, car le rapport du directeur parlementaire du budget indique que le plan d'immigration actuel des libéraux, celui dont elle vient de dire qu'il fonctionne, laisse un énorme déficit en matière de logement, car la ministre fixe encore des niveaux beaucoup trop élevés. Si nous voulons que le Canada soit un pays où tout le monde peut réussir, nous devons faire ce qu'il faut pour que tout le monde ait un endroit où vivre et où se sentir chez soi. Pourquoi la ministre répand-elle de la mésinformation tout en accueillant un nombre insoutenable de personnes au Canada alors que le pays est en pleine crise du logement?
Diab réitère que les mesures fonctionnent en citant les données de population du premier trimestre 2025, les réductions des cibles de résidents permanents et temporaires, et une baisse de 50 % des admissions d'étudiants et de travailleurs temporaires, sans aborder le rapport du DPB.
Diab repeats the same figures from the previous exchange — Q1 2025 population growth, 20% reduction in permanent residents, 50% drop in student and temporary worker admissions, one-third reduction in asylum claims — but does not engage with the PBO report cited by Rempel Garner.
Texte source
Mr. Speaker, let me repeat it in English so she and other members of her party understand: Our measures are working. In the first quarter of 2025, Canada recorded the smallest non-pandemic population gain since the government started to keep records in 1946. We are following through on our immigration plan, and that is reducing our temporary resident number and our permanent resident number by 20%. Our plan is clear: Bring sustainability to our system and attract best talent. Our student and temporary worker admissions are down by 50%. Asylum claims are down by a third, and—
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je vais le répéter en anglais pour que la députée et les collègues de son parti le comprennent: nos mesures fonctionnent. Au premier trimestre de 2025, le Canada a enregistré la plus faible augmentation de la population, exception faite de la pandémie, depuis que le gouvernement a commencé à tenir des registres, en 1946. Nous mettons en œuvre notre plan d'immigration, qui réduit de 20 % le nombre de résidents temporaires et de résidents permanents. Notre plan est clair: pérenniser notre système et attirer les meilleurs talents qui soient. Le nombre d'admissions d'étudiants et de travailleurs temporaires a diminué de 50 %, le nombre de demandes d'asile a diminué du tiers, et...
Kirkland cite une enquête de CBC révélant des abus extrêmes de propriétaires envers des étudiants internationaux, notamment des loyers échangés contre des services sexuels, et demande quand ces abus prendront fin.
References a specific CBC investigation revealing abuse including rent-for-sexual-services arrangements, giving it factual grounding, but 'when will the abuse end?' is an unanswerable vague ask combined with partisan framing.
Texte source
Mr. Speaker, we have a serious situation. The Liberals have welcomed unsustainable levels of international students to Canada every year but did not think about where they would live. Things are so bad that this year a CBC investigation uncovered extreme abuse by landlords, who were in some cases offering free or discounted rent in exchange for sexual services. This is not fair to anyone. The Liberals broke the immigration system. When will the abuse end?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, l'heure est grave. Les libéraux ont accueilli chaque année au Canada un nombre insoutenable d'étudiants étrangers, sans se demander où ceux-ci logeraient. La situation est tellement grave que, cette année, une enquête de CBC a révélé des abus extrêmes de la part de propriétaires qui, dans certains cas, offraient de louer un logement gratuitement ou à prix réduit en échange de services sexuels. Ce n'est pas juste, pour personne. Les libéraux ont détruit le système d'immigration. Quand les abus prendront-ils fin?
Diab affirme que le gouvernement ramène le programme d'étudiants étrangers à des niveaux durables, citant près de 90 000 arrivées d'étudiants de moins au premier semestre 2025 par rapport à 2024 et 100 000 titulaires de permis d'études de moins par rapport à fin 2024.
Diab provides specific figures — almost 90,000 fewer students arrived January–June 2025 versus 2024, and 100,000 fewer study permit holders compared to end of 2024 — which are relevant data points, though she does not address the landlord abuse issue raised.
Texte source
Mr. Speaker, Canadians gave our government a mandate just a few months ago: to return the international student program to sustainable levels, and we are doing exactly that. Almost 90,000 fewer students arrived between January and June 2025, compared to the same period in 2024, and the latest numbers show 100,000 fewer study permit holders in Canada compared to the end of 2024. We want to attract the best and the brightest talent to Canada. We will do that, but we will also protect the students who are here.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, il y a quelques mois à peine, les Canadiens ont confié au gouvernement le mandat de ramener le programme des étudiants étrangers à des niveaux viables, et c'est exactement ce que nous sommes en train de faire. Près de 90 000 étudiants de moins sont arrivés sur le territoire de janvier à juin 2025, par rapport à la même période en 2024, et les derniers chiffres montrent que le nombre de titulaires de permis d'études au Canada a diminué de 100 000 par rapport à la fin de 2024. Nous voulons attirer les meilleurs talents au Canada. Nous y parviendrons, mais nous protégerons également les étudiants qui sont déjà ici.
McKinnon demande au ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles une mise à jour sur les efforts du Canada pour devenir une superpuissance énergétique, diversifier ses exportations et bâtir la plus forte économie du G7.
A government-backbench question that is essentially a speech providing its own talking points and simply asking the minister for an update — no accountability challenge.
Texte source
Mr. Speaker, our government will win the trade war thrust upon us, by making Canada an energy superpower, diversifying our exports and building the strongest economy in the G7, all while working with first nations rights holders. Selling our resources responsibly will generate revenues needed to deliver the programs Canadians rely on, while helping our allies shift away from higher-emissions fuel sources, and taking cards away from autocrats and giving them back to Canadians. It is a win-win. Can the Minister of Energy and Natural Resources share an update with the House about Canada's work to achieve these objectives?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, notre gouvernement remportera la guerre commerciale qui nous est imposée en faisant du Canada une superpuissance énergétique, en diversifiant nos exportations et en bâtissant l'économie la plus forte du G7, tout en collaborant avec les titulaires de droits des Premières Nations. La vente responsable de nos ressources générera les revenus nécessaires à la mise en œuvre des programmes dont dépendent les Canadiens, tout en aidant nos alliés à s'affranchir des sources d'énergie à fortes émissions et en retirant les cartes des mains des autocrates pour les rendre aux Canadiens. Tout le monde y gagne. Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles peut‑il faire le point devant la Chambre sur les efforts déployés par le Canada pour atteindre ces objectifs?
Hodgson annonce l'approbation conjointe fédérale-C.-B. du terminal Ksi Lisims LNG dirigé par la Nation Nisg̱a'a, le décrivant comme le deuxième plus grand projet de l'histoire du Canada, et cite LNG Canada phase 1, Cedar LNG, Woodfibre LNG et Ksi Lisims LNG comme preuves de progrès.
Hodgson announces a specific project approval (Ksi Lisims LNG, led by the Nisg̱a'a Nation), names it as the second-largest project in Canadian history, and lists four LNG projects — a substantive and specific answer.
Texte source
Mr. Speaker, I have good news for everyone. This week, we are putting “one project, one review” into action. This week, British Columbia and the federal government jointly approved the new Ksi Lisims LNG export terminal, led by the Nisg̱a'a Nation, with a first nations-owned pipeline attached. That project will be the second-largest project in the history of the country. We have LNG Canada phase 1, Cedar LNG, Woodfibre LNG and Ksi Lisims LNG. We are building the strongest economy in the G7.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, j'ai une bonne nouvelle pour nous tous: cette semaine, nous mettons en œuvre le principe « un projet, un examen ». Cette semaine, la Colombie-Britannique et le gouvernement fédéral ont approuvé conjointement le nouveau terminal d'exportation de gaz naturel liquéfié Ksi Lisims, dirigé par la nation Nisg̱a'a, auquel est rattaché un pipeline appartenant à une Première Nation. Ce projet sera le deuxième plus grand projet de l'histoire du pays. Nous avons la phase 1 de LNG Canada, Cedar LNG, Woodfibre LNG et Ksi Lisims LNG. Nous bâtissons l'économie la plus forte du G7.
Malette note que le gouvernement fédéral s'est engagé à verser plus de 1,2 milliard de dollars pour soutenir le secteur forestier mais n'a pas respecté cet engagement, et demande quand il aidera Kap Paper à Kapuskasing, un maillon essentiel pour cinq scieries et des milliers d'emplois.
Identifies a specific company (Kap Paper), a specific commitment ($1.2 billion), a specific affected constituency (Kapuskasing) and thousands of jobs, making it reasonably specific, though it could be sharper about what 'follow through' failure means.
Texte source
Mr. Speaker, for more than 45 years, communities in northern Ontario have endured the devastating impact of U.S. tariffs on their forestry sector. In Kapuskasing, Kap Paper is a vital link for five sawmills, and if that link breaks, more will be challenged. That is thousands of jobs on the line. While the federal government has committed to over $1.2 billion to support the industry, it has failed to follow through. When will it help the workers at Kap Paper?
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, depuis plus de 45 ans, les communautés du Nord de l'Ontario subissent les effets dévastateurs des droits de douane que les États‑Unis imposent au secteur forestier. À Kapuskasing, Kap Paper constitue un lien vital pour cinq scieries, et si ce lien flanche, les difficultés se multiplieront. Des milliers d'emplois sont en jeu. Le gouvernement fédéral n'a toujours pas respecté sa promesse d'investir 1,2 milliard de dollars pour soutenir l'industrie. Quand viendra-t-il en aide aux ouvriers de Kap Paper?
Hodgson affirme que le gouvernement a alloué 1,2 milliard de dollars dans trois programmes pour l'industrie du bois d'œuvre et s'emploie à la remodeler et à la reconstruire, mais n'aborde pas le cas spécifique de Kap Paper.
Hodgson acknowledges the $1.2 billion allocation across three programs and commits to helping retool and rebuild the industry, but does not address the specific claim that the government has failed to follow through on funding for Kap Paper.
Texte source
Mr. Speaker, I grew up in a logging town. I know exactly what the softwood lumber industry is going through. We allocated $1.2 billion in three different programs to the softwood lumber industry. We are helping retool the industry and rebuild the industry for the reality that is going on in the economy today. We will make the industry strong again.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, j'ai grandi dans une ville forestière. Je suis tout à fait conscient de ce que vit présentement l'industrie du bois d'œuvre. Nous avons affecté 1,2 milliard de dollars à trois programmes distincts destinés à soutenir l'industrie du bois d'œuvre. Nous aidons à réoutiller et à rebâtir l'industrie en fonction des réalités économiques actuelles. Nous ferons en sorte que l'industrie soit de nouveau forte.
Boulerice demande aux libéraux de cesser la vente d'armes au régime Nétanyahou, d'imposer des sanctions sévères et de faire respecter le droit international face aux 18 000 enfants tués à Gaza.
Boulerice frames his intervention around the deaths of 18,000 children in Gaza and calls for arms sale cessation, sanctions and international law enforcement, but the statement is more of a speech than a specific accountable question with a single clear ask.
Texte source
Monsieur le Président, sur la Colline, depuis lundi, des citoyens et des citoyennes lisent le nom des 18 000 enfants de Gaza tués dans le génocide qui se déroule sous nos yeux; des enfants parfois tués par un sniper alors qu'ils allaient chercher de la nourriture. Ils n'auront pas assez de toute la semaine pour lire chacun de ces noms. Ce drame exige des actions sérieuses. Il faut cesser la vente d'armes au régime Nétanyahou. Il faut imposer des sanctions sévères. Il faut faire respecter le droit international. Les libéraux doivent agir. Le monde entier nous regarde et nos enfants se demanderont ce que nous avons fait.
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement. En réponse à une députée conservatrice, la ministre de l'Immigration a dit qu'elle lui répondrait en anglais pour être certaine d'être comprise. Je voudrais juste rappeler à mes collègues et peut-être à la ministre aussi qu'à la Chambre, nous pouvons parler dans la langue officielle de notre choix, et que c'était peut-être sous-estimer la très grande qualité du travail de nos interprètes. J'aimerais bien que ces propos-là soient retirés.
Monsieur le Président, je vois que vous alliez passer au point suivant, mais la demande de mon collègue de Berthier—Maskinongé était que la ministre retire ses paroles.
Monsieur le Président, je ne vois aucune raison pour laquelle la ministre devrait offrir des excuses. Elle a cité des chiffres que la députée d'en face n'avait pas compris. Elle les a donc répétés.
Anand affirme que la situation est intolérable, note que le Canada fait pression pour un cessez-le-feu immédiat, a sanctionné des colons extrémistes dont des ministres, a versé 355 millions de dollars en aide, et annonce que le Canada a l'intention de reconnaître l'État de Palestine la semaine suivante.
Anand acknowledges the intolerable situation, cites $355 million in aid, mentions sanctions on extremist settlers including ministers, references ongoing court proceedings, and announces Canada will recognize the State of Palestine the following week — a substantive and specific answer.
Texte source
Monsieur le Président, la situation à laquelle sont confrontés les Palestiniens est intolérable. Cette question est devant la cour et nous suivons de près l'évolution de la situation. Aussi, le Canada exerce des pressions pour que toutes les parties acceptent un cessez-le-feu immédiatement. Nous n'attendrons pas pour agir. Nous avons sanctionné les colons extrémistes, y compris les ministres. Nous avons versé 355 millions de dollars en aide, et nous avons aussi l'intention de reconnaître l'État de Palestine la semaine prochaine.
Aucun résumé.
Exchange 41 consists entirely of procedural points of order about the immigration minister's language remark; there is no policy question and no ministerial answer.
Texte source
Mr. Speaker, we are at a time when I think we need to bring some decorum to this place, and what the minister said undermined the seriousness of the debate. It made light of it, and to my Bloc colleague's point, she did not do her job as the minister, so I would like an apology too.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, j'estime que le temps est venu de rétablir un certain décorum à la Chambre, et ce que la ministre a dit a porté atteinte au caractère sérieux de nos délibérations. Cela a été pris à la légère et, pour revenir au point soulevé par ma collègue du Bloc, la ministre n'a pas fait son travail, alors j'aimerais aussi qu'elle présente des excuses.
Monsieur le Président, j'ai compris de l'intervention précédente de ma collègue qu'elle voulait des excuses. Mon collègue de Berthier—Maskinongé n'a pas demandé d'excuses. Il a demandé tout simplement que la ministre rectifie ses propos. Ce sont des propos indignes de la fonction d'une ministre et indignes envers le statut de la langue française comme langue officielle à la Chambre. Je pense que, dans l'esprit de collaboration qui est censé être celui des libéraux, elle devrait retirer simplement ses paroles.
Monsieur le Président, c'est important de valoriser les deux langues officielles, qui, pour tous sauf pour les libéraux, sont le français et l'anglais. Je pense que la requête de mon collègue du Bloc québécois est très légitime et j'invite ma collègue à retirer tout simplement ses propos. On n'en parlera plus et ça va démontrer que les libéraux respectent le français et l'anglais.
Aucun résumé.
No ministerial answer was given; the exchange is a procedural dispute recorded as a series of interventions.
Le premier ministre Mark Carney a rendu hommage au regretté l'honorable Ken Dryden, rappelant sa carrière de champion de la Coupe Stanley à six reprises, lauréat du trophée Vézina à cinq reprises, lauréat du trophée Conn Smythe, avocat, auteur et député de York-Centre, et soulignant que son leadership en matière de garderies abordables a ouvert la voie au système auquel les familles ont accès aujourd'hui.
- Lib Right Hon. Mark Carney
Texte source
Mr. Speaker, I rise today to honour a national hero and a personal idol. Earlier this month, we lost the Hon. Ken Dryden. Ken's story is profoundly Canadian. He was born in Hamilton, grew up in Islington and was the son of a builder and kindergarten teacher. He joined the Islington Hornets in Toronto as a goaltender at the age of seven. Il a fait son entrée dans la LNH en se joignant aux Canadiens de Montréal 16 ans plus tard. Ken was the reason I became a goalie, although I never mastered his ability to lean on his stick or to keep the puck out of the net. Ken Dryden was a six-time Stanley Cup champion and five-time Vezina Trophy winner, and he was the only person, and I say this with confidence, who will ever win the Conn Smythe Trophy for most valuable player in the playoffs before they have won the Calder Memorial Trophy as rookie of the year. When Ken Dryden entered the NHL, he was already pursuing a law degree at McGill. His former teammates were in awe of Ken's work ethic, bringing textbooks into the dressing room and going to lectures after practice. Exam time and the playoffs overlapped, and in the spring of 1973, a few weeks after winning his second Stanley Cup, he graduated from McGill. Je me souviens. J'avais 8 ans et Ken était au sommet de son art; il avait mis sa carrière d'hockeyeur sur pause pour faire ses études et son barreau. Après avoir été admis au barreau, il a gagné la Coupe Stanley quatre fois de plus. Peu de joueurs prennent leur retraite de la Ligue nationale de hockey pour devenir avocat, écrivain, politique et fonctionnaire. Après avoir accroché ses patins, Ken a consacré sa vie au service public. C'est pourquoi Ken était unique. Il avait des rêves plus grands que lui. Il les a poursuivis avec concentration et détermination. Cela lui a bien servi. Certains de mes chers collègues ici présents ont eu le privilège de servir aux côtés de Ken. Comme député, il a servi les gens de York-Centre pendant sept ans. Son leadership et son engagement envers la défense de l'accès à des garderies abordables ont ouvert la voie à de futurs leaders, tels que la députée d'University—Rosedale, qui ont finalement permis de mettre en place le système auquel les familles ont accès aujourd'hui. Oui, Ken Dryden croyait en la solidarité, ce que nous nous devons les uns aux autres. Ken Dryden challenged us to dream big and to be bold for our future. As parliamentarians and as Canadians, let us work toward that future with Ken's values of hard work, solidarity and ambition. Few Canadians have given more or stood taller for our country. Ken Dryden was big Canada. Ken Dryden was best Canada. My deepest condolences to Ken's wife, Lynda, and their two children, Sarah and Michael. Our thanks to them for sharing their husband and father with our country. May we pick up Ken's torch and hold it high, and may he rest in peace.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour rendre hommage à un héros national et à une des mes idoles. Plus tôt ce mois-ci, nous avons perdu l'honorable Ken Dryden. L'histoire de Ken est profondément canadienne. Fils d'un travailleur de la construction et d'une enseignante à la maternelle, il est né à Hamilton et a grandi à Islington. À l'âge de sept ans, il s'est joint aux Hornets d'Islington, à Toronto, en tant que gardien de but. He entered the NHL as a player for the Montreal Canadiens 16 years later. C'est grâce à Ken que je suis devenu gardien de but, même si je n'ai jamais maîtrisé sa capacité à s'appuyer sur son bâton ou à garder la rondelle hors du filet. Ken Dryden a remporté six fois la Coupe Stanley et cinq fois le trophée Vézina, et il était le seul, et je le dis avec certitude, à pouvoir remporter le trophée Conn Smythe pour le joueur le plus utile des séries éliminatoires avant d'avoir remporté le trophée Memorial Calder en tant que recrue de l'année. Lorsque Ken Dryden est entré dans la LNH, il poursuivait déjà des études en droit à McGill. Ses anciens coéquipiers avaient le plus grand respect pour l'éthique de travail de Ken, qui apportait des manuels dans le vestiaire et assistait à des cours après les pratiques. La période des examens et les séries éliminatoires se sont chevauchées et, au printemps 1973, quelques semaines après avoir remporté sa deuxième Coupe Stanley, il a obtenu son diplôme de McGill. I remember. I was eight years old, and Ken was at the top of his game. He had put his hockey career on hold to go to school and write his bar exams. After he was called to the bar, he won the Stanley Cup another four times. Few players retire from the National Hockey League to become lawyers, writers, politicians and public servants. After hanging up his skates, Ken dedicated his life to public service. That is why Ken was unique. He dreamed big dreams and pursued them with the kind of focus and determination that served him well. Some of my dear colleagues here today had the privilege of serving alongside Ken. As a member of Parliament, he served the people of York Centre for seven years. His leadership and dedication to advocating for affordable child care paved the way for future leaders, such as the member for University—Rosedale, to finally institute the system available to families today. Yes, Ken Dryden believed in solidarity, and that is something we all owe to one another. Ken Dryden nous a mis au défi de rêver grand et d'être audacieux pour notre avenir. En tant que parlementaires et en tant que Canadiens, engageons-nous à bâtir cet avenir en nous inspirant des valeurs de Ken, c'est-à-dire le travail bien fait, la solidarité et l'ambition. Peu de Canadiens ont tant donné ou se sont autant distingués pour notre pays. Ken Dryden incarnait le Canada dans toute sa grandeur. Il incarnait aussi le Canada dans ce qu'il a de mieux à offrir. Je présente mes plus sincères condoléances à Lynda, l'épouse de Ken, et à leurs deux enfants, Sarah et Michael. Nous les remercions de nous avoir prêté ce mari et père pour le bien de notre pays. Puissions-nous reprendre le flambeau de Ken et le tenir bien haut. Qu'il repose en paix.
Des députés du Parti conservateur, du Bloc québécois, du NPD et du Parti vert, ainsi que le Président, ont rendu hommage au regretté l'honorable Ken Dryden, soulignant ses exploits au hockey avec le Canadien de Montréal, son diplôme en droit de McGill, sa carrière d'écrivain et de serviteur public, sa défense des garderies en tant que ministre du Développement social, et sa grande gentillesse envers ses collègues de tous les partis.
- CPC John Brassard
- BQ Martin Champoux
- NDP Leah Gazan
- GP Elizabeth May
- The Speaker
Texte source
Mr. Speaker, I too rise to pay tribute to a remarkable Canadian whose contributions have transcended the arenas of sport, public service and social advocacy, the Hon. Ken Dryden. I do so not just as a member of Parliament, but as a kid who grew up in Montreal watching Ken Dryden play for the Canadiens. I have a personal connection to the Dryden family by way of my wife's family, who lived not too far from Murray, Margaret, Ken, Dave and Judy's home in central Etobicoke on Pinehurst Crescent. My mother-in-law Jean Berry served on the board of Ken's dad's charity, Sleeping Children Around the World, and edited Murray's book With God Nothing is Impossible. When Lynda and Ken moved back to Toronto, my wife Liane babysat their two children while they searched for a home. I had the occasion to visit Dryden's childhood home several times in Islington with my mother-in-law, and the home later became a warehouse of bed kits for Murray's charity. What struck me was that Murray had paved the backyard so young Ken and Dave could hone their skills in net with the neighbourhood kids, who, as I was told by Murray, would gather often to play ball hockey and ice hockey in the winter. The nets were still there when I visited. Members can imagine how I felt seeing the very spot where my hockey hero, the member for Foothills's hero and many of our Quebec colleagues' hero learned the art of being a goaler. Dave Stubbs of NHL.com wrote that Dryden was “never a conventional goaltender. Not with his lanky, even gangly body type, accentuated even more by his stand-up style of play”. I thought about that as I stood in the Dryden backyard. In fact, his style was so unconventional that “legendary Boston Bruins and New York Rangers sniper Phil Esposito...during the 1971 Stanley Cup Playoffs was so frustrated by Dryden stoning the Bruins in an NHL Quarterfinals upset that he grumbled about the goalie having ‘arms like a giraffe.’” More than half a century later, Esposito revisited the confusing comparison to a giraffe's anatomy after Dryden's death and said, “OK, maybe [he had] the legs of a giraffe.” Much has been said about his hockey accomplishments since his passing on September 5: the Stanley Cups he won, the Vezina Trophy, the Conn Smythe Trophy, the 1972 Summit Series and being drafted by the Boston Bruins in the 1964 NHL draft, which he did find out until the mid-seventies because it was a much simpler time back then, with no cellphones, no Internet and no hockey database websites. However, it is what he accomplished outside of playing hockey that has been so intriguing. The legendary American broadcaster Al Michaels, who Dryden was sitting beside during the Miracle on Ice, when arguably the greatest call in sports history was made, referred to Ken recently on a podcast as a “Renaissance man” who knew everything about everything. Father Raymond J. de Souza, in the National Post, said of Dryden, “In team sports, no one ever packed so much achievement into as few years (only eight seasons) as did Dryden—six Stanley Cups plus the 1972 Soviet series.” He said, “Only Michael Jordan was comparable, but the 1992 U.S. basketball ‘dream team’ was not nearly as important as the 1972 series.” Étonnamment, Ken Dryden était meilleur et plus imposant hors de la glace que sur la glace. Il existe de nombreux excellents joueurs de hockey, mais aucun n'était aussi habile à analyser la sphère publique et, finalement, à servir le public au sein du Cabinet fédéral. J. de Souza noted that Ken Dryden “spent a year...in classrooms as Ontario's youth commissioner to more fully understand the challenges of education.” He went on to say: He moved into a middle-class home for a week to observe what life was like for a typical Toronto family in the early '90s. His novel of that experience, “The Moved and the Shaken”...[was] a reminder in public policy, in journalism, in culture, to pay attention not only to the movers and the shakers, but those whom they move and shake. We would be wise to let that be a reminder to all of us as we contemplate the decisions we make and the impact they have on our fellow Canadians. Comme tous les enfants qui ont grandi à l'époque où Ken Dryden était gardien de but pour les Canadiens de Montréal, il a inspiré tant de gens à jouer à ce poste dans les rues ou sur la glace et à se reposer en adoptant la pose Dryden, le bloqueur appuyé sur son bâton, qui a été immortalisée dans des statues à Montréal et au Temple de la renommée du hockey. As de Souza wrote this week, “What other sports figure is sculpted at rest rather than in action? It’s the sports version of Auguste Rodin's ‘The Thinker’ because Dryden was the great sportsman-thinker of his time, perhaps any time.” Il n'y a jamais eu aucun doute sur la façon dont Ken Dryden a vécu sa vie et sur le fait qu'il croyait aux miracles. En tant que figure plus grande que nature, il était curieux, humble et respectueux envers les nombreuses personnes qu'il a rencontrées au cours de son parcours miraculeux, y compris envers un jeune garçon qui a grandi sur la 6e avenue à Verdun et qui idolâtrait Ken Dryden. Il aimait le Canada et tout ce qu'il aspirait à être. Finally, having met his dad, Murray, on several occasions, and knowing the impact he had on so many lives around the world, I am not surprised Ken lived his life the way he did. Murray and Margaret Dryden taught Ken well, and it showed in who he was as a person and in everything he did. On behalf of our Conservative team and our leader, with great respect and admiration for a truly remarkable Canadian, and Canadien, we send our condolences to Lynda and the entire Dryden family. May Ken rest, in his famous pose, in peace.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je prends moi aussi la parole pour rendre hommage à l'honorable Ken Dryden, un Canadien remarquable dont les contributions ont transcendé les domaines du sport, du service public et de la défense des droits sociaux. Je lui rends hommage non seulement en tant que député, mais aussi en tant qu'enfant qui a grandi à Montréal en le regardant jouer pour les Canadiens. J'ai un lien personnel avec la famille Dryden en raison de la famille de mon épouse, qui vivait non loin de la maison de Murray, de Margaret, de Ken, de Dave et de Judy, dans Etobicoke-Centre, sur Pinehurst Crescent. Ma belle-mère, Jean Berry, a siégé au conseil d'administration de l'organisme de bienfaisance du père de Ken, Sleeping Children Around the World, et elle a révisé le livre de Murray intitulé With God Nothing is Impossible. Quand Lynda et Ken sont revenus à Toronto, mon épouse, Liane, a gardé leurs deux enfants pendant qu'ils cherchaient un logement. J'ai eu l'occasion de visiter la maison d'enfance de Ken Dryden à Islington à plusieurs reprises avec ma belle-mère, et la maison est devenue un entrepôt d'articles de literie pour l'organisme de bienfaisance de Murray. Ce qui m'a frappé, c'est que Murray avait asphalté la cour arrière afin que les jeunes Ken et Dave puissent parfaire leurs compétences devant le filet avec les enfants du quartier, qui, comme Murray me l'a dit, se réunissaient souvent pour jouer au hockey-balle et au hockey sur glace en hiver. Les filets étaient toujours là lorsque j'y suis allé. Les députés peuvent imaginer ce que j'ai ressenti en voyant l'endroit où mon héros du hockey, le héros du député de Foothills et de plusieurs de nos collègues québécois, a été initié à l'art de bloquer des tirs. Dave Stubbs, de NHL.com, a écrit que Dryden « n'a jamais été un gardien de but conventionnel. Pas avec son physique élancé, voire dégingandé, accentué encore plus par son style de jeu debout. » J'ai pensé à ce texte pendant que je me trouvais dans la cour arrière de Dryden. En fait, son style était si peu conventionnel que « pendant les éliminatoires de la Coupe Stanley de 1971, le légendaire buteur des Bruins de Boston et des Rangers de New York, Phil Esposito, [...] était tellement frustré parce que Dryden se dressait comme un mur devant les Bruins dans une série quart de finale de la LNH qu'il s'est plaint que le gardien de but avait “les bras d'une girafe”. » Plus d'un demi-siècle plus tard, Esposito est revenu sur la comparaison déroutante avec l'anatomie d'une girafe après la mort de Dryden et a dit: « D'accord, peut-être qu'il avait les jambes d'une girafe. » On a beaucoup parlé des exploits de Dryden au hockey depuis son décès, le 5 septembre: les coupes Stanley qu'il a remportées, le trophée Vézina, le trophée Conn Smythe, la Série du siècle de 1972 et son repêchage par les Bruins de Boston au repêchage de la LNH de 1964, qu'il n'a appris qu'au milieu des années 1970 parce qu'à cette époque, la vie était beaucoup plus simple, sans téléphone cellulaire, sans Internet et sans site Web de base de données sur le hockey. Cependant, c'est ce qu'il a accompli en dehors du hockey qui est fascinant. Dans un balado, le légendaire commentateur américain Al Michaels, qui était assis à côté de Ken Dryden lors du « miracle sur glace » — ce qui est sans doute le plus grand exploit de l'histoire du sport —, a récemment dit de Ken qu'il était un véritable « esprit universel » puisqu'il savait tout sur tout. Dans le National Post, le père Raymond J. de Souza a déclaré ceci: « Dans les sports d'équipe, personne n'a jamais accompli autant de choses en si peu d'années (seulement huit saisons) que Dryden: six coupes Stanley et la Série du siècle de 1972 contre l'équipe soviétique ». Il a ajouté: « Seul Michael Jordan pourrait s'y comparer, mais l'équipe de rêve de basket-ball de 1992 n'a jamais été aussi importante que la série de 1972. » Surprisingly, Ken Dryden was at his best and most impressive off, not on, the ice. There are many excellent hockey players out there, but none was as skilled at analyzing the public sphere and, ultimately, at serving the public within the federal cabinet. J. de Souza a souligné que Ken Dryden avait passé un an dans les écoles en qualité de commissaire à la jeunesse de l'Ontario afin de mieux comprendre les problèmes en matière d'éducation. Toujours selon de Souza: « Ken Dryden a emménagé dans une maison de classe moyenne pendant une semaine afin d'observer la vie d'une famille torontoise typique du début des années 1990. Le roman qu'il a tiré de cette expérience, The Moved and the Shaken, était un rappel que dans le domaine des politiques publiques, du journalisme et de la culture, il n'y a pas que les gens influents qui comptent, les personnes qui subissent l'influence de ces gens comptent aussi. » Nous serions bien avisés de garder cela à l'esprit lorsque nous réfléchissons aux décisions que nous prenons et aux répercussions qu'elles peuvent avoir sur nos concitoyens. Like every kid growing up back when Ken Dryden was goalie for the Montreal Canadiens, he inspired countless people to play that position in the streets or on the ice, and to strike the Dryden pose when resting, blocker against stick, as immortalized by statues in Montreal and in the Hockey Hall of Fame. Comme l'écrivait de Souza cette semaine: « Quelle autre figure sportive est sculptée au repos plutôt qu'en action? C'est la version sportive du Penseur d'Auguste Rodin. Dryden était le grand sportif-penseur de son époque, voire de tous les temps. » There was never any doubt about the way that Ken Dryden lived his life or that he believed in miracles. A larger-than-life figure, he was curious, humble and respectful of the many people he met along his miraculous journey, including a young boy who grew up on 6th Avenue in Verdun and idolized Ken Dryden. He loved Canada and everything that Canada aspired to be. Enfin, après avoir rencontré son père, Murray, à plusieurs reprises, et sachant l'incidence qu'il a eue sur tant de personnes partout dans le monde, je ne suis pas étonné que Ken ait vécu sa vie comme il l'a fait. Murray et Margaret Dryden ont bien élevé Ken, et cela transparaissait dans sa personnalité et dans tout ce qu'il faisait. Au nom de notre équipe conservatrice et de notre chef, c'est avec beaucoup de respect et d'admiration pour un Canadien vraiment remarquable que nous adressons nos condoléances à Lynda et à toute la famille Dryden. Que Ken repose en paix, dans sa célèbre pose.
Monsieur le Président, des souvenirs de mon enfance, comme les souvenirs de l'enfance de centaines de milliers de petits Québécois sont remplis de soirs d'hiver sur des rues où la neige durcie nous faisait une surface parfaite pour jouer au hockey. Des fois trois d'un bord, trois de l'autre; des fois quatre contre quatre; un gardien de but, puis deux ou trois joueurs qui jouaient à l'attaque. Il n'y avait pas de défenseur quand on jouait dans la rue. C'était un temps où ça ne coûtait pas un bras pour jouer au hockey. Pas besoin de louer une patinoire, pas besoin d'équipement qui coûte cher: une tuque à pompons, des mitaines, un bâton de bois même pas courbé, puis des rêves plein la tête. « Guy Lafleur s'empare de la rondelle. Il est seul, il tire... Et le but! » C'est ça que tous les jeunes garçons criaient dans la rue; ça, puis les célèbres et sempiternelles « Auto! » On tassait le but sur le côté de la rue. On attendait que l'auto passe, on remettait le but en place, puis on continuait. Ce qu'on entendait par la suite, c'était « Guy Lafleur reprend le disque, il s'avance, et... L'arrêt de Ken Dryden! Ken Dryden avec un arrêt spectaculaire. » Tous les jeunes qui comptaient des buts dans les rues du Québec, c'était des Guy Lafleur. Tous les jeunes qui faisaient des arrêts dans tous les quartiers, tous les « goalers », c'était des Ken Dryden. De Chibougamau à Venise‑en‑Québec, de Shawinigan à Drummondville, « L'arrêt de Ken Dryden! » Le meilleur gardien du monde, c'était lui. C'était nous aussi quand on arrêtait une balle de tennis gelée en jouant en plein milieu de la rue par un soir de janvier. C'est lui qui nous donnait des coupes Stanley, qui rendait le Canadien imbattable. N'y a-t-il pas de plus bel hommage pour quelqu'un que d'être celui auquel des milliers et des milliers d'enfants s'identifient? Le numéro 29 du Canadien de Montréal. Quand on aimait le hockey, Guy Lafleur et Ken Dryden, c'était ceux qui faisaient le plus vibrer le Québec. Pour au moins deux générations de Québécois, Ken Dryden incarne notre jeunesse. Il explique, comme d'autres avant lui, comme d'autres après lui, notre passion pour le hockey et l'importance du Canadien de Montréal dans notre identité. À sa famille, nous offrons nos plus sincères condoléances et nous exprimons aussi, au nom de tous les amateurs de notre sport national, notre reconnaissance pour les prouesses qu'il nous a offertes. Je ne peux passer sous silence son service public. Élu en 2004, alors que le Bloc québécois avait fait élire 52 députés, M. Dryden a été brièvement ministre sous Paul Martin avant de se retrouver sur les banquettes de l'opposition jusqu'en 2011. C'était un homme affable, intelligent. Il était apprécié de tous, ce qui n'est pas banal dans le contexte politique qu'on connaît. Sa bataille pour protéger les jeunes sportifs du fléau des commotions cérébrales est admirable et nous avons la responsabilité collective de reprendre son flambeau. Pour son travail à la Chambre, pour son engagement afin de protéger nos jeunes sportifs, pour les coupes Stanley qu'il a données aux partisans des Canadiens et au nom de tous les jeunes devant un but le soir de l'hiver dans les années 1970, qu'on me permette, au nom du Bloc québécois, de dire simplement: merci, monsieur Dryden.
Mr. Speaker, I would say to my hon. colleagues, friends and everyone across Canada that I know, when we hear the name Ken Dryden, as we have heard today, the first image for many is of a towering figure in the net, calm, steady, unshakable, leading the Montreal Canadiens to six Stanley Cups and earning his place in the Hockey Hall of Fame. However, Ken Dryden's greatest legacy is not measured in wins or banners, but in his tireless work to ensure that every child in this country has a chance to dream, learn and succeed. Ken Dryden understood something fundamental, which is that greatness in sport comes and goes, but greatness in service to others is a lasting legacy. Even while he was guarding the net for the Canadiens, he was also finishing his law degree at McGill University. It is a sign of his determination, balance and foresight, which would define his life after hockey. He could have chosen an easy path of fame and comfort. Instead, he chose learning, leadership and ultimately public service. He retired, in fact, at the height of his career. Dryden then became a writer, a teacher, eventually a member of Parliament and then the minister of social development. In that role, he championed what he has always believed, which is that the future of Canada rests in the opportunities we give to our children. Ken Dryden had a deep respect for children, who are often overlooked in places of power. At a time when we find so many people and groups disconnected from our very own humanity, Ken Dryden reminded us always that every child matters, that every child had a right to dignity, safety and security and to be nurtured as a flower, to grow and to flourish. What inspires me time and again is that he reminded us that early childhood education was not, in fact, a luxury, but a necessity, and that child care was not a private burden, but a public responsibility. As somebody who started their career in early childhood education, that meant so very much to me and early childhood educators throughout the country. He also understood that, if we want to build a stronger country, we must start by giving every child, no matter where they came from, a fair chance to grow, thrive and succeed. He deeply cared about the human rights of children, something that is often up for debate in political spaces. What inspires me the most in Dryden's persistence is that he never settled for short-term fixes or political convenience. He called on governments of every stripe to think beyond election cycles and to think about generations. His questions were always about what kind of country we wanted to leave our children. We need to learn from his example. We need to work across party lines to ensure that we never lose sight of ensuring that children in Canada are given everything they need to thrive and are provided with everything they need to live in dignity and flourish as the delicate flowers Ken Dryden was able to see in all children. Reflecting on this, I know that, through listening to Ken Dryden and seeing what he did, he pushed all of us to see education as not simply reading and arithmetic, but as the very foundation of citizenship. A strong education system does not produce workers. He reminded us that it produces good leaders, dreamers and citizens with compassion and courage. As somebody who comes from the field of education, we often lose sight of how to build a good country. It goes beyond the pocketbook. It is about ensuring the well-being of all people. Today, as we reflect on Ken Dryden's legacy, we are reminded that true leadership is not about the applause we receive in the arena, but about the lives we lift up in our communities. His commitment to children and education has touched countless families. His vision continues to challenge us to be better, to do more and to dream bigger to ensure that the next generations are better off than the ones before. Let us honour Ken Dryden not only with our words but also with our actions. Let us carry forward his fight for universal child care, for stronger schools, for policies that put children at the very heart of every decision we make, whether in Canada or across the world. In the end, the most fitting tribute we can offer Ken Dryden is through our very own actions. On behalf of the NDP, I offer condolences to his wife Lynda, his children Sarah and Michael, the rest of his family members and all those whose lives he touched.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je voudrais dire à mes collègues, à mes amis et à tous ceux que je connais partout au Canada que lorsque nous entendons le nom de Ken Dryden, comme nous l'avons entendu aujourd'hui, la première image qui vient à l'esprit de bon nombre d'entre nous est celle d'une silhouette imposante, calme, stable et inébranlable devant le filet, une silhouette qui a mené les Canadiens de Montréal à six coupes Stanley et qui a gagné sa place au Temple de la renommée du hockey. Cependant, le plus grand legs de Ken Dryden ne se mesure pas en victoires ou en bannières, mais plutôt au moyen des efforts inlassables qu'il a déployés pour faire en sorte que chaque enfant au pays ait la chance de rêver, d'apprendre et de réussir. Ken Dryden comprenait quelque chose de fondamental, à savoir que l'excellence dans le sport n'est pas éternelle, mais l'excellence au service des autres forge un héritage durable. En plus de garder le filet de la Sainte-Flanelle, il effectuait des études en droit à l'Université McGill. Cela démontre sa détermination, son équilibre et son esprit de prévoyance, de précieuses qualités qui allaient définir sa vie après le hockey. Il aurait pu choisir la voie facile de la gloire et du confort. Il a préféré miser sur l'apprentissage, le leadership et, finalement, le service public. En fait, il a mis fin à sa carrière de sportif au plus fort de son succès. M. Dryden est tour à tour devenu écrivain, enseignant, député, puis ministre du Développement social. Dans ce rôle, il a incarné sa conviction la plus fondamentale, à savoir que l'avenir du Canada repose sur les possibilités que nous offrons à nos enfants. Ken Dryden vouait un profond respect aux enfants, qui sont souvent oubliés par les décideurs. À une époque où tant de personnes et de groupes semblent déconnectés de leur humanité, Ken Dryden nous rappelait sans cesse que chaque enfant compte, que chaque enfant a droit à la dignité et à la sécurité, et à ce qu'on s'en occupe comme d'une fleur, afin qu'il grandisse et s'épanouisse. Ce qui m'inspire encore et toujours, c'est qu'il nous rappelait qu'en fait, l'éducation préscolaire n'est pas un luxe, mais une nécessité, et que la garde d'enfants n'est pas une charge privée, mais une responsabilité publique. Étant donné que j'ai commencé ma carrière dans l'éducation préscolaire, cela signifiait beaucoup pour moi, de même que pour les éducateurs de la petite enfance de tout le pays. Il comprenait également que, si on veut bâtir un pays plus fort, il faut commencer par donner à chaque enfant, quelle que soit son origine, une chance réelle de grandir, de s'épanouir et de réussir. Il se souciait profondément des droits fondamentaux des enfants, un sujet qui fait souvent l'objet de débats dans les sphères politiques. Ce qui m'inspire le plus dans la persévérance de Ken Dryden, c'est qu'il ne se contentait jamais de solutions à court terme et n'optait jamais pour la facilité politique. Il demandait aux gouvernements, quelle que soit leur allégeance politique, de pousser leur réflexion au-delà des cycles électoraux pour tenir compte des générations futures. Il s'interrogeait toujours sur le genre de pays que nous voulions laisser à nos enfants. Nous devons suivre son exemple. Nous devons transcender les lignes de parti pour veiller à ce que les enfants canadiens reçoivent tout ce dont ils ont besoin pour s'épanouir, pour vivre dans la dignité et pour devenir la fleur délicate que Ken Dryden voyait en chacun d'eux. Ne perdons jamais cela de vue. En y réfléchissant, je sais qu'écouter Ken Dryden et voir ce qu'il a accompli nous a tous poussés à nous rendre compte que l'éducation est plus que de la lecture et de l'arithmétique: c'est le fondement même de la citoyenneté. Un système d'éducation solide ne produit pas de travailleurs. Comme il nous l'a rappelé, il produit de bons dirigeants, des rêveurs et des citoyens compatissants et courageux. Moi qui suis issue du domaine de l'éducation, je sais que nous perdons souvent de vue la façon de bâtir un bon pays. Il ne suffit pas d'y consacrer de l'argent. Il faut aussi assurer le bien‑être de toute sa population. Aujourd'hui, alors que nous songeons à l'héritage de Ken Dryden, nous nous rappelons que le véritable leadership ne réside pas dans les applaudissements que nous recevons dans l'arène, mais dans les vies que nous améliorons au sein de nos collectivités. Son engagement envers les enfants et l'éducation a touché d'innombrables familles. Sa vision continue de nous inciter à nous améliorer, à en faire plus et à rêver plus grand pour que les prochaines générations aient une meilleure vie que celles qui les ont précédées. Rendons hommage à Ken Dryden non seulement par nos paroles, mais aussi par nos actes. Poursuivons sa lutte pour des services de garde universels, de meilleures écoles et des politiques qui placent les enfants au cœur de toutes les décisions que nous prenons, au Canada ou ailleurs dans le monde. En agissant ainsi, nous lui rendrons le plus bel hommage qui soit. Au nom du NPD, j'offre mes condoléances à son épouse, Lynda, à ses enfants, Sarah et Michael, au reste de sa famille et à tous ceux dont la vie a été enrichie par la présence de M. Dryden.
Mr. Speaker, it is a great honour to have a chance to add my words to those of my colleagues on the passing of a remarkable Canadian whom I was very, very lucky to know. Obviously I did not get to know him because I play hockey. I did not get to know him in courtrooms, although I was a practising lawyer. I got to know him before I was involved in partisan politics, while I was working with other women leaders and other people in civil society working for child care when Ken Dryden was minister of social development. I will not take all my time, because so many good words have been said of the way in which he inspired youth, the way in which he championed important causes, and the remarkable achievement of being a successful NHL player while also, as my friend from Winnipeg Centre said so eloquently, making sure his education was completed. Although many people will debate whether choosing the practice of law was a good choice, I endorse it myself. Because Ken Dryden had such a keen mind and a heart for public service, he did so much for this country and for women. Let me share what I remember. I remember Ken Dryden's working ceaselessly to get signed agreements with each of the 10 provinces in this country to guarantee that we would have affordable early education and child care for every Canadian child. I remember working with Martha Friendly, who founded the University of Toronto's Childcare Resource and Research Unit, and her tireless work with then minister Dryden. It is Martha I want to quote now. I never heard Ken Dryden say these words, but Martha said she will never forget Ken Dryden saying, as he started on this mission, “We need to get the system so in place that we’re painted into a corner and it can’t ever be removed.” Unfortunately that did not occur. He created a universal child care program, and it obviously set a benchmark. It set the stage, and we still have work to do, because every child in Canada deserves the best start in life and deserves high quality early education and child care, and every parent needs to know that when they drop their child off at child care, it is affordable and they are not choosing between their rent and child care. Let me close with Ken Dryden's own words. When he achieved this for Canadians, the selfless, hard work in a very partisan and difficult place, Ken Dryden described himself as “the luckiest guy in government” because he was given a tough job to achieve something meaningful. I would ask all of us to reflect on that. When will we feel we have accomplished something that makes us feel we are the luckiest person in Parliament because we were given an impossible task and we accomplished it? His family, Lynda, Sarah, Michael and his grandchildren, has our deepest sympathy and gratitude for sharing a remarkable human being, a truly decent human being of remarkable talent and skill, who gave his life, his dedication and service to inspiring Canadians, not just when he served in this place but also with the legacy he left for us to achieve and deliver on the promises he started so brilliantly to deliver.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, c'est pour moi un grand honneur de pouvoir joindre ma voix à celle de mes collègues afin de souligner le décès d'un Canadien remarquable que j'ai eu la chance inestimable de connaître. Ce n'est évidemment pas en jouant au hockey que je l'ai connu. Je ne l'ai pas non plus côtoyé dans une salle d'audience, même si j'exerçais la profession d'avocate. J'ai appris à le connaître avant de faire de la politique partisane, alors que je collaborais avec d'autres dirigeantes et d'autres intervenants de la société civile qui travaillaient dans le domaine des services de garde lorsque Ken Dryden était ministre du Développement social. Je ne vais pas utiliser tout mon temps de parole, car on a déjà fait amplement l'éloge de M. Dryden pour la façon dont il a inspiré les jeunes et défendu des causes importantes, sans parler de l'exploit remarquable qu'il a accompli en menant avec brio une carrière de hockeyeur dans la LNH tout en veillant à terminer ses études, comme l'a souligné avec beaucoup d'éloquence mon amie la députée de Winnipeg-Centre. Beaucoup se demanderont si la profession d'avocat était un choix judicieux, mais c'est un choix que j'approuve. Parce qu'il avait l'esprit vif et qu'il avait à cœur de servir le public, Ken Dryden a tant fait pour ce pays et pour les femmes. Je vais me concentrer sur quelques-uns de mes souvenirs. Je me souviens du travail sans relâche de Ken Dryden pour conclure des accords avec chacune des 10 provinces afin de garantir à tous les enfants canadiens un accès à des services d'éducation préscolaire et de garde qui soient abordables. Je me souviens avoir travaillé avec Martha Friendly, fondatrice de la Childcare Resource and Research Unit de l'Université de Toronto, et de ses efforts inlassables avec le ministre Dryden de l'époque. C'est Martha Friendly que je veux citer maintenant. Même si je n'ai jamais entendu Ken Dryden prononcer ces mots, Mme Friendly a dit qu'elle n'oublierait jamais ce qu'il a affirmé lorsqu'il s'est lancé dans cette mission: « Nous devons faire en sorte que le programme soit à ce point ancré dans la société qu'il ne puisse jamais être supprimé. » Malheureusement, ce n'est pas ce qui s'est produit. Il a créé un programme universel de garde d'enfants, qui a manifestement établi une norme. Il a préparé le terrain, mais il nous reste encore du travail à faire, car chaque enfant au Canada mérite le meilleur départ possible dans la vie et a droit à une éducation préscolaire et à des services de garde de haute qualité. Tous les parents devraient avoir accès à une garderie abordable, sans avoir à choisir entre le loyer et les frais de garde de leur enfant. Je terminerai par les propres mots de Ken Dryden. Après avoir accompli cette tâche pour les Canadiens, un travail ardu et altruiste dans un contexte très partisan et difficile, Ken Dryden s'est décrit comme « l'homme le plus chanceux du gouvernement », car on lui avait confié une tâche difficile afin d'accomplir quelque chose de significatif. Je vous invite tous à réfléchir à cela. Quand aurons-nous le sentiment d'être les plus chanceux du Parlement, après avoir accepté une tâche impossible, puis relevé le défi? Sa famille, Lynda, Sarah, Michael et ses petits-enfants, ont toute notre sympathie, ainsi que notre gratitude pour nous avoir laissé côtoyer un être humain remarquable — un homme véritablement intègre, doté d'un talent et de compétences exceptionnels. Il a consacré sa vie, son ardeur et ses efforts à inspirer les Canadiens, non seulement en tant que parlementaire, mais aussi à travers l'héritage qu'il nous a laissé afin que nous puissions tenir les promesses qu'il avait commencé à concrétiser avec brio.
Honorables collègues, je vous remercie beaucoup de vos paroles en hommage à notre ami et collègue l'honorable Ken Dryden. Comme vous l'avez dit, nous devons beaucoup à notre ancien collègue pour les grands moments qu'il nous a fait vivre sur la glace, à l'écrit, et ici même à la Chambre des communes. He was a man for all seasons, who contributed to this country and its identity in so many profound ways. As a hockey hero, lawyer, author of books exploring Canada's soul, politician, thinker, professor and, as so many of us here today know, as a gentleman. We are grateful for all the great moments he gave us, moments etched in our individual memories and collective consciousness. Il a été un véritable héros dans le panthéon canadien, un modèle d'intégrité et d'humilité, un homme qui a su poursuivre l'excellence dans des champs d'activité divers. Je me souviendrai toujours de son arrivée sur la scène en pleines séries éliminatoires en mars 1971, lorsqu'une équipe et sa ville, Montréal, étaient à court d'espoir dans les quarts de finale contre les champions, les Bruins. Ce fut un véritable baptême du feu pour ce jeune sans expérience de la Ligue nationale de hockey dont on n'avait jamais entendu parler, mais qui nous a conduits jusqu'à la coupe. His career as a hockey player had so many dramatic moments, and yet as a person, he eschewed drama for civility. I recall reading that one time the fiery Johnny McKenzie, of what were then called the Big Bad Bruins, crowded in front of the net and ran into Ken's stick. McKenzie was ready to answer with a well-placed punch, only to hear Ken calmly say, “Excuse me.” McKenzie later said, “How could I get mad at a nice [guy who says sorry]?” It is as much a story about Ken Dryden as it is about the power of civility. Hockey and saying sorry, it does not get much more Canadian than that. As a colleague, I saw him stay at an event well beyond what was expected because he would grant every last person time to share their Ken Dryden story, a moment that meant something to them during a game they saw in person or on TV. Comme pour la plupart des héros, il existe de nombreuses anecdotes sur Ken Dryden qui permettent de mieux comprendre son influence et sa contribution à son pays. Son arrivée dans ma ville natale, Montréal, dans les années 1970, était quelque chose de significatif, voire magique. The fortunes of the Canadiens changes when the lanky Cornell-educated player from Toronto arrived in net. Je crois que son séjour à Montréal a également aidé Ken, qui était toujours curieux, à explorer plus en profondeur la passion de ce pays pour le hockey et à découvrir une compréhension de l'âme du Canada et un amour pour la langue française. Ici, à la Chambre, Ken Dryden était toujours érudit, toujours calme sous pression comme il l'était sur la glace, toujours à l'écoute et toujours désireux d'en faire davantage pour son pays. Il a été une source d'inspiration pour nous tous et pour tous les Canadiens, dont certains l'ont immortalisé dans des œuvres d'art et même dans une pièce de théâtre. After his death, a letter writer to a national newspaper said that if ever we are unsure of what to do, we should ask ourselves, “What would Ken Dryden do?” These are wise words in tribute to a very wise man. Nous présentons nos condoléances à sa famille et espérons que son héritage extraordinaire sera une source de réconfort et de fierté. Merci.
Dominic LeBlanc a rendu hommage au nom du gouvernement au regretté l'honorable John McCallum, honorant sa carrière d'économiste, de doyen de la Faculté des arts de l'Université McGill, d'économiste en chef de la Banque Royale du Canada, de ministre sous trois premiers ministres et d'artisan de la réinstallation de plus de 40 000 réfugiés syriens au Canada, se souvenant de lui comme d'un ami personnel proche d'une grande gentillesse et d'un grand sens de l'humour.
- Lib Dominic LeBlanc
Texte source
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de prendre la parole au nom du gouvernement et de mes collègues du caucus libéral, afin de rendre hommage à la vie d'un de nos anciens collègues, quelqu'un que vous avez aussi bien connu, monsieur le Président, et un de mes grands amis, le regretté l'honorable John McCallum, dont la gentillesse, la générosité et l'incroyable sens de l'humour ont marqué tous ceux qui ont eu le plaisir de le connaître. Je me permets de faire un bref survol de sa longue et distinguée carrière. Avant de se lancer en politique, John était réputé être l'un des grands économistes canadiens. Il a commencé sa carrière académique dans l'Ouest, à l'Université du Manitoba, avant d'accéder au poste de doyen de la Faculté des arts de l'Université McGill, où il fut au premier plan des débats sur l'unité nationale qui occupaient alors tous les esprits des Canadiens. En 1994, il quitte la vie universitaire pour le secteur privé, occupant alors le poste de vice-président principal et économiste en chef de la Banque Royale du Canada. C'est là qu'il s'est forgé une réputation comme économiste très bien respecté, mais capable de vulgariser les grandes tendances économiques pour le commun des mortels, un atout qui m'a beaucoup aidé au long de notre amitié. After more than half a decade at RBC, John decided in 2000 to enter public life, and he was elected in the riding of Markham—Thornhill. That was when I met John for the first time. As luck would have it, we were sitting next to each other on that very first day in the House of Commons almost 25 years ago. From there on, we quickly became friends, finding common interests, not just in political matters but in family holidays together, on fishing trips in New Brunswick and family holidays abroad as well. I will forever cherish those memories, and seeing John's wife, Nancy, and their children on Parliament Hill today reminded me of those happy moments. John became minister in January 2002, and later I had the opportunity to serve as his parliamentary secretary at National Defence, the highlight of what was then my first term in the House of Commons. In those early years, in addition to his ministerial responsibilities, John made a name for himself as a courageous and outspoken advocate on pivotal issues that helped shape Canada into a more open, tolerant and welcoming society. In June 2001, as a backbencher, he introduced a motion in the House of Commons to nominate Nelson Mandela as an honorary citizen of Canada, making Canada the first country to extend such an honour to this iconic champion of equality and human rights. Fast-forward to 2015, when, building on his ability to leverage Canada's global reputation as a compassionate and progressive nation, John, as the newly appointed minister of immigration, refugees and citizenship, spearheaded Canada's efforts to resettle more than 40,000 Syrian refugees in record time. The scale of the task cannot be overstated. It required mobilizing considerable government, local, private sector and community resources, and John poured his heart and soul into this noble effort. His success was our nation's success, and all of us can be proud of the way Canadians opened their homes and their hearts, as they have time and time again over the course of history, to those people fleeing war and persecution. John McCallum led that effort brilliantly. John embodied those values and led those debates. Tout au long de sa carrière, il a servi les Canadiens et les Canadiennes avec intelligence, dévouement et gentillesse. I would like to offer our sincerest condolences to his beloved wife, Nancy, and to their three boys, Andrew, Jamie and Duncan. May they find comfort in knowing the profound impact their husband and their father had on our country and his numerous friends and colleagues, myself included. His legacy will live on here in the House of Commons, in his community and in the lives of the thousands of people whom he helped to find hope and solace. Rest in peace, my friend. Thank you for your friendship and remarkable service to our country.
Traduction du Hansard: Mr. Speaker, I have the honour to rise today on behalf of the government and my Liberal caucus colleagues to pay tribute to the life of one of our former colleagues, someone you also knew well, Mr. Speaker, and one of my best friends, the late Hon. John McCallum, whose kindness, generosity and incredible sense of humour touched everyone who had the pleasure of knowing him. I will provide a brief overview of his long and distinguished career. Before entering politics, John was known as one of Canada's top economists. He started his academic career in western Canada, at the University of Manitoba, before becoming dean of the faculty of arts at McGill University, where he was at the forefront of the national unity debates that were on Canadians' minds at the time. In 1994, he left university life for the private sector where he held the position of senior vice-president and chief economist at the Royal Bank of Canada. That is where he forged a reputation as a very well-respected economist who could explain major economic trends in simple terms for the average person, a quality that helped me a great deal throughout our friendship. Après plus de cinq ans chez RBC, John a décidé, en 2000, de se lancer dans la vie publique, et il a été élu dans la circonscription de Markham—Thornhill. C'est à cette époque que je l'ai rencontré. Le hasard a voulu que nous soyons assis l'un à côté de l'autre lors de cette toute première journée à la Chambre des communes, il y a près de 25 ans. Nous sommes rapidement devenus amis, et nous avons découvert que nous avions des intérêts communs, qui ne se limitaient pas à la politique, mais qui incluaient également les vacances en famille, les parties de pêche au Nouveau‑Brunswick et les vacances à l'étranger. Je chérirai toujours ces souvenirs, et en voyant aujourd'hui Nancy, la femme de John, et leurs enfants sur la Colline du Parlement, je me suis souvenu de ces heureux moments. John McCallum est devenu ministre en janvier 2002, et j'ai ensuite été son secrétaire parlementaire à la Défense nationale, ce qui a été le point culminant de mon premier mandat à la Chambre des communes. Au cours de ces premières années, en plus de ses responsabilités ministérielles, John McCallum s'est fait connaître en défendant avec vigueur et courage des dossiers cruciaux qui ont contribué à faire du Canada une société plus ouverte, plus tolérante et plus accueillante. En juin 2001, alors qu'il était un député d'arrière-ban, il a présenté une motion à la Chambre des communes visant à nommer Nelson Mandela citoyen honoraire du Canada, qui est ainsi devenu le premier pays à accorder un tel honneur à ce champion emblématique de l'égalité et des droits de la personne. Faisons un bond jusqu'en 2015. Fort de sa capacité à tirer parti de la réputation mondiale du Canada en tant que pays compatissant et progressiste, John McCallum, qui venait d'être nommé ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, a dirigé les efforts du Canada pour réinstaller plus de 40 000 réfugiés syriens en un temps record. On ne saurait trop insister sur l'ampleur de la tâche. Il a fallu mobiliser des ressources considérables provenant du gouvernement, des collectivités locales, du secteur privé et de la communauté, et John McCallum s'est investi corps et âme dans cette noble entreprise. Son succès était celui de notre pays, et nous pouvons tous être fiers de la façon dont les Canadiens ont ouvert leurs foyers et leurs cœurs, comme ils l'ont fait à maintes reprises au cours de l'histoire, à ceux qui fuyaient la guerre et la persécution. John McCallum a mené cette entreprise avec brio. Il incarnait ces valeurs et a dirigé les débats dans ce dossier. Throughout his career, he served Canadians with intelligence, dedication and kindness. Je tiens à offrir nos plus sincères condoléances à sa tendre épouse, Nancy, ainsi qu'à leurs trois garçons, Andrew, Jamie et Duncan. Puissent-ils trouver du réconfort en sachant l’impact profond que leur mari et père a eu sur notre pays et sur ses nombreux amis et collègues, dont je suis. Son héritage se perpétuera ici, à la Chambre des communes, dans sa communauté, de même que dans la vie des milliers de personnes qu'il a aidées à trouver espoir et réconfort. Repose en paix, mon ami. Je te remercie pour ton amitié et pour les services remarquables que tu as rendus à notre pays.
Des députés du Parti conservateur, du Bloc québécois, du NPD et du Parti vert, ainsi que le Président, ont rendu hommage au regretté l'honorable John McCallum, rappelant ses carrières dans le milieu universitaire, bancaire et en service public, son rôle dans l'initiative de réinstallation des réfugiés syriens, sa nomination de Nelson Mandela à titre de citoyen honoraire du Canada, et sa gentillesse et son sens de l'humour envers ses collègues de tous les partis.
- CPC Michelle Rempel Garner
- BQ Claude DeBellefeuille
- NDP Jenny Kwan
- GP Elizabeth May
- The Speaker
Texte source
Mr. Speaker, I rise to pay tribute to John McCallum, a long-serving member of Parliament and cabinet minister. My Liberal colleague just outlined John's long and accomplished career in economics and finance, and he certainly brought that knowledge and skill set to his role in this place. I first met John when I was elected in 2011. I was young and somewhat naive, if members can believe that, but John was always kind to me, and that is something that one remembers in this place. There is a line in the Fleetwood Mac song Landslide that of late, given my advancing age, has recently started to punch me in the gut: Time makes you bolder Even children get older And I'm gettin' older, too It is hard to believe that nearly nine years have passed since I last rose in this place to pay tribute to John, who at that point had announced his retirement as a member of Parliament after a long and successful career. At the time, I noted that I was not delivering a eulogy, so finding myself doing so today is a reminder of one of the things John used to say when we routinely chatted: “Time passes quickly here, so make each day count.” That is wisdom from John that we should all take in our roles. At the time, John was the immigration minister and I was the immigration critic. I guess some things never change, John. After John retired, I realized that he had two particularly admirable qualities I think everybody in this place would do well to emulate. The first was his remarkable sense of humour. I have to say, John, if you are listening, that I deeply enjoyed sparring with you. John's wit and cleverness were eclipsed only by his gregariousness and his very good sense of humour. For example, John and I once had a rather famous sparring match in the House, wherein he implied that I should smile more. I raised the issue in a point of order, and he apologized. After the interaction, he came up to me and genuinely apologized, albeit with that signature twinkle in his eye. If anyone knew him, they knew this: There was always this little twinkle in John's eye. Feeling bold, I accepted his apology with a flourish, saying, “Thank you, Emperor Palpatine.” John paused for a moment; he roared with laughter, and he encouraged me to embrace the dark side. In that instant, all was well. That sense of humour is something that served John so well in this place, where the three-sword-length distance between the government and opposition benches can feel rather short on some days. He was always known across the aisle for his good humour, and that is something he will be remembered for. I find myself sometimes chuckling about things he would say to me, especially coming back into this role. The other admirable quality that I will remember about John was that as a minister, he respected the role of the opposition. In my experience with John, I found that he understood that in this place, and in order for democracy to work, he could not ignore his opposition critic. When we disagreed, I found that he still respected the work I had put into the file. When we sparred, he would usually take the time to tell me that he had thought about what he had brought up and would try to explain to me his position and why he felt it was more important. Oftentimes, he did try to consider where I was going, and on more than one occasion we actually managed to find common ground. He would be honest with me. He was very upfront about what he thought he could get through his caucus or where he thought I needed to bend in order to find compromise. Sometimes we found compromise and sometimes we did not, but at the end of the day, I trusted John because I knew he was coming at his work from a sense of trying to respect our democratic institutions and from a place of love and support for the people in his community. I have to say that I have sorely missed that dynamic since John left. I was spoiled as an opposition critic. I will always respect him for that. A few years ago, John and I found ourselves accidentally seated beside each other on a plane. It was funny; people were walking down the aisle and saw us seated together, and they were like, “Uh-oh”, but it was one of the best plane rides I have ever had. Many of the members share what we shared, as we are on a plane quite often. He was extremely wistful and imparted some sage words of advice. I remember this: He said, “Our lives are short. Make each day count. Spend less time on a plane and more time with your family, Michelle.” It is advice that is hard to internalize in this place. Certainly, I still struggle with it every day, but it underscores that life in public service cannot be walked alone. My deepest condolences go to Nancy, Andrew, Jamie and Duncan, and to their families, for a loss that I think a lot of people across the country felt. I also extend my gratitude to John's family for their support to John throughout his time in public office. John, may you rest in peace.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je prends la parole pour rendre hommage à John McCallum, qui a été pendant longtemps député et ministre. Mon collègue libéral vient de décrire la longue et remarquable carrière en économie et en finances de John, qui a assurément mis à profit ses connaissances et ses compétences dans l'exercice de ses fonctions à la Chambre. J'ai rencontré John pour la première fois à la suite de mon élection, en 2011. J'étais alors jeune et, si on peut le croire, un peu naïve, mais John a toujours fait preuve de bienveillance à mon endroit, et c'est le genre de chose qu'on n'oublie pas à la Chambre. Dans la chanson de Fleetwood Mac intitulée Landslide, il y a des paroles au sujet d'une réalité qui, étant donné que je ne rajeunis pas, commence à me préoccuper vivement: On prend de l'audace avec le temps On prend de l'âge, même les enfants Et moi aussi, je vieillis Il est difficile de croire que près de neuf ans se sont écoulés depuis la dernière fois que j'ai pris la parole à la Chambre pour rendre hommage à John, qui avait alors annoncé sa retraite comme député après une longue et fructueuse carrière. À l'époque, j'ai souligné que je n'étais pas en train de faire un éloge funèbre, mais devoir le faire aujourd'hui me rappelle ce que John me disait souvent lors de nos discussions: « Le temps file à toute vitesse ici, alors profite bien de chaque jour qui passe. » Nous devrions tous suivre ces sages paroles de John dans le cadre de nos fonctions. À l'époque, John était ministre de l'Immigration, et j'étais porte-parole en matière d'immigration. Je suppose que certaines choses ne changent jamais, John. Après le départ à la retraite de John, je me suis rendu compte qu'il avait deux qualités particulièrement admirables que tous les députés auraient intérêt à imiter. La première, c'était son remarquable sens de l'humour. Je dois dire, John, si vous m'entendez, que j'ai beaucoup aimé les joutes oratoires avec vous. L'esprit vif et l'intelligence de John n'ont eu d'égal que son grégarisme et son très bon sens de l'humour. Par exemple, John et moi avons déjà participé à une joute oratoire assez célèbre à la Chambre, au cours de laquelle il a laissé entendre que je devrais sourire davantage. J'ai soulevé la question dans le cadre d'un recours au Règlement, et il s'est excusé. Après cet échange, il est venu me voir pour me présenter des excuses sincères, même si c'était avec son petit œil rieur emblématique. Ceux qui le connaissaient savaient que John avait toujours un petit œil rieur. Me sentant audacieuse, j'ai accepté ses excuses en beauté en disant: « Merci, monsieur l'empereur Palpatine. » John a réfléchi un instant, puis il a éclaté de rire et m'a encouragée à accepter le côté obscur. Tout est bien qui finit bien. Ce sens de l'humour a si bien servi John à la Chambre, où l'allée entre les banquettes du gouvernement et celles l'opposition semble parfois plus étroite que trois longueurs d'épée. Son bon sens de l'humour a toujours été apprécié de l'autre côté de la Chambre, une qualité qui restera gravée dans notre mémoire. Il m'arrive de rigoler en me remémorant ses répliques, surtout depuis que j'ai repris ce rôle. Une autre des qualités admirables de John était le respect qu'il avait en tant que ministre pour le rôle de l'opposition. Au fil de mes débats avec lui en tant que porte-parole, j'ai constaté qu'il comprenait l'importance, à la fois pour la Chambre et pour la démocratie, de tenir compte de son vis-à-vis au sein de l'opposition. Quand nous étions en désaccord, je sentais son respect pour le travail que j'avais fait dans le dossier. Lors de nos échanges vigoureux, il prenait habituellement le temps de me dire qu'il avait réfléchi à ce que nous avions soulevé et de m'expliquer sa position et les raisons pour lesquelles, selon lui, son point de vue l'emportait. Souvent, il essayait de comprendre ma position, et, à plus d'une occasion, nous avons réussi à trouver un terrain d'entente. Il était honnête avec moi. Il disait franchement ce qu'il croyait pouvoir faire approuver par son caucus et là où je devais concéder pour que nous puissions parvenir à un compromis. Parfois, nous trouvions un terrain d'entente, mais pas toujours. Quoi qu'il en soit, j'avais confiance en John, car je savais qu'il faisait son travail en essayant de respecter nos institutions démocratiques et parce qu'il aimait et souhaitait appuyer les gens de sa communauté. Je dois dire que cette dynamique me manque énormément depuis son départ. Il faisait de moi une porte-parole de l'opposition choyée. Il aura toujours mon respect pour cela. Il y a quelques années, John et moi nous sommes retrouvés assis l'un à côté de l'autre dans un avion. C'était drôle; en nous apercevant ensemble, les gens qui passaient dans l'allée semblaient appréhender des tensions, mais ce fut l'un des vols les plus agréables de ma vie. Beaucoup de députés ont ce genre de relation, et nous prenons souvent l'avion. John était extrêmement mélancolique et m'a donné de sages conseils. Je me souviens qu'il a dit, notamment: « La vie est courte. Il faut faire en sorte que chaque jour compte. Michelle, tu dois passer moins de temps dans un avion et plus de temps avec ta famille. » Ce genre de conseil est difficile à intérioriser en cet endroit. Certes, j'ai du mal à le suivre au quotidien, mais cela met en évidence le fait qu'on ne peut progresser seul sur la voie de la carrière de titulaire de charge publique. Je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances à Nancy, à Andrew, à Jamie et à Duncan, ainsi qu'à leur famille. Je crois que le pays entier partage leur perte. J'aimerais également exprimer ma gratitude envers la famille de John pour avoir soutenu John tout au long de sa carrière de titulaire de charge publique. Reposez en paix, John.
Monsieur le Président, au début de la pause estivale, le 21 juin dernier, la Chambre perdait un parlementaire aguerri, un ministre influent, un économiste et un universitaire de renom, ainsi qu'un diplomate. John McCallum nous a quittés à l'âge de 75 ans. Pilier du Parti libéral sous trois premiers ministres — Jean Chrétien, Paul Martin et Justin Trudeau —, M. McCallum laisse une marque indélébile sur l'histoire récente de la politique fédérale. C'est d'abord dans sa ville natale, Montréal, qu'il se démarqua, notamment à titre de professeur à l'UQAM, puis comme doyen de la Faculté des arts de l'Université McGill. Au terme d'une carrière universitaire de près de 20 ans, au cours de laquelle il s'est totalement illustré en matière de commerce, M. McCallum a mis son expertise à l'épreuve à titre d'économiste en chef de la Banque Royale du Canada à partir de 1994. Puis, l'appel de la politique se fit entendre. Avec le soutien de Jean Chrétien, John McCallum fit son entrée par la grande porte à la Chambre des communes en l'an 2000, à titre de député de Markham, dans la banlieue nord de Toronto. Deux ans plus tard, Jean Chrétien le nommait ministre de la Défense. C'est un nouveau premier ministre, Paul Martin, qui lui confia ses prochains mandats en tant que ministre des Anciens Combattants en 2003, puis du Revenu en 2004, un poste qu'il occupa jusqu'à la défaite libérale de 2006. S'ensuit alors un long passage dans l'opposition durant lequel M. McCallum resta fidèle au poste en tant que l'un des porte‑parole clés de sa formation politique. Presque une décennie plus tard, il refit son entrée au Cabinet en tant que ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, cette fois sous Justin Trudeau. Ce dut être le comble de l'ironie de retourner au Conseil des ministres à la demande d'un nouveau patron qui n'était qu'un simple étudiant à McGill lorsque M. McCallum y était doyen. John McCallum prit sa retraite de la politique en 2017 pour devenir ambassadeur du Canada en Chine, poste qu'il occupa jusqu'en 2019 avant de devenir conseiller stratégique au privé. En tant que représentante du Bloc québécois, ce serait un euphémisme que de dire que nous avons eu des différends politiques majeurs avec M. McCallum. Fervent opposant à la souveraineté du Québec, sa contribution au débat public sur l'économie d'un Québec souverain n'a pas manqué d'en faire sourciller plusieurs. Bien que nous nous soyons trouvés souvent dans des camps adverses durant le plus grand affrontement politique de l'histoire du Québec et du Canada, nous retenons aujourd'hui de M. McCallum le souvenir d'un intellectuel affable, souriant et à la parole franche, doté d'un grand sens de l'humour, mais aussi d'un sens de l'État. Au nom du Bloc québécois, je tiens à offrir mes condoléances à son épouse, Nancy, à ses trois fils, à ses six petits-enfants, à ses proches et à la famille politique libérale. Merci, monsieur McCallum, de votre service public.
Mr. Speaker, on behalf of the NDP, I too rise to pay tribute to the late Hon. John McCallum. It has already been said in this place that he had many accomplishments. He was a recognized and respected economist; he was a recognized academic; he was a recognized parliamentarian; and of course he was a recognized diplomat. In the face of all that work and all that effort, though, before all of it, he was a son, a brother, a husband, a father, and a friend and colleague, and that is how I knew John: as a colleague in this place, as many, like me, have cited as their experience with John. Like them, in 2015, when I was first elected, John was also in this House. He was the Minister of Immigration, Refugees and Citizenship. I was the critic for the NDP, and as a newly elected member of Parliament, I was so often lost in this place. Shortly after the election, a constituent phoned me to ask for help on an immigration matter. It was actually a family who needed to come and see their dying father before they departed. In my eagerness to support them, I did not know what to do. I picked up the phone, I searched the directory and I called John's office. I left a message and I was not sure if anybody was even going to pick it up, because it was early days after the election. Lo and behold, John McCallum called me back, and he put his office and his staff onto it, even though he did not have very much staff, as he said to me. However, he put people onto it and ensured that they would do their best to support the family, and that he did. I will never forget that moment in time when a minister picked up a call and responded to a call from an opposition MP in helping their constituent. That kindness was something that I will never forget about John McCallum, that level of responsiveness that he took to the job and that respect he has shown not only to me as a colleague but more importantly to his role as the minister of immigration in respecting the needs of Canadians. That was the John McCallum I was reminded of when I heard about his passing. I then thought about his work. As he cited at the time, being the minister of immigration was a significant job, because the government was working through the Syrian refugee initiative. It was an ambitious initiative and it was a tough one to accomplish, and that he did. There were some missteps here and there and everywhere, as in all things that we try to do. John McCallum, though, took to the job with a sense of humility, I would say. He was not bragging about that work and he was also open to what he could learn and what I, as the opposition critic, could offer to help him do that job better. I offered many different suggestions, and in the Syrian refugee initiative, there were many lessons learned. One important lesson was for us to take in and utilize the knowledge of the communities of people who are new arrivals and have established themselves and have the language and cultural experience to welcome newcomers but do not really have a place in the established structure of resettlement services. I went to John and said, “Look, we should be leveraging the strength of all Canadians in this effort.” He said to me, “What do you think we should do?” I offered some suggestions, including helping these younger, newer organizations to build capacity, and for us to utilize their strength and harness their strength in the resettlement effort. That is exactly what he did. I appreciate a parliamentarian, a minister, who brings that kind of view to this place. After all, that is why we run for office. I am absolutely sure that was the reason John ran for office as well. It was to help Canadians so that we can support each other. The responsiveness of John as minister is something to be noted, but I also want to acknowledge something else. I remember when he left this place back on January 31, 2017, and he gave his final speech in Parliament. He looked back on what he felt was good, the things he accomplished, and he singled out two things in particular: “the nomination of Nelson Mandela to be an honorary citizen back in 2001 and, in particular, the Syrian refugees.” We should always remember that. Why it stood out is that it showed Canada's compassion and kindness, and it showed that Canada is different. In nominating Nelson Mandela, who is an icon of social justice, that is also what it stood for. Let me close with a quote. John McCallum said the following: what makes me really proud is not that we got the job done, although that is good, but that at a time when so many countries around the world are closing their doors to refugees, ordinary Canadians across this land have come out and have welcomed our newcomers with open hearts. That is what makes me very proud to be a Canadian. Those were the words of John McCallum in this place on his way out as a parliamentarian. For that, I honour you. I honour your work. I thank his family for his service to our community and for sharing him. Last but not least, I say let those words be a reminder of what we need to continue to do, especially during these very difficult times in the global community.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je prends aussi la parole, au nom du NPD, pour rendre hommage à l'honorable John McCallum, qui nous a quittés récemment. Ses nombreuses réalisations ont déjà été évoquées à la Chambre. John était un économiste reconnu et respecté. Il était aussi un éminent universitaire, parlementaire et, bien sûr, diplomate. Il a certes accompli beaucoup de choses, mais c'était avant tout un fils, un frère, un époux, un père, un ami et un collègue, et c'est ainsi que je l'ai connu. Il était notre collègue, comme de nombreux députés l'ont également dit en parlant de leur relation avec John. Comme eux, en 2015, lorsque j'ai été élue pour la première fois, John était également présent à la Chambre. Il était ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté. J'étais porte-parole du NPD, et, en tant que députée nouvellement élue, il m'arrivait parfois de me sentir un peu perdue. Peu après les élections, un de mes concitoyens m'a téléphoné pour me demander de l'aide au sujet d'une affaire d'immigration. Il s'agissait en fait des membres d'une famille qui avaient besoin de venir voir leur père mourant avant leur départ. Malgré mon empressement à les aider, je ne savais pas quoi faire. J'ai pris le téléphone, j'ai cherché dans l'annuaire et j'ai appelé le bureau de John. J'ai laissé un message, sans savoir si quelqu'un allait donner suite, car nous étions encore au tout début de la législature. Eh bien, ô surprise, John McCallum m'a rappelée. Il a mis son bureau et son personnel sur le coup — et ce, même s'il n'avait pas beaucoup de personnel, comme il me l'a dit — et s'est assuré qu'ils feraient de leur mieux pour aider la famille, et c'est ce qu'ils ont fait. Je n'oublierai jamais ce moment où un ministre a répondu à un appel d'une députée de l'opposition afin de venir en aide à l'un des concitoyens de cette dernière. Je n'oublierai jamais cette gentillesse de John McCallum, la sensibilité dont il faisait preuve dans son travail et le respect qu'il avait témoigné à mon égard, certes, mais aussi à l'égard de son rôle de ministre de l'Immigration et des besoins des Canadiens. C'est ce John McCallum qui m'est revenu à l'esprit lorsque j'ai appris son décès. J'ai ensuite pensé à son travail. Comme il l'a dit à l'époque, le poste de ministre de l'Immigration était important, car le gouvernement en avait plein les bras avec l'initiative pour les réfugiés syriens. Cette initiative ambitieuse était difficile à mettre en œuvre, mais il l'a fait. Il y a eu de faux pas ici et là, comme dans tout ce que nous essayons de faire. Je dirais toutefois que John McCallum a assumé ses fonctions avec humilité. Il ne se vantait pas du poste qu'il occupait et était également ouvert à ce qu'il pouvait apprendre et à ce que je pouvais lui offrir, en tant que porte-parole de l'opposition, pour mieux faire ce travail. J'ai fait de nombreuses suggestions, et nous avons tiré de nombreuses leçons de l'initiative pour les réfugiés syriens. L'une des leçons importantes que nous avons tirées, c'est que nous devons prendre en compte et utiliser les connaissances des communautés de nouveaux immigrants qui se sont établis et qui ont l'expérience linguistique et culturelle nécessaire pour accueillir les nouveaux arrivants, mais qui n'ont pas vraiment leur place dans la structure établie des services de réinstallation. Je suis allé voir John et je lui ai dit: « Écoutez, nous devrions tirer parti de la force de tous les Canadiens dans cet effort. » Il m'a demandé: « Que devrions-nous faire, selon vous? » J'ai fait quelques suggestions, notamment aider les jeunes organisations plus récentes à renforcer leurs capacités et utiliser leurs forces dans le cadre de l'effort de réinstallation. C'est exactement ce qu'il a fait. J'estime les députés, les ministres, qui présentent ce genre de point de vue à la Chambre. Après tout, c'est la raison pour laquelle nous nous lançons en politique. Je suis absolument certaine que c'est également la raison pour laquelle John l'a fait. C'était pour aider les Canadiens afin que nous puissions nous soutenir les uns les autres. La sensibilité de John à titre de ministre mérite d'être soulignée, mais je tiens aussi à mentionner autre chose. Je me souviens du moment où il a quitté la Chambre, le 31 janvier 2017, et où il a prononcé son dernier discours au Parlement. Il était heureux des choses qu'il avait accomplies, et il a parlé de deux moments en particulier: « la nomination de Nelson Mandela comme citoyen honoraire en 2001 et, surtout, les réfugiés syriens ». Nous ne devrions jamais l'oublier. Ces moments sont sortis du lot parce qu'ils ont démontré la compassion et la gentillesse du Canada et que ce pays est différent. Par la nomination de Nelson Mandela, une figure emblématique de la justice sociale, le Canada a montré qu'il prônait lui aussi cette valeur. Permettez-moi de conclure par une citation. John McCallum a déclaré: [...] ce qui me rend vraiment fier, ce n'est pas le travail que nous avons accompli, bien qu'il soit une bonne chose, mais plutôt le fait qu'à une époque où tant de pays partout dans le monde ferment leur porte aux réfugiés, les Canadiens ordinaires d'un bout à l'autre du pays les ont accueillis à bras ouverts. Voilà ce qui me rend très fier d'être Canadien. Ce sont les paroles de John McCallum alors qu'il prononçait son dernier discours à la Chambre. Par conséquent, je lui rends hommage et je salue son travail. Je remercie sa famille de l'avoir partagé avec nous pendant qu'il remplissait son devoir civique. Enfin, et surtout, ces paroles nous rappellent ce que nous devons continuer à faire, surtout en cette période très difficile sur la scène internationale.
Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi aussi de prendre la parole cet après-midi pour rendre hommage à notre collègue et cher ami John McCallum. C'était quelqu'un d'extraordinaire, un génie. Il a travaillé comme avocat, je pense, et comme professeur. C'était un universitaire et un érudit. He was not just someone who had a few degrees here and there; he was the dean of arts at a university. He was a chief economist at the Royal Bank. He did all of this and had a political career. His articles remain noted for their scholarly importance in the fields in which he practised in economics. We knew each other through a strange circumstance, I suppose. I got to know him quite well. We became friends. I can share, as the member for Vancouver East and the member for Calgary Nose Hill have said, how kind he was to people in other parties, sharing ideas and his humour. I will not digress into the circumstances of how I got to know him too deeply, but I was on a hunger strike in front of Parliament Hill in 2003 to try to get a toxic waste site cleaned up in Cape Breton. That is when I really got to know John McCallum. When I think back on it, I remember how often I tried to get him to stop smoking. Of course, he passed away from lung cancer. The reason I got to know him so well is that I was sitting in front of Parliament Hill for 17 days on a hunger strike, so the members of Parliament I got to know best were the ones who went out for smoke breaks the most often. When he left to become the ambassador to China, I told him it was good because my chances of getting him to stop smoking had gone downhill and that he could smoke anywhere in China as I did not think there were any rules against smoking. He was a man of enormous kindness. There were some people who would rush by me as I sat in front of Centre Block. By the way, it was not illegal. I got a permit from the Parliament Hill people to be able to sit right in front of the members' doors to stay on this hunger strike. John, like our colleague whom I should mention, Ralph Goodale, was really worried about my health. Not that I need to mention him, but I can say his name now because he is not here. So were quite a few members of Parliament and even members of cabinet. While I was worried about John and his smoking, he was worried about me being on a hunger strike, so he kept checking on me. It meant a great deal that he would stop, talk and check on me through this period, and we became really good friends. I appreciated his sense of humour. He would stop and we would talk about anything, because I was sitting in a good spot for stopping and having a conversation. He also tried to help to resolve the situation we were in at that point, trying to get a toxic waste site cleaned up. In the end, and that is a longer story, we did. What I want to share is with respect to his incredible thoughtfulness and kindness when at last I was here as a member of Parliament. The friendship we forged through those unusual circumstances on his smoke breaks lasted. Just as our colleague from Vancouver East said, I would go to him as the then minister of immigration, and he would unfailingly make time to listen to specific cases. I would plead with him that he not deport the person and ask if he could see his way clear to talking to his officials, because there were things there that just did not add up in the way the department had decided to handle the matter. He was patient and kind. He was willing to listen. He would try to apply his immense brain to the very specific local concerns I brought to him. I want Canadians to know that if they go to a Wikipedia page, everything that was ever controversial pops up. Let us forget all of that. Canada and every Canadian owe people in public life a debt of gratitude, and there are not many who serve as long as John McCallum. John McCallum served in the cabinets of the following former prime ministers: the Right Hon. Jean Chrétien, the Right Hon. Paul Martin and the Right Hon. Justin Trudeau. He did so with a generosity of spirit toward those of us in opposition that has rarely been matched. Yes, there is no doubt that there could be sparring, as I would say to my friend from Calgary Nose Hill. Those were good moments. However, that was with a good heart and nothing that could be considered mean-spirited. He was a kind and generous man of enormous intellect. He had a great, deep and abiding love for this country, which he lived out every day. I would say to his wife, Nancy; his children; and his six grandchildren that he has gone too soon. From the bottom of my heart, I ask the Lord to receive him into his kingdom. He was a wonderful man. We will miss him. Thank you for sharing him with us.
Traduction du Hansard: Mr. Speaker, I too am honoured to rise this afternoon to pay tribute to our colleague and dear friend, John McCallum. He was an extraordinary man, a genius. He was a lawyer, I believe, and a professor. He was an academic and a scholar. Ce n'était pas seulement quelqu'un qui avait quelques diplômes en poche; il était le doyen de la faculté des arts d'une université. Il était économiste en chef à la Banque Royale. Il a fait tout cela en plus de sa carrière politique. Ses articles savants sont toujours reconnus dans les domaines de l'économie dans lesquels il a œuvré. Nous avons fait connaissance dans des circonstances étranges, je suppose. J'ai appris à le connaître assez bien. Nous sommes devenus amis. Comme l'ont dit la députée de Vancouver‑Est et la députée de Calgary Nose Hill, je peux témoigner de sa gentillesse avec les membres des autres partis, de sa volonté de partager ses idées et de son humour. Je ne m'écarterai pas trop du sujet pour expliquer comment j'ai appris à le connaître, mais j'ai fait une grève de la faim devant la Colline du Parlement en 2003 pour tenter de faire nettoyer un lieu d'élimination de déchets toxiques au cap Breton. C'est à ce moment-là que j'ai vraiment fait la connaissance de John McCallum. Quand j'y repense, je me souviens du nombre de fois où j'ai essayé de le convaincre d'arrêter de fumer. Bien sûr, il est décédé d'un cancer du poumon. Si j'ai appris à le connaître si bien, c'est parce que j'ai fait la grève de la faim devant la Colline du Parlement pendant 17 jours. Les députés que j'ai appris à connaître sont ceux qui allaient le plus souvent faire une pause cigarette. Lorsqu'il a quitté Ottawa pour devenir ambassadeur en Chine, je lui ai dit que c'était bien parce que mes chances de le convaincre d'arrêter de fumer avaient diminué et qu'il pouvait fumer n'importe où en Chine, car je ne pensais pas qu'il y avait des règles contre le tabagisme. Il était d'une gentillesse sans bornes. Certaines personnes passaient devant moi en vitesse quand j'étais assise devant l'édifice du Centre. Soit dit en passant, je ne faisais rien d'illégal. J'avais obtenu un permis du personnel de la Colline du Parlement qui me donnait le droit de m'asseoir directement devant la porte des députés pendant ma grève de la faim. John s'inquiétait beaucoup pour ma santé, tout comme un de nos collègues, d'ailleurs. Je vais le nommer: Ralph Goodale; ce n'est pas nécessaire, mais j'ai maintenant le droit de dire son nom, puisqu'il n'est plus député. Un certain nombre de députés et même de ministres s'inquiétaient aussi pour moi. Moi, je m'inquiétais pour John parce qu'il fumait, et lui, il s'inquiétait pour moi en raison de ma grève de la faim. Il venait me voir pour s'assurer que j'allais toujours bien. J'ai été très touchée qu'il s'arrête pour me parler et vérifier que tout allait bien pendant cette période. Nous sommes devenus de très bons amis. J'aimais vraiment son sens de l'humour. Nous parlions de n'importe quoi. J'étais assise à un bon endroit où faire une pause et discuter. John a également cherché des moyens de nous aider à régler la situation dans laquelle nous nous trouvions à ce moment-là. Nous voulions faire assainir un site de déchets toxiques. Il y aurait beaucoup plus à dire à ce sujet, mais finalement, nous sommes parvenus à nos fins. Ce que je tiens à souligner, c'est la profonde gentillesse et la remarquable sollicitude qu'il m'a témoignées lorsque je suis arrivée ici en tant que députée. Même si notre amitié s'est nouée dans des circonstances plutôt inhabituelles, pendant ses pauses-cigarette, elle a perduré. Comme la députée de Vancouver-Est, je me souviens de l'époque où il était ministre de l'Immigration. Chaque fois que je l'approchais au sujet de dossiers particuliers, il prenait toujours le temps de m'écouter. Je le suppliais de ne pas expulser certaines personnes et lui demandais s’il pouvait revoir le dossier avec ses fonctionnaires, car certains éléments ne tenaient pas la route. C'était un homme patient et bon, toujours prêt à tendre l'oreille. Il cherchait à appliquer sa grande intelligence aux dossiers très précis que je lui soumettais au sujet de ma circonscription. Je veux que les Canadiens sachent que, s'ils consultent Wikipédia, ils y trouveront tout ce qui a déjà fait l'objet d'une controverse. Oublions tout cela. Le Canada et tous les Canadiens ont une dette de gratitude envers les personnes qui occupent des fonctions publiques, et rares sont celles qui servent aussi longtemps que John McCallum. Il a fait partie du cabinet des anciens premiers ministres suivants: Jean Chrétien, Paul Martin et Justin Trudeau. Il a assumé ses rôles en faisant preuve d'une générosité rarement égalée envers ceux d'entre nous qui appartiennent à l'opposition. Il pouvait évidemment y avoir des divergences, comme je le dirais à ma collègue de Calgary Nose Hill. Ce furent de bons moments. Il avait cependant bon cœur et n'a jamais fait preuve de méchanceté. C'était un homme gentil et généreux, doté d'une très grande intelligence. Il éprouvait un amour profond et indéfectible pour ce pays, et il le démontrait chaque jour. J'aimerais dire à sa femme, Nancy, à ses enfants et à ses six petits-enfants qu'il est parti trop tôt. Du fond du cœur, je demande au Seigneur de l'accueillir dans son royaume. C'était un homme merveilleux. Il nous manquera. Merci de l'avoir partagé avec nous.
Honorables collègues, c'est maintenant à mon tour de rendre hommage à notre collègue l'honorable John McCallum, professeur, économiste, banquier, parlementaire, ami. À partir de 2000, après une carrière comme banquier et ensuite comme doyen de la Faculté des arts de l'Université McGill, il s'est dévoué au service public. Comme on l'a déjà mentionné, il a été ministre dans trois gouvernements et donc responsable de plusieurs dossiers épineux: la défense nationale, les anciens combattants, le revenu, l'immigration, les réfugiés et la citoyenneté. It was in this role that we saw his many talents put to the test for the benefit of the tens of thousands of Syrian refugees who were fleeing dire circumstances in the hope of a new beginning. As many have noted, he was the mastermind behind the very complicated logistical and humanitarian challenge of bringing Syrian refugees to Canada, where they were able to start new lives. That was one of the brighter moments of our recent history, and we have our late friend to thank for helping Canada open its doors and hearts to those in need. In a world that seems always full of thorny economic challenges, John McCallum was there to provide cogent explanations. Sa vocation de professeur lui a donné la patience nécessaire pour expliquer des questions complexes. Lorsqu'il est arrivé ici, il a encore trouvé la patience de répondre à des questions difficiles. Il l'a toujours fait avec gentillesse, avec humour et avec son sourire caractéristique. Il a apporté son intelligence et son savoir à la politique tout en restant toujours accessible, ce qui est sans aucun doute la clé de son succès ici, mais aussi la clé de son succès partout. We know that John was a family man and that he will be much missed. We take this time to express our deepest condolences to all who loved him. He will always be remembered for his service to Canada. Qu'il repose en paix.
Pierre Poilievre (chef de l'opposition officielle, PCC) et Robert Morrissey (Egmont, Lib) ont rendu hommage à l'honorable Gail Shea, ancienne députée d'Egmont et première femme de l'Île-du-Prince-Édouard nommée au cabinet fédéral, décédée le 21 août. Les deux députés ont souligné sa carrière de politicienne provinciale et fédérale, ses fonctions de ministre des Pêches et des Océans et de ministre du Revenu national, son ferme appui à la chasse au loup-marin, ses racines communautaires à Skinners Pond, ainsi que sa chaleur humaine en tant que mère, grand-mère et arrière-grand-mère.
- CPC Pierre Poilievre
- Lib Robert Morrissey
Texte source
Mr. Speaker, on August 21, many of us were saddened to learn of the passing of our former colleague and long-time friend Gail Shea. At four foot five, she was a little lady who packed a big punch, and she put her fight to work on behalf of farmers, fish harvesters, workers and veterans. She was proud of her roots and her commitment to the island that gave her her upbringing, her career and of course her beloved family. In addition to being a great fighter for her people, she was a woman of incredible warmth and generosity. In fact, those who knew Gail always found out that if she learned of their presence on beloved Prince Edward Island, they would be making the obligatory and extremely enjoyable visit to her residence to enjoy seafood casserole and many other island delights. She had a generous heart, and I often turned to her for encouragement. In times of confusion and stress, I would call her to get her counsel. In the many years after she left Parliament, she continued as a mentor and friend to me. She always lifted the spirits of the people she knew. I think of my friends from Atlantic Canada. She visited my friend from Newfoundland and his community. My friends from New Brunswick would see her pop up in their community to bring her smile, her humour and often her razor-sharp intellect. There are so many stories of the kindness she showed to people in the community, all the personal details that she would remember about people's lives. I remember when I first started running for leader of the Conservative Party, she anticipated my long travels away from my family and gifted me two beautiful little teddy bears that I brought home to my kids. My daughter, who has a tendency to develop a great attachment to different kinds of objects and toys, held on to that teddy bear for days and days after I left on my subsequent trip. My wife told me that little Valentina held that teddy bear close to her heart. Gail was very proud of her Irish roots, reminding us all that there are only two types of people: those who are Irish and those who wish they were. If I walked down the hallways of the parliamentary precinct while she was preparing for question period, I could hear the beautiful sound of Gaelic music and an Irish harp echoing off the walls as she quietly prepared. Her love of music was reflected in her efforts to get the Stompin' Tom Centre inaugurated in honour of the great Canadian legend. She was also the first female cabinet minister at the federal level from Prince Edward Island, and she was very proud of that commitment. She then went on to serve as minister of fisheries and minister of national revenue. Most importantly of all, she was the MP for Egmont. She was also a provincial member of Parliament and was elected there after defeating a Liberal in a riding that had not switched blue for 40 years prior to her election. This often meant she was challenging the way things were. She was taking strong and principled stances. This meant there would occasionally be controversy. One day, when she was at a press conference, a lady walked up pretending she was about to fix a technical problem on her microphone and threw a pie in her face. Most people would have thought the press conference would end and the politician behind the mic would quickly run away and do so in shame. She simply took her hand, wiped off her face and said, “back to the business at hand”. It turned out the protester was angry because of Gail's principled support of the all-important seal hunt, but if that protester with her bad behaviour thought she was going to change Gail's mind, she said it only increased her “resolve to support the seal hunt and our northern and coastal communities that depend on the hunt for part of their annual income.” She was an iron lady, never backing down and unflappable, and was determined and resolved to stand for what she knew was right. She would serve provincially and federally, and most importantly, she would continue to do the most important job she had. There were three jobs she had, actually, that she bragged about most often: mom, grandmother and great-grandmother. Gail carried in her heart her strong faith in God and her love of the people who surrounded her. She will rightly be remembered as a great Islander and a great Canadian. I was honoured to attend the mass and funeral that Islanders put on for Gail a few weeks back. It was a celebration of life that then carried over, as all Irish funerals do, to the local Legion, where it went on into the very late hours of the night. They say of the Irish that they are the only people who cry at every wedding and laugh at every funeral, and so it was once again. On behalf of all Conservative MPs, ministers, volunteers and others who served with Gail and experienced the wonderful warmth of her personality and her faith, I wish my condolences, thoughts and prayers to the entire Shea family and to all Islanders who cherish the memory she left behind. On behalf of my family and our Conservative caucus, may she rest in peace, in the peace of God, and may her Irish eyes be smiling at us all from above.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, le 21 août dernier, beaucoup d'entre nous ont appris avec tristesse le décès de notre ancienne collègue et amie de longue date Gail Shea. À quatre pieds cinq pouces, elle était un petit bout de femme à poigne qui se battait pour les agriculteurs, les pêcheurs, les travailleurs et les anciens combattants. Elle était fière de ses racines et de son engagement envers l'île où elle avait grandi, mené sa carrière et, bien sûr, fondé sa famille. Elle n'était pas seulement une battante infatigable pour les siens, elle était aussi incroyablement chaleureuse et généreuse. En fait, ceux qui connaissaient Gail Shea savaient que, si elle avait vent de leur présence à l'Île‑du‑Prince‑Édouard, qu'elle aimait tant, ils n'échapperaient pas à la douce obligation de lui rendre visite chez elle pour déguster des fruits de mer et d'autres délices de l'île. Elle avait un cœur généreux, et je me suis souvent tourné vers elle quand j'avais besoin d'encouragements. Quand je traversais des moments de confusion et de stress, je l'appelais pour lui demander conseil. Au cours des nombreuses années qui ont suivi son départ du Parlement, elle est restée pour moi une mentore et une amie. Elle remontait toujours le moral des gens qu'elle connaissait. Je pense à mes amis du Canada atlantique, dont mon ami de Terre‑Neuve, à qui elle rendait visite. Mes amis du Nouveau‑Brunswick la voyaient aussi retontir dans leur localité avec son sourire, son humour et son esprit souvent acéré. Tellement de récits mettent en lumière sa gentillesse envers les gens et la multitude de détails qu'elle avait en mémoire à propos de leur vie. Je me souviens que, lorsque j'ai commencé ma course à la chefferie du Parti conservateur, elle a pensé aux longs voyages que je devrais faire loin de ma famille et elle m'a fait cadeau de deux magnifiques petits oursons en peluche que j'ai ramenés à la maison pour mes enfants. Ma fille, qui a tendance à s'attacher profondément à différents types d'objets et de jouets, s'est accrochée à son ourson en peluche pendant des jours et des jours quand je suis reparti en voyage. Ma femme m'a dit que la petite Valentina le tenait sur son cœur. Gail était très fière de ses racines irlandaises, nous rappelant à tous qu'il existe seulement deux catégories de gens dans le monde: ceux qui sont Irlandais et ceux qui souhaiteraient l'être. Lorsque je traversais les couloirs du Parlement pendant qu'elle se préparait pour la période des questions, je pouvais entendre les douces mélodies d'une chanson gaélique et les notes d'une harpe irlandaise résonner dans l'air. Animée par son amour de la musique, elle a contribué à l'inauguration du centre Stompin' Tom, en hommage à cette grande légende canadienne. Gail a également été la première femme de l'Île-du-Prince-Édouard à occuper un poste de ministre au fédéral, un engagement dont elle était très fière. Elle a ensuite été ministre des Pêches et ministre du Revenu national. Mais elle était par-dessus tout la députée d'Egmont. Elle avait auparavant siégé à l'Assemblée législative provinciale, où elle avait été élue après avoir défait un candidat libéral dans une circonscription qui n'avait pas voté bleu depuis 40 ans. Elle devait donc souvent remettre en cause l'ordre établi et adopter des positions de principe fermes. Cela entraînait parfois des controverses. Un jour, alors qu'elle était en conférence de presse, une dame s'est approchée d'elle en prétendant vouloir régler un problème technique avec son microphone, puis elle lui a jeté une tarte au visage. La plupart des gens se seraient attendus à ce que la conférence de presse prenne fin et à ce que la politicienne derrière le micro, remplie de honte, se sauve rapidement. Elle s'est contentée plutôt d'essuyer son visage avec sa main, puis a dit « Revenons à nos moutons ». Il se trouve que la protestataire était en colère parce que Gail appuyait en principe la très importante chasse au phoque. La protestataire, en agissant de cette façon inappropriée, croyait peut‑être faire changer d'avis à Gail. Cependant, Gail a dit que cela ne faisait qu'accroître sa « détermination à soutenir la chasse au phoque et nos collectivités nordiques et côtières qui dépendent de la chasse pour une partie de leurs revenus annuels ». C'était une dame de fer qui ne reculait jamais et qui était imperturbable. Elle était déterminée et résolue à défendre ce qu'elle savait être juste. Elle a été députée provinciale et fédérale, sans pour autant négliger le rôle qui lui tenait le plus à cœur. En fait, elle exerçait trois rôles qui la rendaient particulièrement fière: mère, grand-mère et arrière-grand-mère. Gail portait dans son cœur une foi inébranlable en Dieu et un amour profond pour les personnes qui l'entouraient. On se souviendra d'elle, à juste titre, comme d'une grande insulaire et d'une grande Canadienne. J'ai eu l'honneur d'assister à la messe et aux funérailles organisées par les habitants de l'île pour Gail il y a quelques semaines. Comme le veulent les traditions funéraires irlandaises, la célébration de sa vie s'est poursuivie à la légion locale, où elle s'est prolongée jusque tard dans la nuit. On dit des Irlandais qu'ils sont les seuls à pleurer à chaque mariage et à rire à chaque enterrement, et ce fut une fois de plus le cas. Au nom de tous les députés conservateurs, ministres, bénévoles et autres personnes qui ont travaillé avec Gail et ont pu apprécier sa personnalité chaleureuse et sa foi, je tiens à présenter mes condoléances, mes pensées et mes prières à toute la famille Shea et à tous les habitants de l'île qui chérissent le souvenir qu'elle laisse derrière elle. Au nom de ma famille et du caucus conservateur, je lui souhaite de reposer en paix, dans la paix de Dieu. Puissent ses yeux irlandais nous regarder avec bienveillance depuis là-haut.
Mr. Speaker, I rise in the House today to pay tribute, on behalf of the government caucus, to a former member of Parliament who sadly left us a few weeks ago, the Hon. Gail Shea. Politics can be challenging and it can be tough at times, but Gail was prepared to step up and put herself forward as a candidate in numerous elections. Gail, as pointed out, was a member of Parliament for the riding of Egmont, the riding I now represent. She served as a cabinet minister in the government of former prime minister Stephen Harper, and she also served in the government of the former premier of Prince Edward Island, the Hon. Pat Binns. On a personal note, I knew Gail for most of my life. We grew up in neighbouring communities, coastal fishing communities, a few kilometres from one another at a time when the fishery was not as valuable as it is today. We both attended the same high school, and our lives often revolved around the same community we called home, the town of Tignish, where, as the Leader of the Opposition referenced, her funeral service was held a few weeks ago. It is the furthermost community in the western part of our home province of Prince Edward Island. Gail was very proud of her family, and there is no question that her family was very proud of Gail. She was also deeply attached to her home community of Skinners Pond. On a lighter note, when Gail became a minister of the Government of Canada, she said in conversation that there were now two famous people from Skinners Pond, a very little community. The other person was Canadian icon musician Stompin' Tom Connors, who a lot of people would remember. Gail made it a priority of hers to get Tom Connors to choose that community to be the location of a centre that would commemorate his legacy, a very deep legacy in traditional Canadian music, and house all the artifacts attached to his distinguished career as a Canadian. Make no mistake: Stompin' Tom Connors put Canada first. Although she was not elected at the time that this particular centre came to realization, it was her vision. Since it was heavily federally funded and I had the option, I personally asked her to attend the official opening in 2017 and join me on stage to cut the ribbon to officially open the centre. She was extremely touched and appreciated the opportunity to be there. Gail's legacy will live on, both through her various accomplishments as a public representative and through her commitment to volunteerism, because after leaving politics, she immersed herself in the community on a volunteer basis. She was very involved in the local Royal Canadian Legion. These organizations will certainly miss her presence over the years. Her family, especially her five children, who I know well, Sally, Sandy, Kelly, Holly and Shawn, can be very proud of their mother and the contribution she made to our part of this wonderful country, the small part that I referenced in western Prince Edward Island. Family took precedence over every other aspect of her accomplished life, and I know her family members, children and grandchildren will miss her. The most important tribute we can give to a former parliamentarian or legislator, which I say unequivocally, is this: Her community is a better place today because of her years of service. I want to express my appreciation for the opportunity to say a few words here today on behalf of the government caucus about the life of Gail Shea, and pay tribute to a life well lived and filled with value and contributions that will have a long-lasting legacy. I will leave with this. Let us not take our health for granted. Life passes by quickly. I want to thank Gail for her contribution to Prince Edward Island and to Canada, this country we all so love.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je prends la parole à la Chambre aujourd'hui pour rendre hommage, au nom du caucus ministériel, à l'honorable Gail Shea, une ancienne députée qui nous a malheureusement quittés il y a quelques semaines. La politique peut être exigeante et parfois difficile, mais Gail a accepté de se porter candidate à de nombreuses élections. Comme cela a été souligné, elle représentait la circonscription d'Egmont, dont je suis actuellement le député. Elle a été ministre au sein du gouvernement de l'ancien premier ministre Stephen Harper et elle a également fait partie du gouvernement de l'honorable Pat Binns, ancien premier ministre de l'Île‑du‑Prince‑Édouard. Sur une note personnelle, j'ai connu Gail presque toute ma vie. Nous avons grandi dans des collectivités voisines, des collectivités côtières de pêcheurs, à quelques kilomètres l'un de l'autre, à une époque où les pêches n'avaient pas autant de valeur qu'aujourd'hui. Nous avons tous les deux fréquenté la même école secondaire, et nos vies tournaient souvent autour de Tignish, la municipalité où nous vivions tous les deux et où, comme l'a mentionné le chef de l'opposition, ses funérailles ont eu lieu il y a quelques semaines. Tignish est la plus éloignée des municipalités, dans l'Ouest de notre province, l'Île‑du‑Prince‑Édouard. Gail Shae était très fière de sa famille, et il ne fait aucun doute que sa famille le lui rendait bien. Elle était également très attachée à sa localité, Skinners Pond. Sur une note plus légère, lorsqu'elle est devenue ministre du gouvernement du Canada, elle a déclaré dans une conversation qu'il y avait désormais deux personnes célèbres originaires de Skinners Pond, une toute petite localité. L'autre personne était le musicien canadien légendaire Stompin' Tom Connors, dont beaucoup de gens se souviennent. Gail Shae s'était donné pour priorité de convaincre Tom Connors de choisir cette localité pour y installer un centre qui commémorerait son héritage très riche pour la musique traditionnelle d'ici, et qui abriterait tous les artefacts liés à la brillante carrière de cet illustre Canadien. Ne vous y trompez pas: Stompin' Tom Connors accordait la priorité au Canada. Même si Gail n'était pas députée au moment où ce centre a vu le jour, c'est elle qui en a été l'artisane. Comme la création du centre a été largement financée par le gouvernement fédéral et que j'avais le choix d'inviter Gail, je lui ai personnellement demandé d'assister à l'inauguration officielle en 2017 et de se joindre à moi sur scène pour couper le ruban. Elle a été extrêmement touchée et s'est réjouie de pouvoir être présente. L'héritage de Gail perdurera, autant par ses diverses réalisations en tant que représentante de la population que par son engagement dans le bénévolat, car après avoir quitté la politique, elle s'est investie dans la communauté à titre bénévole. Elle était très impliquée dans la filiale locale de la Légion royale canadienne. Sa présence manquera certainement à ces organisations. Sa famille, en particulier ses cinq enfants, que je connais bien, Sally, Sandy, Kelly, Holly et Shawn, ont de quoi être très fiers de leur mère et de la contribution qu'elle a apportée à notre région de ce merveilleux pays, cette petite partie de l'Ouest de l'Île‑du‑Prince‑Édouard dont j'ai parlé. La famille passait avant tout le reste dans sa vie bien remplie, et je sais que les membres de sa famille, ses enfants et ses petits-enfants vont s'ennuyer d'elle. L'hommage le plus important que nous puissions rendre à une ancienne parlementaire ou législatrice est sans l'ombre d'un doute le suivant: sa région est aujourd'hui un endroit meilleur grâce à ses années de travail comme députée. Je tiens à exprimer ma gratitude pour l'occasion qui m'est donnée aujourd'hui de dire quelques mots au nom du caucus gouvernemental sur la vie bien remplie de Gail Shea et de lui rendre hommage pour ses contributions aussi précieuses que nombreuses qui laisseront un legs durable. Je terminerai par ceci: ne tenons pas notre santé pour acquise. La vie passe vite. Je tiens à remercier Gail pour sa contribution à l'Île‑du‑Prince‑Édouard et au Canada, ce pays que nous aimons tous tant.
Alexis Deschênes (Gaspésie—Les Îles-de-la-Madeleine—Listuguj, BQ), Lori Idlout (Nunavut, NPD), Elizabeth May (Saanich—Gulf Islands, PV) et le Président ont chacun rendu hommage à l'honorable Gail Shea, la saluant comme une pionnière qui a brisé des plafonds de verre sur la scène provinciale et fédérale, une défenseure résolue de l'industrie de la chasse au loup-marin et des communautés côtières rurales, ainsi qu'une mère, grand-mère et bénévole communautaire dévouée dont l'héritage sera longtemps célébré à l'Île-du-Prince-Édouard et au Canada.
- BQ Alexis Deschênes
- NDP Lori Idlout
- GP Elizabeth May
- The Speaker
Texte source
Monsieur le Président, nous soulignons aujourd'hui la vie et la contribution de Gail Shea, ex-ministre conservatrice, mais surtout citoyenne engagée de l'Île‑du‑Prince‑Édouard, qui nous a quittés le 21 août dernier à l'âge de 66 ans. Issue d'une famille de pêcheurs de l'Ouest de son île, Mme Shea a su rassembler les gens au-delà des allégeances politiques, d'abord en se faisant élire à l'Assemblée législative de l'Île‑du‑Prince‑Édouard à partir de l'an 2000, en tant que conservatrice dans une forteresse libérale. Elle s'y démarqua jusqu'en 2007, notamment en portant les lourdes responsabilités de ministre des Transports et des Travaux publics. Puis, en 2008, un nouveau défi l'attirait loin de chez elle: la politique fédérale. Encore une fois, Gail Shea gagnait la confiance des électeurs en tant que Bleue dans le bastion rouge d'Egmont. Plus encore, elle faisait directement son entrée au sein du cabinet ministériel de Stephen Harper dans un poste névralgique pour sa région et la mienne: ministre des Pêches et des Océans. Elle fut ainsi la première femme de l'Île‑du‑Prince‑Édouard à devenir ministre. Elle demeurera au cabinet conservateur jusqu'à son départ de la politique en 2015. Mme Shea est notamment connue dans son coin de pays pour s'être tenue debout pour les régions maritimes, notamment en résistant contre des préjugés tenaces au sujet de l'industrie de la chasse au loup-marin. Ceux qui l'ont côtoyée sont unanimes, y compris ses adversaires politiques. Ils se souviennent surtout d'une femme qui n'a jamais oublié d'où elle venait ni les gens qu'elle représentait, y compris les pêcheurs. Au nom du Bloc québécois et à titre de porte-parole de ma formation politique en matière de pêches et d'océans, je tiens à offrir mes condoléances à la famille et aux proches de Gail Shea. Puissions-nous aussi, députés recrues comme moi, mais également les plus aguerris, ne jamais oublier d'où nous venons et pour qui nous travaillons.
Uqaqtittiji, I am privileged to represent Nunavut in honouring the work of the Hon. Gail Shea. I did not know Gail personally. I send my condolences to her family, her friends and, I am sure, her wide-ranging community. One of the privileges that we gain as parliamentarians is how much we learn about Canada, Canadians and the hopes and strengths we see for our future. I have learned that Gail Shea, who died on August 21, was a trailblazer in Canadian politics and that she was a devoted public servant and a proud Islander. Gail Shea's legacy will long be remembered across Prince Edward Island, Canada and abroad. I am told that Gail Shea's journey began in Skinners Pond, a small fishing community that shaped her values and her unwavering commitment to service, which included her serving as a member of the Legislative Assembly of Prince Edward Island from 2000 to 2007 and being the member of Parliament from 2008 to 2015 for the riding of Egmont. She brought those values to the legislative assembly, where she served with distinction and shattered glass ceilings as the province's first female minister of transportation and public works. Her leadership continued on the federal stage, where she made history as the first woman from Prince Edward Island appointed to the federal cabinet. As minister of fisheries and oceans, and later as minister of national revenue, she championed rural communities, stood firm for Canadian industries and always put her constituents first. Gail Shea was known for her strength, her warmth and her fierce dedication. She was a mother to five children, Sally, Kelly, Sandy, Holly and Shawn, a grandmother of 17, and a mentor to many more. Her colleagues across party lines remember her as someone who could “move a mountain” and who “never...forgot where she came from”. I have learned that Gail Shea and I have a common sense of pride for the strengths of our constituents, especially in the sealing industry. During a time when the sealing industry experienced such controversy because of lobby groups, she showed great leadership. Was I ever pleased to hear what she had to say about the sealing industry: “I can tell you that this incident actually strengthens my resolve to support the seal hunt. If this is what it takes to stand up for Canadian sealing families and this industry I'm certainly very proud to do it.” I have learned that she has remarked that this was one of the lower points in her political career, and to hear that later shows that she had great strength. This quote captures her spirit. She was unapologetically principled, deeply rooted in her community and proud to stand for what she believed in. Gail Shea's legacy is seen in our continued work, in the policies she helped shape and in the lives she impacted. She showed us that politics can be both fierce and compassionate. She showed us that leadership means listening, serving and never forgetting where we come from. May her children, who I mentioned earlier, continue to provide warm and welcoming gatherings with lots of great seafood and continue to welcome visitors to their beautiful island. I am aware that in her memorial, in lieu of flowers, they had requested, and I do suggest this as well, that donations be made to Children's Wish Foundation and Community Hospital O'Leary's palliative care wing. On behalf of the NDP, we hope she rests in peace.
Traduction du Hansard: Uqaqtittiji, j'ai le privilège de représenter Nunavut pour rendre hommage au travail de l'honorable Gail Shea. Je n'ai pas connu Mme Shea personnellement. Je présente mes condoléances à sa famille, à ses amis et à sa communauté sans doute très grande. En tant que parlementaires, nous avons le privilège d'en apprendre énormément sur le Canada, les Canadiens, et les espoirs et les forces que nous voyons pour notre avenir. J'ai appris que Gail Shea, décédée le 21 août dernier, avait été une pionnière de la politique canadienne, une fonctionnaire dévouée et une fière Prince‑Édouardienne. L'héritage de Gail Shea restera longtemps dans les mémoires à l'Île‑du‑Prince‑Édouard, au Canada et à l'étranger. On m'a dit que le parcours de Gail Shea avait commencé à Skinners Pond, un petit village de pêcheurs qui a façonné ses valeurs et son engagement indéfectible au service des autres, notamment en tant que députée à l'Assemblée législative de l'Île‑du‑Prince‑Édouard de 2000 à 2007, puis députée fédérale de la circonscription d'Egmont de 2008 à 2015. Elle a apporté ces valeurs à l'assemblée législative, où elle s'est distinguée et où elle a brisé le plafond de verre en devenant la première femme ministre des Transports et des Travaux publics de la province. Son leadership l'a suivie sur la scène fédérale, où elle est entrée dans l'histoire en devenant la première femme de l'Île‑du‑Prince‑Édouard à être nommée au Cabinet. En tant que ministre des Pêches et des Océans, puis ministre du Revenu national, elle a défendu les localités rurales, elle a fermement soutenu les industries canadiennes et elle a toujours donné la priorité à ses concitoyens. Gail Shea était connue pour sa force, sa chaleur humaine et son dévouement sans faille. Elle était mère de cinq enfants, Sally, Kelly, Sandy, Holly et Shawn, grand-mère de 17 petits-enfants et mentore pour beaucoup d'autres personnes. Ses collègues, tous partis confondus, se souviennent d'elle comme d'une personne capable de déplacer des montagnes et qui n'a jamais oublié ses origines. J'ai appris que Gail Shea et moi éprouvions la même fierté pour les forces de nos concitoyens, en particulier les chasseurs de phoques. À une époque où l'industrie de la chasse au phoque faisait l'objet d'une vive controverse provoquée par des groupes de pression, elle a fait preuve d'un grand leadership. J'ai été très heureuse d'entendre ce qu'elle avait à dire à propos de l'industrie de la chasse au phoque: « En fait, je peux vous dire que cet incident réaffirme ma détermination à soutenir la chasse au phoque. Si c'est ce qu'il faut pour défendre les familles canadiennes qui vivent de la chasse au phoque et cette industrie, je suis certainement très fière de le faire. » Elle a déclaré que cela avait été l'un des moments les plus difficiles de sa carrière politique, et le fait qu'elle ait pu dire cela plus tard témoigne de sa grande force. Cette citation reflète bien son esprit. C'était une femme de principes, profondément attachée à sa collectivité et qui défendait ses convictions avec fierté. Le legs de Gail Shea se reflète dans le travail que nous accomplissons aujourd'hui, dans les politiques qu'elle a contribué à façonner et dans les vies qu'elle a touchées. Elle nous a montré qu'en politique, on peut se battre avec ardeur tout en faisant preuve de compassion. Elle nous a montré que le leadership, c'est écouter et servir les autres sans jamais oublier d'où on vient. J'espère que ses enfants, dont j'ai parlé plus tôt, continueront d'organiser des rencontres chaleureuses avec beaucoup de délicieux fruits de mer et d'accueillir des visiteurs dans leur magnifique île. Je sais qu'au lieu d'offrir des fleurs pour ses funérailles, on a demandé — et je le suggère également — de faire des dons à la Fondation Rêves d'enfants et au service de soins palliatifs de l'hôpital communautaire O'Leary. Au nom du NPD, nous lui souhaitons de reposer en paix.
Mr. Speaker, I thank all the previous speakers. I knew Gail Shea. Of the people we have paid tribute to today, though I knew them all, it was only with Gail Shea that I served at the same time in an overlapping period. She was always a great person to visit with, to have fun with and to chat with. She was certainly formidable. It has already been noted that she was a trailblazer. I want to mention, of course, one aspect of her political success. Coming from the Maritimes myself, I know this was the case, or I am pretty sure it was, but Prince Edward Islanders can correct me if I have this wrong. As far as I can tell, in the years that I have known Prince Edward Islanders of different parties in politics, there had never been a time when a Prince Edward Island MP got elected to Parliament, joined a federal cabinet and then survived the next election. There tended to be a bit of a tradition of defeating anybody who ended up in cabinet. I am looking over at some of my friends here, and I cannot say their names out loud, to see if I got that wrong, but I think she was the very first. We know she was the first federal minister woman to enter any cabinet from Prince Edward Island in this country. She served at the provincial level, and she served in the cabinet of Stephen Harper. She survived to run again and get re-elected. She was, as we know, someone of great energy, good humour and a very big heart to welcome all. I think of what it must have been like for her that, in 2021, she lost her dear husband Russell. The two of them had 45 years of marriage. I still think she died very young at 66. They had 45 years of marriage and five children. That is a rich life before we count the number of successes she experienced in politics, the number of times she was elected, and the numbers of times and the different ways in which she served. One of my favourite memories, and I cannot remember why it was, but of course this is Canada, so we were sitting with each other on an airplane. She was Irish and both of us were Christian. I said that reminded me that I had known a friend, an Irish small child, when I was a small child. This friend had misunderstood, “Surely goodness and mercy shall follow me all the days of my life”. I told Gail that this friend had thought all through her childhood that it was actually, “Surely, good Mrs. Murphy shall follow me all the days of my life”. Being that the child was Irish, it seemed to fit, and Gail loved that. There was something about Gail that one could imagine her as good Mrs. Murphy following us all the days of our lives. She was kind-hearted, hard-working and dedicated, and someone who was an inspiration to know. She showed that life after politics as a grandmother can be a whole lot better than life in politics. The leader of the official opposition mentioned that he was at the funeral. How many people have 29 honorary pallbearers, including a former prime minister and former colleagues? She will be missed. It is appropriate that today we take the time to honour her memory, thank her for her service, and thank her family and Skinners Pond for sharing her with Canada.
Traduction du Hansard: Monsieur le Président, je remercie tous les intervenants précédents. Je connaissais Gail Shea. Parmi les personnes à qui nous avons rendu hommage aujourd'hui, même si je les connaissais toutes, ce n'est qu'avec Gail Shea que j'ai siégé. C'était toujours un bonheur de lui rendre visite pour discuter avec elle et avoir du plaisir. Elle était assurément plus grande que nature. On a déjà souligné que c'était une pionnière. Je tiens à mentionner, bien sûr, un aspect de son succès politique. Étant moi-même originaire des Maritimes, il y a une chose que je sais — ou du moins dont je suis à peu près certaine, mais les Prince‑Édouardiens me corrigeront si je me trompe. Pour autant que je sache, au cours des années où j'ai connu des Prince‑Édouardiens de différents partis politiques, il n'était jamais arrivé qu'un député de l'Île‑du‑Prince‑Édouard soit élu au Parlement, se joigne à un Cabinet fédéral et soit réélu aux élections suivantes. La tradition voulait que les électeurs défassent quiconque faisait partie du Cabinet. Je consulte du regard certains de mes amis ici — et je ne peux pas dire leur nom à voix haute — pour voir si je me trompe, mais je pense qu'elle a été la première. Nous savons qu'elle a été la première femme originaire de l'Île‑du‑Prince‑Édouard a occuper les fonctions de ministre fédérale, tous les gouvernements confondus. Elle a été députée provinciale et membre du Cabinet de Stephen Harper. Elle s'est présentée à nouveau aux élections générales et elle a réussi l'exploit d'être réélue. Comme nous le savons, elle était pleine d'énergie, joviale et très chaleureuse, comme en témoigne sa grande hospitalité. Je ne peux m'imaginer la période difficile qu'elle a traversé quand Russell, son cher époux, est décédé en 2021. Ils avaient célébré 45 ans de mariage. Je persiste à dire que nous quitter à 66 ans, c'est trop tôt. De leur longue union sont nés cinq enfants. C'est déjà en soi une vie riche, sans compter ses réussites dans la sphère politique, notamment le nombre de fois où elle a été élue et les nombreuses fonctions qu'elle a occupées au fil des ans. Puisqu'on vit au Canada, on s'est déjà retrouvées assises l'une à côté de l'autre dans un avion. Elle était irlandaise et nous étions toutes les deux chrétiennes. Je lui ai dit que, lorsque j'étais enfant, j'avais une amie irlandaise. Cette amie avait mal compris le passage « Surely goodness and mercy shall follow me all the days of my life » dans la Bible en anglais — c'est-à-dire, en français, « Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie. » J'ai dit à Gail que cette amie avait pensé toute son enfance que c'était en fait « Surely good Mrs. Murphy shall follow me all the days of my life », c'est-à-dire « Oui, la bonne Mme Murphy m'accompagnera tous les jours de ma vie. » Étant donné qu'elle était Irlandaise, cela semblait logique. Gail a adoré cette anecdote. Il y avait quelque chose chez Gail qui faisait qu'on pouvait l'imaginer être cette bonne Mme Murphy qui nous accompagnerait tous les jours de notre vie. Elle avait un grand cœur, elle travaillait fort, elle était dévouée, et c'était une source d'inspiration. Elle a démontré que la vie après la politique, lorsqu'on est grand-mère, peut être bien meilleure que la vie politique. Le chef de l'opposition officielle a mentionné qu'il était aux funérailles. Quand voit-on 29 personnes porter le cercueil d'un défunt, dont un ancien premier ministre et d'anciens collègues? Elle nous manquera. Il convient qu'aujourd'hui nous prenions le temps d'honorer sa mémoire, de la remercier de son service et de remercier sa famille et la localité de Skinners Pond de l'avoir partagée avec le Canada.
Honorables collègues, j'aimerais moi aussi prendre un moment pour dire quelques mots à propos de notre amie l'honorable Gail Shea. Gail Shea entered federal politics the way many politicians do, at the provincial level, serving in the Legislative Assembly of Prince Edward Island from 2000 to 2007, where she served as minister of community and cultural affairs and the minister of status of women, as well as minister of transportation and public works. Indeed, she was the first woman minister of transportation of her province. Here in this place, she represented the riding of Egmont, as we know, between 2008 and 2015. Elle était aussi ministre des Pêches et des Océans, ministre du Revenu national et ministre de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique. Encore une fois, elle a brisé un plafond de verre en étant la première femme de l'Île‑du‑Prince‑Édouard nommée au Cabinet fédéral. I remember her during question period answering questions. Yes, she gave answers in her own down-to-earth and sincere manner. Elle a toujours accordé une importance primordiale aux préoccupations de ses électeurs, en particulier celles des communautés rurales confrontées à des problèmes liés à l'agriculture et à la pêche. Grâce à son amour pour sa famille, sa communauté et son pays, elle dégageait une amabilité et une ouverture d'esprit que le monde entier associe à sa province et à sa région. Her heart and home were always open to her large family and circle of friends, which was very large indeed, as she connected with everyone she met. She was a friend and fan of the legendary folk hero Stompin' Tom Connors, who also hailed, as we know, from Skinners Pond. Both Islanders shared a love of country and an appreciation of the towns and people who make Canada unique. Nos pensées vont aux membres de sa famille et aux nombreux amis de l'honorable Gail Shea. Qu'elle repose en paix, sachant que les Canadiennes et les Canadiens lui sont reconnaissants pour son dévouement à sa communauté, sa province et son pays.